On reprend Cinq cents connards sur la ligne de départ (Renaud Séchan).
Et au-dessus des cinq cents cons,
Un hélico,
Un appareil qui tourne en rond
Fait des photos.
À bord se trouve Thierry Sabine,
Qui organise
Un rallye dans les dunes fines
-- on s'éternise.
Et dans les dunes de sable fin,
Il réussit :
Il est parti avant les siens...
Le voulait-il ?
Et il nous reste ses chansons
Que jamais les vents de sable
n'enterront.
Et aujourd'hui c'est pareil,
Ici ou là
Pour l'Aziza quand elle s'éveille :
L'est mort là-bas.
Quittant l'aile de cet hélico
Pour celle du vent,
Et laissant là ses pompes à eau
Pour les enfants.
Thierry Sabine est mort là-bas,
Et à sa place,
Hubert Auriol le remplaça
Et prit sa trace.
Mais toi sacré pauvre Daniel,
Vide est ta place :
Il manque toujours à l'appel,
Çui qui t'remplace.
Les cimetières sont pleins de gens
Irremplaçables ;
Cette vérité, hélas, se sent,
Et implacable,
Nous rappelle que les grandes gueules
Intelligentes
Se trouvent comme aiguilles dans meule,
Et on en manque.
Et comme j'ai souvent un peu peur
Des mots plus forts,
Je dirai juste, tout en douceur,
Que Daniel... Dort.