29 août 2010

Transformers

herisson26 à 22:18 — Filed under: Cinéma et télé,trollPas de commentaire

de Michael Bay, 2007, O

— Bon, alors là, pas de doute : c’est le meilleur Michael Bay.

— Euh, meilleur meilleur, ou meilleur dans le genre « dans le pire, c’est moi le meilleur » ?

— Ben, on parle de Michael Bay, là…

— Ah ouais, d’accord. Mais… C’est pas possible. Ça peut pas être « meilleur » que Armageddon ou que le début de Pearl Harbor ?

— Si, si. Je t’assure, il s’est surpassé. Y’aurait peut-être eu moyen de creuser encore un peu en prenant Steven Seagall et Brendan Fraser au casting, mais c’est même pas sûr.

28 août 2010

Un peu de ménage

herisson26 à 20:33 — Filed under: En vracPas de commentaire

J’ai viré quelques dizaines d’utilisateurs. Normalement, rien que du spam. Si toutefois j’avais viré un compte utile à un être humain, n’hésitez pas à le recréer — et à le signaler par courriel ou commentaire à ce billet, histoire d’éviter que ça se reproduise.

La pub pirate

herisson26 à 19:53 — Filed under: Air du temps,Insolite,Pire que de la pubUn commentaire

Y’avait longtemps que je l’avais pas vue, mais elle est passée au cinoche tout à l’heure et du coup, voilà : cette pub, franchement, elle vous rappelle pas quelque chose ?

Vous, je sais pas, mais moi, je préfère largement ma chute. ^^

Le bruit des glaçons

herisson26 à 18:48 — Filed under: Cinéma et télé,moyenPas de commentaire

de Bertrand Blier, 2009, **

81 % de recommandation pour ça… Décidément, Allociné est à côté de ses pompes. Oo

L’idée, le dialogue entre un homme blasé et dépressif et son cancer venu faire connaissance, a un potentiel gigantesque. Les acteurs, Dujardin et Dupontel en tête, également. Les dialogues, pour leur part, sont excellents.

Alors quoi ? Pourquoi ça marche pas ?

Parce que Blier nous fait régulièrement du théâtre au lieu de cinéma. Cherchez pas plus loin : c’est le défaut majeur de ce film. C’est du coup mou et lourdingue alors que le sujet méritait un traitement tout en finesse et en élégance. Un film sur la dépression, la solitude, la maladie, qui se transforme en vaudeville hors-sujet pendant cinq minutes tous les quarts d’heure et dont le montage tourne rapidement au soporifique, c’est vraiment dommage.

Le voyage extraordinaire de Samy

herisson26 à 18:42 — Filed under: Cinéma et télé,moyenPas de commentaire

de Ben Stassen, 2009, **

Extraordinaire ? Boaf. Anthropomorphique à mort comme tous les trucs de ce genre, c’est surtout niais et prévisible jusqu’au dernier rebondissement. Le gentil crabe, le gentil requin et le gentil poulpe (trois prédateurs naturels des tortues vertes fraîchement écloses) sont ridicules, et une tortue luth qui parle de sa carapace, ah, ah, je me gausse. Et puis, tant qu’à envoyer une tortue dans les eaux froides, il eût été de bon ton d’utiliser une luth plutôt qu’une verte : celle-là est à la limite de l’homéothermie et se trouve jusqu’en mer baltique, alors que celle-ci reste dans les eaux tropicales sous peine de crever de froid.

C’est donc des petits détails mal fichus comme ça, et un scenario qui sous-exploite totalement certains éléments (y’a un pétrolier qui coule, okay, et puis ?), qui finissent par agacer. Et une musique souvent envahissante et chiante, aussi. Mais globalement, la trame pour niaiseuse qu’elle soit est raisonnablement ficelée, l’animation est réussie (sans atteindre les sommets de Pixar, notamment sur les fourrures, c’est d’un bon niveau) et le montage est soigné. Bref, pourquoi pas… mais pourquoi ?

27 août 2010

Week-end !

herisson26 à 22:27 — Filed under: En vracUn commentaire

Pour ceux qui se demanderaient pourquoi y’a pas eu, contrairement à d’habitude, un seul billet mercredi, la raison est simple : j’ai bossé mercredi.

Et jeudi aussi.

Et ça va devenir une habitude.

Objectifs : gagner du temps pour faire des trucs (j’ai par exemple pu consacrer mon mercredi à l’édition et la rédaction d’un article pour Focus qui traînait depuis bien trop longtemps), me synchroniser avec les gens de mon entourage, ne plus râler contre ceux qui me souhaitaient un bon week-end le vendredi soir.

Contrepartie logique : ce soir commence mon premier vrai week-end (ie : je suis ni au chômage ni en vacances) depuis… 2006, quand j’ai commencé à prendre mon poste le dimanche pour accueillir les internes.

Contrepartie moins logique : j’ai un truc immonde que Lorie prétendait chanter il y a quelques années dans la tête. Si je la croise, je la bute.

Bon week-end à tous.

Sauf bien sûr aux journalistes, chauffeurs de bus, traminots, machinistes, pilotes, contrôleurs aériens, projectionnistes, réceptionnistes, serveurs, techniciens, dealers, agents de la force publique, concierges, secouristes, médecins, pompiers, prostituées, attachés de presse en voyage de presse, bref, à tous les travailleurs du dimanche que j’ai honteusement plaqués pour reprendre le rythme considéré comme naturel par leurs lecteurs, clients, patients et autres, mais que je n’oublierai pas pour autant.

22 août 2010

Kung-fu kid

herisson26 à 17:38 — Filed under: Cinéma et télé,dépasse les espoirsPas de commentaire

de Harald Zwart, 2010, ****

Deux notes pour commencer :

1– ce film est distribué sous le titre Karate kid, mais comme il ne parle pas une seconde de karate (le mot est bien prononcé une fois, mais il est immédiatement rappelé que c’est à contre-emploi), je ne l’appellerai pas comme ça ;

2– à son habitude, Allociné chie dans la colle. Extrait du résumé : « Mr Han, professeur de Karaté à la retraite, embauché par les Parker comme chauffeur et assistant ». a) « Monsieur » s’abrège en « M. » en français, Mr, c’est « Mister » et c’est de l’anglais. b) Il n’enseigne pas le karate, pour les raisons déjà évoquées, mais le kung-fu. c) Il n’est pas prof à la retraite et n’a jamais enseigné. d) Il n’est pas embauché par les Parker, parce que « les Parker » n’existent pas (Mme Parker est veuve). e) Il n’est pas embauché par Mme Parker, mais par la résidence où elle loge avec son fils. f) Il n’est pas chauffeur et assistant, mais homme d’entretien.

Six conneries en une demi-phrase, c’est de l’art. Le point f) est particulièrement impardonnable, puisqu’un des éléments essentiels de l’intrigue est qu’il ne conduit pas.

Bien, passons au film…

L’histoire en elle-même est vue est revue : la première partie, c’est Luke débarquant dans les marais pour de Yoda le padawan être ; la deuxième partie, c’est un match de Tekken.  Autrement dit, on évitera de s’appesantir sur la trame globale, qui n’a pas besoin de grand-chose pour céder.

Pourtant, le film fonctionne. Non par son histoire, mais par ses à-côtés : le contre-emploi de Jackie Chan est proprement excellent — rappelez-vous : pour être un bon comédien, il faut être un bon tragédien —, Jaden Smith assure au point qu’il ne faut que quelques minutes pour oublier qui il est et cesser de remarquer les tics piqués à son pôpa (un certain Will, qui a joué un petit boxeur américain y’a quelques années)… Et mine de rien, le film est largement plus réaliste que pas mal de trucs, simplement parce que la plupart du temps les acteurs font vraiment ce qu’ils sont censés faire : je sais pas si Wen Wen Han est réellement violoniste virtuose ou si le morceau est pré-enregistré, mais en tout cas elle bouge les doigts dans le bon sens au bon moment. La relation entre Mei Yin et Dre est mimi, souvent marrante et plutôt bien ficelée, et la façon dont Dre se fait fermer sa grande gueule au début du film est un vrai bonheur. Et puis, les Chinois sont Chinois. Ça peut paraître évident, mais dans un film (partiellement il est vrai) américain, c’est inhabituel.

Bon, y’a quand même un truc qu’un photographe ne peut pas rater : un coup donné trente centimètres devant un visage, que l’écrasement des plans dû au téléobjectif fait passer pour un direct. Mais je suppose que la production n’avait pas un grand quota d’acteurs à casser.

La réalisation fait son boulot sans histoire et le photographe (Roger Pratt, qui avait fait Troy, film dont il n’y a bien que la photographie que je n’ai pas critiquée, L’armée des douze singes et le premier Batman notamment) se fait vraiment plaisir avec quelques plans sublimes.

Au final, c’est donc vraiment une bonne surprise, dont on ne regrettera que le trop long tournoi final avec musique à gogo, et le happy end survendu qui aurait mérité bien plus de sobriété.

21 août 2010

Argh.

Y’a des jours comme ça, on touche un appareil photo, on regarde la dernière image enregistrée sur l’écran — un auto-portrait à la va-vite — et on se rend compte que les pixels sont gros comme le pouce. On montre le truc à la personne derrière soi en demandant : « tu remarques rien ? »

Et là, on entend…

« Tiens, t’avais un pull vert ! »

C’était l’anecdote du jour. Laissez-moi une minute, je ramasse ma mâchoire sur le carrelage. Oo

19 août 2010

Cleveland contre Wall Street

herisson26 à 21:04 — Filed under: Cinéma et télé,fréquentablePas de commentaire

de Jean-Stephane Bron, 2010, ***

La ville de Cleveland, Ohio, a eu il y a deux ans une idée amusante : poursuivre en justice vingt-et-une banques, responsables selon elle des millions de dollars annuels que la municipalité a dû dépenser pour gérer la délinquance et l’insalubrité dans les quartiers dévastés par la crise des subprimes. Le procès n’a pas encore eu lieu et les poursuites risquent de ne jamais aboutir, mais le cinéma offre une échappatoire : avec de vrais juges, de vrais avocats, des jurés sélectionnés parmi la population et les témoins et représentants qui ont accepté de jouer le jeu, il a été reconstitué.

Première partie chiante et larmoyante avec des gens peu éduqués qui expliquent comment un type en costard est arrivé chez eux et leur a expliqué qu’ils pouvaient avoir un crédit hypothécaire pour acheter une maison au-dessus de leurs moyens, pourquoi ils lui ont fait confiance et comment ils se sont retrouvés à la rue avec des traites impayables.

Deuxième partie bien plus intéressante, quand le procès remonte l’enchaînement des événements et des responsabilités pour voir dans quelle mesure les banques sont responsables de la situation pourrave de Cleveland. Ici, ça cause finance et faut parfois s’accrocher, mais ça devient un vrai documentaire qui explique bien comment le système des crédits subprimes s’est étendu, sur quelle base éthique il repose et comment l’effondrement était non seulement prévisible, mais logique et inévitable.

Dans l’ensemble, un film à voir impérativement, mais plus pour le document que pour le cinéma…

The expendables

herisson26 à 20:50 — Filed under: Cinéma et télé,fréquentablePas de commentaire

de Sylvester Stallone, 2010, ***

Austin, Couture, Li, Lundgren, Rourke, Schwarzenegger, Stallone, Statham, Willis. Ah oui, y’a du muscle… C’est sans doute la plus belle brochette de bad ass réunies depuis Les douze salopards, et le commando réuni par Tarantino l’an passé paraît bien faiblard en comparaison. Là, niveau tour de bras (et iconographie Harley-Davidson), les membres du Club de Litteul Kevin sont écrasés…

Alors, chacun fait un peu son numéro : c’est un film de vieux cabots heureux de se retrouver. Chacun joue avec ses habitudes… et ses travers passés, on imaginera volontiers que les vannes qui fusent entre Ross, Yang et Jensen peuvent avoir traîné entre Stallone, Li et Lundgren ; cet aspect-là est souvent très marrant et, pour ceux qui comme moi ont vu pas mal de films d’action américains ces vingt dernières années, ça donne un peu l’impression de retrouver une bande de vieux potes pour s’en jeter un après le bureau.

L’histoire, elle, n’est au fond qu’un prétexte pour permettre ces joyeuses retrouvailles. Du coup, le scénaristes n’est certainement pas celui de l’équipe qui a touché le plus gros salaire, ou alors c’est injuste. En gros : une troupe de mercenaires bien teigneux est envoyée par la CIA dégommer un chef d’État sud-Américain ; mais il s’avère que celui-ci n’est qu’un pion, et que sa fille est trop jolie, et que l’homme à abattre en vrai est un ancien de l’agence. Après, poum poum, paf, pan pan, boum, tout ça.

Musique un peu forte, scènes d’action parfois modérément lisibles à force d’effets de vitesse, mais action à revendre et humour de vieille garde sont là. Alors voilà, c’est peut-être pas un grand film, mais c’est bougrement sympa pour les amateurs.

Et puis, pour les fanas de vieux n’avions, un Grumman Albatross dans son jus filmé sous tous les angles, ça se refuse pas.

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