27 décembre 2009

Entrée 3

herisson26 à 17:12 — Filed under: Murtaugh's listPas de commentaire

Jouer à chat à skis avec Ghusse.

24 décembre 2009

Marrant

herisson26 à 15:37 — Filed under: Insolite,Photo2 commentaires

particularites

Shooté hier midi au départ de la gare de Lyon.

Si même la SNCF estime que pour un train, être « à l’heure » est une particularité… ^_^

17 décembre 2009

Gamines

herisson26 à 20:35 — Filed under: Cinéma et télé,dépasse les espoirsPas de commentaire

de Eleonore Faucher, 2009, ****

L’aînée se prend pour la mère, la benjamine est la petite fille dont on se sert s’il faut un appui et que l’on protège des mauvais coups. Au milieu, la cadette dépare : dans son physique, car elle est la seule blonde de sa nombreuse famille de ritals, et dans son comportement, puisqu’elle est le garçon de la famille — autonome, fouteuse de merde, « artiste » selon son oncle. Bref, parce qu’elle ressemble à son père, un peintre Français quitté dont il convient de ne jamais rappeler l’existence à quiconque.

C’est curieux, mais il y a des gens qui savent filmer des histoires banales, et d’autres non. Certains mettent en valeur la vacuité d’une existence ordinaire en transformant le visionnement de leur œuvre en chemin de croix, tandis que d’autres savent souligner des petits détails, des touches discrètes d’humanité, les minuscules plaisirs et douleurs de la vie. Dans le cas d’Eleonore Faucher, qui adapte ici un roman de Sylvie Testud, ça marche à fond.

D’une part, parce que les actrices sont parfaites, tour à tour donneuses de leçons, caractérielles, émouvantes et trognon. D’autre part, parce que l’histoire est particulièrement bien construite, autour de petites touches impressionnistes — et le premier trait préfigure déjà l’ensemble du tableau —, sans culculterie exagérée, la toile tenant par l’omniabsente image du père. Enfin, parce que les détails et dialogues tombent à chaque fois comme il convient, justes et vrais.

On peut regretter un passage à vide final, à l’âge adulte, où justement cette finesse gracieuse laisse la place à un dialogue un peu lourd à digérer, et où le casting est moins évident (si la ressemblance entre Sylvie Testud et Zoé Duthion saute aux yeux, on confondra facilement aînée et benjamine, jouées par des actrices sensiblement du même âge et n’ayant pas particulièrement d’air de famille avec l’incarnation enfantine de leurs personnages). Un peu dommage, mais il s’agit là de dix minutes d’un film d’une heure trois quarts ; on ne lui en tiendra pas trop rigueur, le reste étant tout simplement adorable (cherchez pas, c’est la première fois que j’utilise ce mot dans une critique de film).

Attente postée

herisson26 à 16:24 — Filed under: Coups de sang,Insolite2 commentaires

colis

Simple supposition. Imaginons que Coliposte.net vous dise ça pour un colis attendu depuis trois jours.

Ne le croyez pas.

1) « Votre » bureau de poste n’est pas forcément celui où votre colis doit arriver. Si vous habitez boulevard de Charonne, à 300 m du bureau de poste d’Avron, vous allez bêtement penser qu’il s’agit de « votre » bureau de poste ; ben non, vous dépendez de celui des Pyrénées, à un kilomètre à l’ouest.

2) Malgré le message qui vous invite à vous pointer, et au délai de 36 heures écoulé (hier, j’avais une conférence le matin et Avatar l’après-midi), il est inutile de vous rendre au bureau des Pyrénées : le colis est en transit du côté du central parisien.

Ah, et inutile d’espérer laisser un mot au facteur pour que le colis, s’il le reçoit à livrer demain, ne soit présenté que samedi. Vous aurez probablement droit à un joli mot demain soir dans votre boîte aux lettres vous invitant à refaire le trajet.

Je pense qu’UPS ou Federal Express risquent de se charger de mes prochaines livraisons. Eux, non seulement ils vous trouvent même à Val Maravel ousqu’il y a ni rues baptisées ni numéros — ils ont des livreurs suffisamment démerdards, qui peuvent demander leur chemin aux autochtones ou passer un coup de fil —, mais en plus on peut les appeler le jeudi soir pour leur dire de livrer ailleurs le vendredi matin.

J’aime mon service public, j’y suis attaché, mais comme tout gros con libéral j’aime bien avoir mes colis en temps et en heure, surtout quand on me dit que j’ai plus qu’à passer les retirer.

Hallelujah

herisson26 à 10:07 — Filed under: Air du temps,Musique,PhotoUn commentaire

L9999480

Enfin un peu de beau temps dans ce pays !

(Pour changer, je vous la mets par Jeff, il se démerde pas trop mal pour chanter du Leonard.)

16 décembre 2009

Avatar

herisson26 à 21:29 — Filed under: Cinéma et télé,ahurissant3 commentaires

chef-d’œuvre de James Cameron, 2009

Ancien marine paraplégique, il a l’occasion de reprendre du service à la mort de son frère jumeau, un scientifique travaillant sur l’exoplanète Pandora. En effet, celui-ci faisait partie du programme Avatar, permettant à un humain de posséder (au sens religieux du terme) un corps de Na’vi, espèce humanoïde autochtone, via une technologie génique. Comme d’autres pilotes d’avatars, il doit donc établir le contact avec les indigènes, gagner leur confiance et les convaincre de laisser les Terriens démolir leurs lieux de vie, malencontreusement placés sur un stock de minerai.

Mais une fois sur place, il ne découvre pas seulement le plaisir renouvelé de marcher et courir : son infiltration va lui permettre de s’ouvrir à la culture des Na’vi et, surtout, de découvrir que toute la vie animale et végétale de Pandora est interconnectée : les plantes forment un immense réseau de nerfs et de synapses et les animaux —Na’vi compris, qui dirigent ainsi leurs « chevaux » et leurs « dragons » — disposent d’un port de communication avec ce réseau.

C’est paradoxal, mais mon sentiment est que l’essentielle faiblesse d’Avatar est… son manque d’originalité. Oui, je sais, tout le monde applaudit l’inventivité magistrale dont James a fait preuve sur ce coup. Et je peux pas leur donner tort, j’y reviendrai plus loin. Mais fondamentalement, Avatar est la reprise extra-terrestre d’un thème déjà vu : le choc d’une culture guerrière d’invasion et d’exploitation placée face à une culture autochtone vivant en symbiose avec une nature luxuriante. Autrement dit, Avatar, c’est la guerre du Golfe, le Mensonges d’État de Sir Ridley, Bételgeuse et Antarès de Léo, Nausicaä de la vallée du vent de Hayao, et surtout très profondément le Danse avec les loups de Kevin.

Reste tout de même une nouveauté, pas intrinsèque (cf. tous les forums Internet) mais inédite à ma connaissance dans le genre : la représentation à distance par le biais d’un avatar. Jake, notre bon marine, est soigneusement calfeutré à l’abri, loin du terrain d’opération, et opère à travers un corps qui n’est pas le sien.

D’où une question fondamentale sur la réalité virtuelle : quand perd-on pied, quand le monde admis comme réel (où l’on traîne dans un fauteuil roulant, entre une scientifique acariâtre¹ et un colonel des marines) se dissout-il pour ressembler plus à un rêve que le monde dans lequel on est projeté ?

Au-delà, si le monde d’emprunt — Pandora, Second life, Le Grand Forum ou l’intégrale de Jeremiah, à vous de voir — devient plus important que le monde imposé par notre naissance, on fait quoi ? Quand arrête-t-on d’être un soldat en infiltration chez les péquenots pour devenir un homme qui s’entoure de ceux qu’il aime ?

Et lorsque Jake va se lier à Neytiri, une charmante Na’vi caractérielle, la traditionnelle affaire du lieutenant Dunbar et Dressée avec le poing, ou de Buddy Longway et Chinook, ou encore de John Smith et Pocahontas² (là aussi, y’a une référence assez évidente) devient ainsi le terreau d’une évolution du personnage central, pour qui le monde réel devient accessoire tandis que le monde virtuel devient solide, palpable et hospitalier.

L’autre petite faiblesse d’Avatar, c’est la technique.

On sait que James aime les effets spéciaux et sait s’en servir. Terminator, Le jugement dernier, Aliens et surtout l’inoubliable Abyss, c’était déjà lui. Et il a répété à qui voulait l’entendre que le script d’Avatar était prêt depuis quinze ans, mais qu’il attendait que la technique lui permette de faire ce qu’il voulait.

On le comprend : il voulait un rendu photo-réaliste de trucs pas simples à gérer, filmer des personnages en stéréoscopie avec une qualité irréprochable et les intégrer de manière totalement transparente dans un environnement complexe, et surtout il avait absolument besoin de capture de mouvement non seulement pour des corps, mais pour des visages.

Au premier coup d’œil, on est un peu déçu : la scène d’introduction passe moyennement.

La stéréoscopie a des limites : lors de l’affichage de trucs très proches, le cerveau du spectateur peut « décrocher », détecter l’incohérence entre distance de mise au point et orientation des globes oculaires ou un truc du genre, et refuser l’assemblage des deux images. Durant le film, c’est extrêmement rare, mais la scène d’introduction dans un couloir extrêmement profond met le phénomène particulièrement en évidence : en regardant le fond de l’écran, ça passe, mais dès qu’on remonte vers les bords, ça décroche.

Il y a aussi le soucis de la profondeur de champ déjà évoqué pour Là-haut, particulièrement visible ici puisque James a créé un monde luxuriant bourré de détails jusque dans les angles : l’œil veut se balader librement dans un univers en relief pour découvrir les petits trucs disséminés çà et là, mais c’est flou en-dehors de la mise au point. James s’en est plutôt bien sorti, ceci dit, réduisant la profondeur de champ surtout dans des scènes rapides dont la lecture est facilitée par le choix de mise au point, et en « diaphragmant » (concept amusant pour un film presque intégralement en images de synthèse) lors des plans larges où il veut montrer son univers.

Enfin, il y a le truc auquel James ne peut rien : le cinoche reste encore et toujours scotché à 24 images par seconde, fréquence limite pour la fluidité (certains détectent les saccades sur les travellings dans les films normaux). Or, avec deux images affichées en alternance (une à gauche, une à droite), chaque œil ne reçoit de la lumière que deux fois moins de temps, et le black-out entre deux images successives est plus long : les saccades sont donc plus visibles. Nulle solution ici, sinon se décider à adopter des fréquences plus élevées. Quand on sait que pour jouer en stéréoscopie, Nvidia affiche deux fois… 60 images par seconde, on se doute qu’il y a comme une raison quelque part : c’est tout simplement qu’avec une fréquence très inférieure, on n’a plus un mouvement fluide mais une série d’images.

Là, comme ça, vous vous dites : « c’est une grosse merde ». Euh… Ben non, en fait. Si j’ai dit plus haut que la faiblesse d’Avatar était technique, c’est… sa réussite technique. En gros : on en prend tellement plein les mirettes qu’on en oublie de faire gaffe aux questions humaines.

L’univers d’Avatar est complexe, fouillé jusque dans les moindres détails. Avec certaines intelligences remarquables : si pour l’exotisme, les couleurs ne sont pas celles de nos forêts terrestres (si, si, il en reste par endroits), les animaux sont dans des tons adaptés de sorte que l’on conçoit sans problème que le mimétisme, principe fondamental de la prédation, fonctionne. Et si l’on s’intéresse surtout à des bêtes imposantes, Pandora ne manque pas de faune et de flore de toute taille et de tout type. Les îles flottantes (miam) qui envahissent les bandes-annonces du film ne sont finalement qu’un élément, et peut-être pas le plus original (Le château dans le ciel, Chasseurs de dragons…) ; c’est au total une véritable planète, variée comme peut l’être la Terre, avec des paysages globalement forestiers, plus rarement rocheux, étrangement cohérents mais toujours différents.

Les espèces présentes sont également riches, manifestement apparentées les unes aux autres, et je ne serais pas étonné outre mesure d’apprendre qu’un type a établi un arbre généalogique avant de créer les structures des bestioles. Seul reproche : du coup, les Na’vi font un peu tache. Ils sont par exemple les seuls êtres pandorans à avoir un nez, alors que les autres animaux ont des narines ouvrant directement sur les poumons, à hauteur des clavicules à peu près³.

Un autre truc que j’ai bien aimé : lors du début de l’entraînement au pilotage des avatars, on voit que les Na’vi, du haut de leurs 3,5 m, peuvent utiliser comme arme d’épaule assez confortable des mitrailleuses de .50. On a déjà vu cette scène dans à peu près 3000 films de guerres montrant une nouvelle espèce / un nouveau type de soldat surhumain / des exosquelettes de combat / un Rambo qui vaut dix hommes, et du coup, on n’y fait pas gaffe ; sauf qu’ici, ce petit détail a un rôle dans la suite…

Bref, on sent que James a creusé son sujet, s’est appliqué, a mis en place plein de choses et croisé des bouts de scripts un certain temps pour tout mettre au point et s’assurer tout autant de la cohérence que de la richesse de l’ensemble.

Là-dessus, il a utilisé exactement les technologies utiles (la capture des visages appliquée aux Na’vi est rien moins que stupéfiante, reléguant les précédents chefs-d’œuvre de « mocap » comme Sméagol au rang d’animations papier-crayon) et en met plein la vue, non pour le plaisir d’en foutre plein la vue (façon « toi, je vais te scotcher dans ton siège », comme a dû penser Sommers en pondant Le réveil du Cobra), mais pour importer le spectateur dans Pandora (« tu vas voir, je vais te montrer un nouveau monde et tu vas y croire »).

Mais du coup, on est tellement occupé à regarder à droite, à gauche, à savourer cette nouvelle frontière, cette nouvelle façon de filmer aussi (c’est peut-être bien le premier film en relief, au sens où il n’est pas une vague adaptation d’un truc pensé plan), que les aspects intéressants — l’idée des avatars, la projection dans un monde qui n’est pas le sien, le choc des cultures, la fable écolo, tout ça — ne pénètrent pas forcément jusqu’au cœur. Je commence à me dire qu’en fait, il faudrait peut-être que, à l’instar de mon rédac-chef (qui, en sortant, se demandait si sa fille de six ans pouvait servir de prétexte pour s’en refaire une dose, et doit être en train de préparer une brève dithyrambique sur Lesnums), je retourne le voir. Une fois le choc visuel digéré, il doit y avoir des trucs à dire aussi sur le film lui-même.

Reste qu’en l’état, c’est un film-démonstration. De l’état de l’art cinématographique d’une part, mais aussi du talent phénoménal d’un réalisateur-scénariste d’exception, qui s’est vraiment lâché pour faire un chef-d’œuvre de science-fiction-western incontournable.

Tiens, je me demande si par hasard ce petit mot serait pas un peu long. Pas sûr qu’il rentre dans les 2000 signes alloués par Allocine, celui-là. ^^

PS : je profite d’une petite mise à jour (lien vers les louanges de Vincent) pour ajouter un truc.

Il y a tout de même une nouveauté par rapport au western « deuxième vie » (celui qui a Danse avec les loups comme père fondateur) classique. Entre Indiens et colons, il y a une différence philosophique profonde sur le respect des choses et des êtres, mais ils partagent le même corps, le même univers. Les uns souhaitent l’apprivoiser, les autres tentent de le dominer, mais ils sont du même monde, souffrent des mêmes maux (sauf la syphilis, disent les historiens en clamant qu’elle était absente du continent américain avant l’arrivée des Blancs).

Dans Avatar, il y a une différence fondamentale entre Na’vi et humains. Les premiers sont dans leur environnement. Ils sont forts, agiles, graciles, rappelant dans leurs déplacement bien plus les gibbons et les iums (lisez Bételgeuse, de Léo, bande d’ignares) que les humains. Ils ont aussi — en particulier les femelles, et en particulier Neytiri — un côté félin, des postures et une puissance qui ne sont pas sans rappeler panthères et tigres, et prennent des airs de polatouches lorsqu’ils naviguent dans les airs de leur forêt luxuriante. Enfin, ils sont de vrais centaures, en cela qu’il communiquent avec les chevaux et les dragons au lieu de les dresser, et qu’il y a symbiose entre porteur et pilote.

À côté de cela, les humains sont lourds, patauds, avec leur squelette massif et leur besoin de forcer pour tout déplacement un peu vif. Film symbolique d’une humanité qui a perdu le contact avec son propre corps ? D’une nation où 30 % des gens souffrent pour monter un malheureux étage d’escaliers ? La mauvaise conscience d’un État bâti sur une invasion barbare est réelle, mais il y a aussi cette sorte de divorce consommé entre corps et humain, celui-là étant le fardeau à porter de celui-ci au lieu de l’outil lui permettant de naviguer dans son monde. Les Na’vi sont des yamakasi, les humains sont des Michael Moore (en moins pacifiques).

PS2 : j’en profite aussi pour rajouter, en petit linguiste amateur, un truc qui m’a choqué. Lorsque Jake incite les Na’vi à chasser les humains, il utilise cette tournure : « this is our land ». Or, chez les Na’vi comme chez les Sioux, la notion de possession d’une terre est absurde en soi ; tout dans leur présentation, dans l’heure et demie précédente, indique qu’ils se considèrent comme une part de cette terre, et non comme ses propriétaires. Une tournure de type « we are this land » ou « we belong here » m’aurait paru infiniment plus appropriée et naturelle, et ce « this is our land » est une réminiscence réflexe d’un scénariste californien bien au chaud dans une propriété grillagée de 5000 m², bien plus qu’un argument susceptible de convaincre un Na’vi.

¹ À ce sujet, je crois que je vais finir par devenir un fan inconditionnel de Sigourney Weaver.

² Question con : pourquoi est-ce toujours un envahisseur et une envahie ? Les psychanalystes sont exemptés de répondre. ^^

³ Le pinailleur de l’extrême se demande un peu, du coup, pourquoi ces espèces ouvrent la gueule pour faire du bruit ; au passage, il pense aussi que les hélicos n’ont aucune raison de cabrer pour freiner puisque leurs rotors sont orientables : la logique voudrait au contraire qu’en phase d’approche, ils tanguent vers l’avant pendant que les rotors se braquent pour ralentir, tout autant par réaction à ce mouvement que pour que le pilote garde la zone d’atterrissage en vue jusqu’au dernier instant.

Similaires, vous avez dit ?

herisson26 à 19:47 — Filed under: Cinéma et télé,InsolitePas de commentaire

Je traînais sur la fiche de Danse avec les loups (vous saurez pourquoi dans quelques dizaines de minutes), et je viens de noter les « films similaires » selon Allocine. Le dernier des Mohicans de Mann, je comprends ; Mon nom est personne et Pour une poignée de dollars de Leone, autant j’ai beaucoup aimé aussi, autant je vois vraiment pas le rapport.

14 décembre 2009

Astro boy

herisson26 à 22:48 — Filed under: Cinéma et télé,fréquentablePas de commentaire

de David Bowers, 2009, ***

Bon, aller voir ça, dans mon cas, c’est forcément se prendre vingt ans dans la gueule : le deuxième série animée passait dans les années 80. Mais mes souvenirs des Astro, le petit robot de mon enfance étant assez vagues, ça vaut presque nouveauté.

Donc, Toby, fils d’un inventeur, meurt. Celui-ci crée donc Toby, robot conçu pour l’indestructibilité héritant de la mémoire du défunt fils ; mais sa nature de robot ultime, ainsi que la source d’énergie infinie dont il est équipé, en font un objet de convoitise pour l’armée, le forçant à quitter la ville aérienne de Metro City pour se réfugier sur Terre, avec les robots usagés déversés par-dessus bord, tandis que les bidasses créent un robot de combat de technologie comparable dont ils perdent naturellement le contrôle.

Il y a plusieurs ombres qui planent sur cet Astro boy américain, très librement inspiré du thème nippon initial. Bien sûr, les références d’origine : Osamu Tezuka (dieu parmi les dieux, immortel parmi les immortels pour bien des amateurs de manga et d’anime) s’était inspiré de Pinocchio et, sans doute, de Frankenstein, et l’on retrouve les sujets de ces romans, de « je suis un vrai petit garçon » à l’être de synthèse qui se retourne contre ses créateurs.

Mais aussi, des gens qu’on n’attendait pas là et qui sont eux-mêmes les héritiers directs de Maître Tezuka. Certes, la notion de ville aérienne pour Métro City imposait assez naturellement une référence au Rapyuta (pardon, Laputa) du Château dans le ciel de Miyazaki, mais reprendre le design du fameux robot de combat était totalement optionnel et ne peut qu’être un clin d’œil totalement volontaire. Et le thème de la gestion des déchets, que je n’ai pas souvenir d’avoir entrevu dans Astro, le petit robot, m’a ici rappelé des Nausicaä de la vallée du vent ou Princesse Mononoke.

Cependant, autant chercher des références peut être amusant un moment, autant ça ne fait pas un film. C’est un peu là que le bât blesse : Astro boy profite d’une réalisation sans faille, de dialogue bien construits, etc., mais peine à fouiller le scénario. Certains sujets essentiels sont à peine survolés, tels le problème de l’esclavage (le front de libération des robots n’est qu’un trio de boîtes de conserve ridicule et stupide, utiles sur le plan humoristique mais hors-sujet sur le plan narratif) ou celui du recyclage (évoqué un quart d’heure quand Toby débarque à la surface, et totalement oublié une fois dans l’arène).

Du coup, Astro boy distrait à coup sûr, peut faire sourire régulièrement, attendrir à d’autres, n’agace qu’exceptionnellement, mais passe à côté de la possibilité de devenir une véritable œuvre comme les malades du studio Ghibli savent le faire.

La pensée du jour

herisson26 à 20:34 — Filed under: La pensée du jourPas de commentaire

Le « grand emprunt » sera levé sur les marchés financiers. Les grands intérêts iront donc dans la poche du grand capital.

Enfin un peu de grandeur dans les idées de l’autre nabot.

C’était la pensée du jour, pour remonter le moral des petits prêteurs potentiels qui se seraient contentés de petits intérêts pour leurs petites finances.

13 décembre 2009

La pensée du jour

herisson26 à 20:21 — Filed under: La pensée du jourPas de commentaire

Vu le nombre de cons cyniques parmi les informaticiens, c’est vraiment pas de bol pour HSBC d’être tombée sur un suffisamment intelligent pour comprendre ce sur quoi il bossait et suffisamment honnête pour filer un coup de main à la gendarmerie…

C’était la pensée du jour. Variante : c’est l’histoire d’un DRH qui s’est fait virer pour faute lourde chez HSBC. Motif : a embauché un travailleur honnête.

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