30 août 2009

La pensée du jour

herisson26 à 22:32 — Filed under: Cinéma et télé,La pensée du jourPas de commentaire

Il en est de certains films comme de certains vins : simplement bons au premier abord, ce n’est qu’au fil des consommations que l’on arrive à saisir tous leurs arômes, notant ici une note de cannelle, là un retour de fraise qui ne nous avaient jamais frappés auparavant.

C’était la pensée du jour, pas totalement indépendante du fait que L’auberge espagnole vient de gagner une étoile dans mon panthéon personnel.

24 août 2009

La pensée du jour

herisson26 à 22:40 — Filed under: La pensée du jourPas de commentaire

Y’a des hauts, y’a des bas… Parfois, un pont de diodes serait utile.

C’était la pensée du jour. Vivent les métaphores de merde.

20 août 2009

Numéro 9

herisson26 à 22:35 — Filed under: Cinéma et télé,moyenPas de commentaire

de Shane Acker, 2009, **

Un zeste de religion, une pincée de horcruxes, une dose de Matrix, un petit tour en Mordor, beaucoup de scènes répétitives et une solide dose de bons sentiments. Voilà la recette pour faire Numéro 9, produit par Tim Burton mais assez loin des Noces funèbres (autre production du même).

Ici, c’est un film d’horreur et d’action, mais façon fable qui finit bien. C’est bien lourd, dépourvu d’invention une fois le postulat de base établi (okay, on s’intéresse à des poupées de chiffons et elles vivent dans le monde de Terminator, une fois qu’on a compris ça, on a éliminé toute l’originalité du film)…

Bien sûr, l’animation est nickel, de même que la réalisation graphique, on ne s’ennuie presque pas et c’est parfois gentil. Mais ça suffit pas à faire un film.

(Ne jamais croire qu’une semaine est sinistrée parce rien de motivant ne sort : Bandslam était sympa. À l’inverse, ne jamais croire qu’une semaine s’annonce bien parce qu’un OVNI loufoque et un « chef-d’œuvre de film d’animation » sortent…)

Les derniers jours du monde

herisson26 à 22:24 — Filed under: Cinéma et télé,trollPas de commentaire

daubasse des frères Larrieu, 2009

Imaginez un road-movie piéton, où il ne se passe rien, et dont le principal intérêt est de voir Mathieu Amalric, Sergi López et Omahyra Mota à poil. Vous imaginez bien ? Vous vous dites : « ça doit être nul mais au moins y’a une fille » ? Pas de bol : Miss Mota est la plus virile du trio.

(Y’a des jours où j’écris de véritables vacheries y compris sur des acteurs que j’aime bien, mais c’est normal quand je sors d’une daube pareille. Je regrette presque Nuit de chien.)

Fakebook ?

herisson26 à 19:49 — Filed under: InsoliteUn commentaire

On est bien d’accord : cette suggestion apparue ce jour chez Facebook est forcément un « fake » ?

19 août 2009

La pensée du jour

herisson26 à 10:16 — Filed under: La pensée du jour2 commentaires

Les groupies montent dans le bus. Montent le chanteur. Montent le guitariste. Montent à Nashville ou à la Nouvelle-Orléans. Montent le reste du groupe. Montent la scène. Montent le matériel sur la scène. Montent le producteur. Mais ne montent jamais sur scène. Jamais.

C’était la pensée (cynique) du jour.

16 août 2009

Travail dominical

Alors voilà, c’est la polémique du moment : doit-on autoriser les gens à bosser le dimanche ?

Bon, concrètement, je m’en cogne un peu, je vois pas pourquoi le dimanche est sacralisé ainsi (ou je refuse de voir l’héritage chrétien qui traîne…) et en même temps, j’ai tendance à penser qu’il est bien que tous les membres d’une famille aient au moins un jour de congé commun.

Donc, je me dis : pas de raison d’interdire strictement le travail dominical, mais des raisons de faire en sorte qu’on ne puisse pas l’imposer à un salarié.

Là où je suis vraiment sur le cul, c’est de voir comme tout le monde fait comme si personne ne travaillait le dimanche. Même les journalistes ayant produit le 20 h du jour semblent avoir oublié leur propre cas !

Oui, il y a énormément de gens qui bossent le dimanche. Dans les médias, dans les transports, dans la santé, dans la sécurité, dans l’alimentation ou l’hôtellerie… En fait, le débat ne se pose que pour la production industrielle et certains commerces : dans le reste de l’activité, on continue sept jours sur sept et ça ne choque personne.

Par ailleurs, fondamentalement, il y a plusieurs solutions simples et logiques.

— On interdit strictement le travail le dimanche. N’oubliez pas d’acheter du pain, n’ayez pas d’accident, ne tombez pas malade, de soyez pas agressés — ou peut-on également interdire aux voleurs, microbes et autres malfaisants de travailler le dimanche ? Cette solution est totalement inapplicable et incohérente.

— On autorise le travail le dimanche. À vous de négocier au cas par cas avec votre patron si vous voulez vos week-ends. C’est simple et clair, ça ne pose pas de problème sauf peut-être pour la garde des gosses (et, plus généralement, ça peut poser des problèmes sociaux).

— On considère que travailler le dimanche doit rester exceptionnel. La logique veut alors que tous les employés travaillant le dimanche soient dédommagés, par prime salariale ou repos supplémentaire par exemple. (Dans ce cas, faudra que je pense à négocier.)

Toutes les autres solutions sont bancales et prêtent à la critique. Celle envisagée actuellement est très clairement la plus conne possible et imaginable. En gros, on va autoriser les patrons à imposer le travail dominical, ce qui est une discrimination entre les salariés possédant un patron sympa et ceux bossant pour une enflure. Mais on ne va l’autoriser que dans certaines zones, ce qui est une discrimination entre employés bossant au 22 rue Dugenou et ceux bossant au 21 rue Dugenou, mais aussi entre entreprises installées dans des endroits différentes. Et cette autorisaition sera liée à une compensation (prime et congé) dans certains cas et pas dans d’autres, discrimination supplémentaire.

Autoriser le travail dominical sur la base d’un tirage au sort obligatoire eût été plus compréhensible.

La boîte qui aura la possibilité d’imposer à ses salariés le boulot le dimanche sans compensation est dans une situation qui va filer un orgasme durable au MEDEF ; celle qui devra fermer sans possibilité d’aménagement même pour les salariés que ça arrange subira des restrictions totalement crétines héritées de la Genèse biblique.

Bref, comme d’habitude, quand on hésite entre deux solutions imparfaites, on choisit une tierce voie, pire que les deux précédentes.

15 août 2009

Bandslam

herisson26 à 13:57 — Filed under: Cinéma et télé,fréquentablePas de commentaire

de Todd Graff, 2009, ***

Y’a des jours où on va voir un film sans grand espoir de chef-d’œuvre, mais en se disant qu’une comédie adolescente bien niaise peut apporter un peu de détente dans une semaine cinématographique de toute manière sinistrée. C’est du quitte ou double : comme on attend rien, au pire, on n’a rien et on a passé deux heures dans un endroit climatisé, au mieux, c’est une bonne surprise.

Ce Bandslam¹ est dans la deuxième rubrique. Le thème est bien connu : une équipe de loosers et de bras cassés va défier des gens à qui tout réussit : ici, les loosers sont un mauvais guitariste, un bassiste à la masse, un batteur bas de plafond et un nouveau mal intégré, les winners sont le groupe de rock officiel de leur lycée et le terrain d’affrontement est un radio-crochet interscolaire ; c’est une structure très prisée outre-Atlantique que l’on retrouve notamment dans Rocky et Même pas mal, ça s’appelle le « rêve américain ». On n’échappe donc pas à huit tonnes de clichés inévitables sur les winners nés pour gagner, beaux, arrogants, moqueurs, tout ça — vous savez, ceux qui ont l’assurance des hommes dont on devine que le papa a eu de la chance… —, les loosers laissés-pour-compte avec lunettes et acné, la looseuse bizarre qui est outcast juste parce qu’elle a compris trop de choses (pensez à Daria)…

Cependant, il y a une certaine finesse inhabituelle qui se glisse ici ou là. Le groupe de loosers, par exemple, n’est pas réellement catastrophique, il est juste très très très mauvais ; j’en ai vu (et entendu, hélas) des pires dans la vraie vie. Il y a également quelque chose de l’opposition entre la blonde bourrée de clichés et la brune bourrée d’autres clichés (pensez à Daria, je vous dis !), sur les motivations de chacune, et cætera. La question de l’intégration et du déménagement n’est également pas évacuée comme trop souvent. Le final lui-même évite la connerie d’un pur retournement de réalité dans lequel les loosers deviendraient les winners officiels, comme on l’a trop souvent vu dans ce genre de comédies.

In fine, c’est donc plutôt une bonne surprise, rien de véritablement transcendant mais un truc plus réussi que la moyenne du genre et qui ne manquera pas d’arracher son lot de sourires.

¹ Exceptionnellement, j’ignorerai délibérément le titre sous lequel il est distribué en France, qui est une insondable connerie basée sur un anglicisme doublé d’une erreur de traduction…

Crossroads

herisson26 à 13:27 — Filed under: Prise de courgePas de commentaire

87, 90, 92, 98, 00, 01–02, 06, 08…

Trois ans ici, deux là, c’est un peu le rythme que je tiens depuis ma naissance. Imposé par les déménagements familiaux, ou choisi, peu importe. La plus longue période dans un même endroit s’étend de 92 à 98, et encore y a-t-il eu une rupture quelque part au milieu, je sais pas exactement quand, en 96 sans doute.

(Lire la suite…)

13 août 2009

La pensée du jour

herisson26 à 18:37 — Filed under: La pensée du jourPas de commentaire

Seule une journée qui a bien commencé peut se conclure en véritable déception.

C’était la pensée du jour.

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