31 mai 2009

Défi à la con, bilan

herisson26 à 23:17 — Filed under: La minute geek,PhotoPas de commentaire

31 jours de mai, 31 photos. Pour la deuxième fois, j’ai tenu bon jusqu’au bout, même les soirs où j’avais vraiment pas la tête à ça, et même si j’ai souvent bâclé le truc.

Au passage, j’ai donc passé un mois avec Bibble 5 Preview 2, dont je me suis servi de bout en bout pour trier et surtout développer les photos. L’interface a des côtés vraiment sympa, les réglages essentiels sont sous la main et plutôt bien organisés, le traitement zone par zone ne sert pas souvent mais se révèle rigoureusement indispensable les jours où il sert, au point qu’après y avoir goûté on se demande comment on peut s’en passer !

(Lire la suite…)

30 mai 2009

Saison 4, épisode 24

herisson26 à 21:18 — Filed under: Cinéma et télé,InsolitePas de commentaire

« Of course, that story’s only just beginning. »

Ou comment faire flipper ses gosses… O_o

28 mai 2009

Quelque chose à te dire

herisson26 à 20:04 — Filed under: Cinéma et télé,moyenPas de commentaire

de Cécile Telerman, 2009, ***

Bon, faut que je fasse gaffe, je suis surveillé sur ce coup-ci : j’ai une collègue qui a bossé là-dessus avant de venir chez nous.

Autant le dire tout de suite, je suis pas forcément fan des films choraux familiaux. Et la tendance du cinéma français à ne produire que ça ces dernières années m’énerve un peu (quand on pense qu’on avait les meilleurs polars du monde…). Donc, au départ, sur le concept même, je suis pas forcément emballé.

Alors voilà. La photo est réussie, les dialogues sont absolument excellents (à la fois drôles et acerbes, avec une dose phénoménale de mauvais esprit qu’on ne peut qu’adorer), les acteurs sont impeccables (ce qui n’a rien d’étonnant vus leurs parcours respectifs), le montage est soigné et maintient un rythme bienvenu…

Mais voilà, rien de tout ça ne peut totalement sauver un scénario abracadabrant, ridicule par son acharnement à démontrer qu’on renouvelle toujours les erreurs de ses ancêtres biologiques, et par les rebondissements inévitables et convenus qui s’enchaînent précisément au rythme prévu. Du coup, c’est très simple : la sauce ne prend pas, et si l’on s’esclaffe bien entendu tout au long du film de dialogues savoureux servis par des comédiens époustouflants, on reste soigneusement en-dehors de l’histoire.

Au final, c’est pas désagréable, il y a quelques excellents moments, mais une fois sorti il n’en reste rien…

(Détail en passant : quand une partie de l’intrigue repose sur le fait que deux parents aux yeux bleus ne peuvent avoir un fils aux yeux noirs, mieux vaut prendre André Dussolier que Patrick Chesnais pour jouer le faux père.)

Vengeance

herisson26 à 19:42 — Filed under: fréquentable2 commentaires

de Johnnie To, 2009, ***

Les sud-asiatiques aiment le western, je crois. Et peut-être plus encore le western spaghetti. En tout cas, Vengeance reprend plutôt habilement les codes de ce genre : absence de personnage positif (un ex-tueur à gages qui décide de reprendre sa guerre pour venger la famille de sa fille sert ici de « héros »), alternance de passage contemplatif ou pseudo-philosophique et de scènes d’action rythmées, longs regards entre protagonistes avant que les armes ne parlent…

L’originalité est ici introduite par l’amnésie dont souffre le personnage central, qu’il contourne en photographiant au Polaroid les personnages qui l’entourent — cibles, alliés, etc.

L’ensemble, comme un bon spaghetti, ne tient debout qu’en vertu d’un contrat tacite entre le spectateur et le réalisateur : le premier s’engage à faire tout effort nécessaire pour croire à une histoire abracadabrante, le second s’engageant en contre-partie à le distraire de bout en bout. Et vous savez quoi ? Ça marche, et très bien même. C’est lourd, glauque, loufoque, irréaliste, parfois ridicule, mais ça tourne comme une horloge et on passe deux heures bien agréables.

PS : je viens de voir qu’Allocine prédisait 4 étoiles pour ma critique de ce film. Euh… Faut peut-être pas pousser non plus. ^_^

Looking for Eric

herisson26 à 19:32 — Filed under: Cinéma et télé,fréquentablePas de commentaire

de Ken Loach, 2009, ***

Eric est postier. Divorcé, aussi. Sa fille prépare un mémoire et le laisse régulièrement garder sa petite-fille, ses deux beaux-fils le méprisent, et il ne s’est jamais remis d’avoir quitté son ex-femme. Un soir, il chourave de l’herbe dans la planque de son beau-fils, se roule un pétard, et trouve que l’autre Eric, Cantona, en poster au-dessus de son lit, le regarde bizarrement. Il lui demande son avis, et voilà Canto en chair, en os et en accent du midi qui apparaît derrière lui… L’occasion de repartir du bon pied ? À voir.

Cette plongée dans le quotidien désabusé de la société britannique part rapidement en vrille, les situations s’enchaînent en se détraquant, mais mine de rien, Ken Loach reste attaché à ses personnages, n’hésitant pas à les faire discuter — les dialogues sont particulièrement soignés, en particulier la valse anglo-marseillaise de Cantona — et à enchaîner les épisodes les plus cocasses et déjantés (Ken Loach est britannique, ne l’oublions pas) et des scènes où la sobriété formelle renforce le sérieux tragique du propos. Il en profite pour traiter nombre de sujets — famille, travail, rire, mémoire, éducation, estime de soi, amour, fidélité, bière… — sans jamais les imposer, et les amateurs de beaux gestes de foot (dont je suis, même si je peux pas blairer ce sport où 22 tapettes courent après une baballe et se mettent à chouigner au moindre incident) se régaleront de quelques rediffusions des plus beaux gestes de Cantona…

Un vrai bon moment de cinéma britannique, en somme, avec quelques personnages juste assez caricaturaux pour que ça fonctionne, et des situations totalement absurdes mais que le cinéaste fait passer sans problème.

23 mai 2009

Nul ne guérit de son enfance

herisson26 à 16:42 — Filed under: Prise de courgePas de commentaire

(titre piqué à Jean Ferrat, loué soit son nom)

(billet introspectif que je présume chiant, z’êtes pas obligés de lire)

(Lire la suite…)

21 mai 2009

Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes

herisson26 à 20:08 — Filed under: Cinéma et télé,dépasse les espoirsPas de commentaire

de Niels Arden Oplev, 2009, ****

Il y a une chose de plus impressionnante que la langue suédoise (des phrases entières que vous comprenez sans problème avec une connaissance minimale de l’anglais, qui alternent avec des morceaux totalement imbitables qui ne rappellent rien de connu) : il y a les films suédois. J’en ai pas vu des masses, mais à chaque fois ce fut un choc : c’est donc possible de faire du glauque, trash, lourd, mais assumé et élégant, voire hilarant (comme la scène finale de Morse par exemple).

Ici, il paraît que le film est l’adaptation d’un roman qui a fait le tour du monde. Désolé, je suis pas ce qu’il se passe dans le monde. Je me contenterai donc du film…

Éloge de la misanthropie, ces hommes qui n’aimaient pas les femmes par d’un postulat original : un journaliste condamné à une peine de prison ferme pour avoir publié des documents falsifiés est embauché en attendant son incarcération pour enquêter sur une disparition vieille de 40 ans. Il plonge ainsi dans les petits secrets d’une riche famille industrielle, dont les membres se haïssent mutuellement avec une belle unité mais demeurent liés par la finance, ignorant que dans le même temps une jeune hackeuse gothique enquête sur lui…

Le héros n’est pas un personnage sympathique, ce qui est sans doute le petit truc qui donne au film l’essentiel de sa force. Et comme il enquête dans un monde extrêmement antipathique, l’ambiance est plutôt lourde… L’enquête elle-même est un exemple de polar classique, réglé comme un coucou suisse et tournant sans temps mort. Les auteurs renversent quand même au passage les grands classiques du genre — avec par exemple la scène de lit la plus anti-érotique de l’histoire du cinéma — et n’hésitent pas à y aller franchement : les passages trash sont trash, sans fard, et curieusement à cent lieues de l’obsession morbide d’un Irréversible.

Voilà donc un polar tout à fait excellent, bien glauque et suintant, à éviter cependant aux yeux et aux oreilles sensibles…

Commis d’office

herisson26 à 19:44 — Filed under: Cinéma et télé,moyenPas de commentaire

de Hannelore Cayre, 2009, **

Film un peu bizarre, dont on ne sait jamais bien où il va ni où il veut aller, même après la sortie… Donne vaguement l’impression qu’on a mélangé deux films, l’un sur la vie des commis d’office, l’autre sur un avocat acheté pour faire évader un détenu… C’est pas mauvais, c’est très bien joué, mais c’est juste pas au point.

19 mai 2009

La pensée du jour

herisson26 à 19:13 — Filed under: La pensée du jourUn commentaire

En fait, on passe tous notre vie à tenter de gérer plus ou moins bien d’anciens traumatismes… Dont le plus profond est sans doute qu’on nous pousse à croire qu’on est le seul dans ce cas.

C’était la pensée du jour.

16 mai 2009

Pas glop

herisson26 à 19:19 — Filed under: Coups de sangPas de commentaire

Goût de bile amère dans la bouche, abdos tendus à mort, envie de cogner ou de balancer des trucs lourds et durs comme rarement depuis longtemps… 1500 mètres nagés comme un taré, séries de pompes, pas suffisant.

À faire : acheter un punching-ball.

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