23 avril 2009

Charonne, semaine 27

herisson26 à 22:37 — Filed under: En vracPas de commentaire

Après cinq jours de « vacances » (avec installation de mon ancien portable chez le paternel, dont la tour passe du coup dans le bureau de la mère, avec formatages et installations tout ça tout ça), retour à la vie parisienne.

Dimanche soir, alors que j’ai fini mes news et suis occupé à je sais plus quoi (sans doute à base de navigation sur le grand forum), j’ai Renaud en ligne qui m’apprend que je suis censé signer un papier sur le Pana FT1 dans le comparo à paraître… mercredi matin.

Lundi, je récupère donc le FT1, et puis on file à la piscine (la rédac est à 300 m), Renaud, mézigue etFlorence, qui n’a absolument rien à fiche de notre comparatif d’APN étanches mais a envie de faire des longueurs — et nous lance un « ah non, vous prenez pas des photos de moi, attention » sur le ton qui dit qu’adopter un comportement contraire serait dangereux. À peine dans l’eau, on se fait jeter, paraît que c’est interdit de photographier dans une piscine même quand on a une carte de presse et qu’on se photographie l’un l’autre sans s’intéresser au reste du monde.

Mardi, rédaction du FT1 donc. Un APN moyen, pas extraordinaire, mais correct, et c’est justement inespéré quand on pense au niveau de « qualité » des étanches de 2008…

Mercredi, piscine. En fait, y’a que mardi que j’ai pas nagé : vendredi en rentrant, j’ai fait un tour sous l’eau, samedi et dimanche après le boulot ça passait aussi, lundi donc glouglou avec les collègues (et un 400 m qui m’a confirmé que quatre jours d’affilée, ça commençait à tirer…). Donc, mercredi, après une journée de repos des pectoraux, des épaules et des cuisses, j’ai commencé après l’échauffement par un rythme assez soutenu en chronométrant pour voir. Au bout de 400 m, j’enchaînais sans fatiguer donc j’ai continué, jusqu’à 20 minutes au bout du compte (et 900 m). C’était donc nettement plus rapide que la dernière fois où je me suis chronométré sur une longue distance — j’avais mis 25 minutes pour un kilomètres que, cette semaine, j’aurais tourné en 22’15 environ. Pire, ce matin, j’étais pas tout bloqué comme la dernière fois, et en retournant à l’eau tout à l’heure, j’avais une trace de lassitude dans les épaules mais pas de douleur ou de raideur.

Autrement dit, je suis en meilleure forme qu’en novembre. Youpi. En revanche, je suis encore loin de mes vingt ans, quand je pouvais lâcher une main sans redescendre après une traction… Pour ça, faudrait que je perde une dizaine de kilos, et c’est pas gagné. À l’époque, j’attrapais mes orteils sans plier les jambes, aussi… Faudrait pas vieillir.

Sinon, bien sûr, j’ai profité du week-end pour voir des films sortis pendant mon séjour en terre civilisée.

Ponyo sur la falaise était inévitable, étant donné mon lourd passé avec Miyazaki. Finalement, je suis limite déçu. Bien sûr, j’ai passé un super moment, y’a des images splendides, c’est plein de bonne poésie (au contraire de Brendan et le secret de Kells par exemple), et à l’habitude du maître on mélange plusieurs mythes pour faire une œuvre originale — ici, on retrouve très fortement La petite sirène d’Andersen, ben sûr, mais aussi un vrai fond de Robur/Némo (le génie misanthrope de Jules Verne, je suis vraiment le seul à avoir lu tout la série de Robur le conquérant à L’île mystérieure ici  ???), et toutes les thématiques chères à Hayao comme le pouvoir de la nature, la pollution ou… les femmes de caractère.

Cependant, ce Ponyo sur la falaise est un ton en-dessous d’autres œuvres miyazakesques. Ça s’adresse à des enfants, et c’est sans doute là que le bât blesse : on n’y trouve du coup pas la profondeur d’un Voyage de Chihiro, sans parler d’œuvres pour adultes comme Princesse Mononoke. Ceci dit, c’est plutôt meilleur que Le château ambulant, donc je vais pas pleurer.

Tout à l’heure, Dans la brume électrique, film américain de Bertrand Tavernier. Enfin, américain… Vous connaissez la Louisiane ? Oui, cette région du sud des États-Unis où ils chantent dans un français tellement bizarre que même les Québecois entravent ballepeau et où ils ont des noms français prononcés avec un accent étrange, celle-là même. Donc, en louisiane, il y a 150 ans, on était en guerre civile contre les abolitionnistes, il y a 50 ans, on pouvait encore chasser les nègres, et aujourd’hui, on peut faire serial killer si on manque d’occupation. On peut aussi faire flic désabusé, ex-alcoolique, et c’est un rôle qui colle à merveille à Tommy Lee Jones. Au final, polar réussi, mâtiné de fantastique, galerie de portraits tout autant, avec le curieux fantôme de Katrina qui flotte pour renforcer une ambiance, comment dire… Brumeuse ? Électrique ? Un peu tout ça, oui. Avec en prime une photo parfois sublime et une musique irréprochable — donne presque envie de se mettre au Cajun, tout ça.

En revanche, carton rouge pour le cinoche, avec je suppose un problème de calage du film dans le projecteur : image qui tressaute, pas très gênant sur les scènes d’action mais vraiment pénible sur les plans fixes.

Bon, je retourne surveiller le forum, ça délire à pleins tubes autour du t-shirt de notre plus récente collaboratrice. ^_^

22 avril 2009

Rapide

herisson26 à 20:55 — Filed under: En vrac2 commentaires

Speed. I am speed. Faster than fast. Quicker than quick. I am Lightning.

Hein ? Non, j’ai pas pété un plomb.

1’06, 1’09, 1’06, 1’07, 1’06, 1’07, 1’08, 1’04, 1’06, 1’09, 1’05, 1’08, 1’07, 1’07, 1’09, 1’04, 1’03, 1’02.

900 m en 19’55. Je suis à seulement une dizaine de minutes du record de France virtuel (en brasse, on n’homologue pas au-delà de 200 m). Ouais, c’est ça : slower than slow.

18 avril 2009

Et allez, ça recommence…

herisson26 à 20:47 — Filed under: Air du temps,Coups de sangPas de commentaire

Ayé, y’a de nouveau un lot de crétins alpins (j’ai pas dit « crétins des Alpes », qui est une espèce bien spécifique qui n’a rien à voir) qui sont venus pleurer parce que canis lupus a tendance à considérer ovis aries comme comestible…

L’imparable argument du jour : vous vous rendez compte, maintenant, on est obligés de regrouper les troupeaux pour les garder au quotidien ! Alors que tout le monde sait que les brebis, ça se laisse en liberté, on va les voir en 4x4 une fois par mois et pis c’est déjà bien assez de boulot !

Je vais m’autoriser à ouvrir ma gueule sur le sujet parce que, pour ceux qui l’ignoreraient, mon père a été berger pendant vingt ans. J’ai grandi d’un troupeau à l’autre jusqu’à l’âge de dix ans, en déménageant deux fois par an pour monter en alpage (enfin, façon de parler : les deux dernières années, c’étaient des « massifcentralages », mais ça sonne moins bien).

Donc, quand j’entends un éleveur (notez la nuance : on parle d’éleveurs, pas de bergers) ériger en principe immuable le fait de ne pas garder les brebis, ça me fout encore plus en boule que leur simple volonté d’éradiquer une espèce animale pour des raisons purement financières.

Au contraire, un troupeau, ça se garde. Y’a des espèces de loqueteux, qui ont bien souvent lu tout Sartre, tout San-Antonio et/ou tout Asimov (une brebis qui broute marche à 2 km/h, donc garder consiste beaucoup à attendre en surveillant), dont la vie consiste à s’occuper de brebis dix heures par jour, sept jours sur sept. Gérer des pâtures, déplacer les bêtes, décourager les prédateurs (dont le plus terrible : le chien de touriste, qui apprenait généralement à courir très vite  et très longtemps quand il tombait sur un chien paternel), tailler des pieds pour éviter des maladies, supporter la chaleur torride d’un soleil d’août et, le lendemain, la tempête d’eau gelée de haute montagne, c’est un travail qui existait depuis fort longtemps et que les éleveurs ont largement tué, préférant l’élevage extensif. Parce que payer un berger, même au SMIC, ça coûte plus cher.

Aujourd’hui, les éleveurs pleurent que leurs brebis (ils disent « mouton », bien souvent…) retrouvent leur prédateur naturel. Et que pour les protéger, il faut les cloîtrer tous les soirs, ne pas hésiter à installer dans le troupeau un ou deux chiens de défense (montagne des Pyrénées par exemple), les surveiller le jour et les gérer, avec quelques chiens de garde caractériels (berger des Pyrénées ou autre) pour les canaliser et et mener la chasse si un prédateur (caniche, golden retriever, doberman, cycliste, cavalier, randonneur ou plus rarement loup commun) s’en prend au troupeau.

Mais s’ils ne veulent pas garder leurs bêtes, si leur seul but dans la vie est de toucher leur chèque, qu’ils cessent de pleurer et se transforment une bonne fois pour toutes en offices du tourisme. De toute manière, on n’a pas besoin d’eux pour manger de l’agneau : des pays lointains s’occupent d’inonder le marché français d’ovins comestibles, et ces éleveurs-ci font face aux dingos ou aux pumas sans passer leur temps à geindre auprès des États australien ou argentin.

10 avril 2009

Charonne, semaine 26

herisson26 à 21:15 — Filed under: En vrac3 commentaires

Semaine marquée par la déception : le remplaçant de la star des compacts 2008 est très nettement inférieur au précédent, avec des performances qui nous ramènent deux ans en arrière. Amusant : c’est le troisième qu’on épingle à ce jeu cette année, et on en a deux autres dans les tuyaux qui confirment la tendance… Plus de détails en début de semaine prochaine, où je serai en vacances chez les parents mais où les collègues s’occuperont de publier une petite réflexion sur l’évolution récente des capteurs.

Notons au passage que cette réflexion est partie, outre le test de trois appareils de trois constructeurs différents affligés de défauts dont leurq prédécesseurs étaient exempts, d’une discussion avec un confrère qui disait en substance : y’a un CCD dans la nature qui n’est vraiment pas une réussite, et qui impose un traitement du bruit extrêmement agressif pour donner des trucs pas absolument hideux. Nos observations le confirment : a priori, tous les appareils épinglés partagent un seul capteur…

Sinon, côté cinoche, la semaine a été partagée. Tout d’abord, Wendy et Lucy, de Kelly Reichardt. Une espèce d’OVNI, dans lequel Michelle Williams confirme son extraordinaire capacité à rendre vrais des personnages ordinaires — après l’angelot de Terre d’abondance et la femme d’un sheep-boy de Brokeback Mountain, elle fournit une nouvelle prestation extraordinaire de naturel et de simplicité –, portée par une réalisation sans connerie prétentieuse mais au contraire blindée de réalité brute. Pas besoin d’un éclairage compliqué, pas besoin d’effets spectaculaires, si on sait filmer…

Au-delà, on peut voir ici le pendant de Terre d’abondance (« la pauvreté en Amérique, c’est la dernière chose dont on parle en Jordanie… — La pauvreté en Amérique, c’est la dernière chose dont on parle à la Maison Blanche ! »), qui suit cette fois non le témoin, mais le sujet — une Américaine paumée, fauchée, qui rêve de trouver du travail en Alaska, où la main-d’œuvre manque, mais se retrouve coincée dans un trou hostile de l’Oregon… C’est aussi la version féminine du petit homme qui ne pouvait manger qu’une One meat ball (écoutez Calvin Russell, bande d’ignares), bref, c’est un film humaniste qui laisse un sentiment étrange, mais vraiment réussi.

Ah, faudra quand même aimer le contemplatif. Ici, j’ai vraiment accroché de bout en bout, mais je pense que les amateurs de Fast and furious risquent d’avoir un peu de mal à supporter certains plans-séquences.

Et donc, le lendemain, histoire d’équilibrer un peu et de pas risquer un claquage des neurones de l’émotion, je me suis risqué dans Safari, d’Olivier Baroux. Euh, comment dire… Y’a des films de voyage organisé réussis. J’y classe le Restons groupés de Jean-Paul Salomé, qui valait essentiellement par le duo le Bihan-de Caunes mais tournait vraiment pas mal. Et il y a des versions ratées, dont les gags tombent régulièrement à plat, qui ne font marrer qu’occasionnellement et oublient totalement qu’une comédie repose souvent sur une certaine mesure dans les coups de théâtre ou les thèmes de départ. En gros : on peut délirer, on peut mettre plein de conneries très très connes, mais faut pas sauter sur chaque occasion de placer une connerie débile. Et là, c’est trop. Le postulat de départ fait passer celui d’Un ticket pour l’espace pour un chef-d’œuvre de philosophie réaliste, et la suite enchaîne rebondissement foireux sur rebondissement foireux — les seuls qui avaient une chance de marcher étant hélas inclus dans la bande-annonce…

Sinon, l’actualité est riche en tremblements de terre italiens, avec des vrais morceaux de pape dedans (et un vrai Berlusconi entier, qui n’a pas ménagé sa peine pour remonter le moral des sinistrés, non, vraiment, s’ils avaient un peu de sens de l’humour noir, ils seraient pliés en quatre plutôt que scandalisés…).

Alors, comme le gouvernement tient à ce qu’on clame ses dernières volontés au cas où (z’avez pas vu la campagne « c’est important de savoir pour l’autre », sur le don d’organes ?), je précise :

  • si on trouve dans mes nombreux kilos de viande quelque chose qui puisse être utile à quelqu’un, et que je ne sois plus moi-même en état de m’en servir, je tiens à ce qu’on recycle au maximum ;
  • si je meurs dans une catastrophe collective, je tiens à ce qu’on interdise expressément à tout croyant quel qu’il soit de prier pour moi ou de faire de près ou de loin une allusion quelconque à une religion quelle qu’elle soit.

Qu’on autorise le gourou d’une secte (certes, l’une de celles qui ont le mieux réussi) de la religion judéo-chrétienne, autrement dit, l’empereur d’un monde bâti sur une hypothèse, à imposer cette hypothèse à tous les cadavres et survivants d’une catastrophe en priant pour le salut des âmes des victimes, c’est une atteinte intolérable à leur liberté de croire en autre chose, en rien du tout, voire de ne rien croire (si, si, ça existe). Si j’ai envie que mon âme n’existe pas, ou qu’elle aille se recycler dans un verre de terre, ou qu’elle vienne habiter un fayard au fin fond d’une forêt miyazakesque, c’est mon choix, et je serai sacrément énervé si elle se retrouve enfermée pour l’éternité aux côtés d’un barbu chiant parce qu’un apostolique romain a cru approprié de prier pour elle.

(Et pour ceux qui se poseraient la question, je n’ai aucune idée de l’endroit où ira mon âme, je ne sais même pas si elle existe, et je préfère m’occuper de ma vie que de ma mort.)

7 avril 2009

John Rambo

herisson26 à 22:59 — Filed under: Cinéma et télé,fréquentablePas de commentaire

de Sylvester Stallone, 2008, ***

Ayé, j’ai bouclé la boucle. Vu les quatre Rambo. Enfin, les deux Rambo et les deux autres trucs, plutôt.

La série des Rambo est en effet composée de deux films. Le premier sang est sorti en 1982 sous la houlette de Ted Kotcheff, et le présent John Rambo 26 ans plus tard. Entre les deux, La mission (1985, George Pan Cosmatos) et Rambo III (1988, Peter McDonald) ont été des parenthèses d’un intérêt comparable aux deux Batman de Joel Schumacher.

Pourquoi je dis ça ? Parce que Rambo n’est pas juste une machine de guerre ridiculement efficace. Rambo est l’âme troublée des États-Unis, la mauvaise conscience des Américains qui ne savent plus quoi faire des centaines de milliers de gosses qui reviennent d’une guerre avec le meurtre comme unique formation. Le premier sang était bien entendu un film d’action, mais surtout un symptôme intéressant qui exposait le problème de manière bien plus crue et détaillée que ne le fit la série des L’arme fatale («  When I was 19, I did a guy in Laos from a thousand yards out. It was a rifle shot in high wind. Maybe eight or even ten guys in the world could have made that shot. It’s the only thing I was ever good at  », remember ?). Le premier sang mettait en scène le retour du soldat, qui arrive adulte dans un monde différent de celui qu’il a quitté adolescent, dont il n’a pas les clefs et où rien ne l’attend, et le comportement de ce monde qui est face à ce soldat comme Frankenstein face à son monstre.

Par la suite, Rambo ne servait que de prétexte à un film de muscles. Les deuxième et troisième épisodes sont totalement dépourvus de toute réflexion ; Rambo y devient simplement la machine que l’on va remettre en route pour se sortir de situations inextricables. Ils n’avaient finalement de commun avec le premier que la partie inintéressante et le ridicule achevé de certaines situations (un homme seul qui se rue sur cinquante, même avec un M16 dans chaque main, ne vit normalement que le temps qu’un des cinquante ennemis se dise : « il tire dans le tas, statistiquement, j’ai le temps de l’aligner soigneusement avant d’être touché »).

Un quart de siècle a passé, et Rambo n’a toujours pas trouvé sa place aux États-Unis. Pour tout dire, il a abandonné l’espoir de la trouver et s’est installé en Thaïlande. Et cette fois, on ne va pas venir le chercher pour sauver le monde en tuant à tort et à travers ; on va juste lui demander d’utiliser son bateau pour mener un lot d’humanitaire chrétiens jusqu’en Birmanie. Et lorsqu’il dégomme un pirate par pure légitime défense, on ne va pas lui envoyer un superbe « bravo John, ce singe jaune a eu ce qu’il méritait », mais un « vous êtes taré ? On avait de quoi le payer ! ».

C’est la partie intéressante du film : d’un côté, un lot de sortes d’angelots tombés du ciel, totalement déconnectés de la réalité — laquelle est, en substance : la guerre, même civile, c’est moche, et il ne suffit pas d’une bande de blondinets à crucifix pour y changer quelque chose – ; de l’autre, John Rambo, blasé, nageant dans la désillusion et convaincu que les curaillous y laisseront leur peau. Le choc de la conviction judéo-chrétienne que l’homme est bon, mis au contact d’une réalité qui dit que trois soldats de la Wermacht sur quatre à qui l’on proposait de ne pas participer à un massacre déclinaient l’offre.

Ensuite, comme prévu, les humanitaires sont pris au piège par les Birmans, et un commando est envoyé les récupérer… Et là, deuxième choc du film : oui, un mercenaires américain peut chier dans son froc, sauter sur une mine ou tuer des gens de sang-froid — j’ai pas souvenir d’avoir vu un sniper dans les précédents Rambo, et celui qui intervient ici est assez représentatif d’à quel point un gros calibre de précision bien planqué et bien manipulé est une arme redoutable.

Évidemment, on retrouve dans cette deuxième partie les scènes emblématiques de Rambo, comme l’utilisation d’un duo de mitrailleuses de .50 comme d’autres utilisent un .38 Special, avec du sang et des tripes de Birmans qui giclent dans tous les sens. Mais on a tout de même ici une première partie tendue, prenante et perturbante qui donne à ce John Rambo la structure du Premier sang, qui permet au film de boucler le cercle et de se révéler enfin à la hauteur, après deux opus navrants que l’on aimerait oublier.

2 avril 2009

Charonne, semaines 24 et 25

herisson26 à 20:12 — Filed under: En vracPas de commentaire

Deux films en deux semaines, c’est pas beaucoup.

Prédictions est un film fantastique chrétien. Curieux pour un type qui s’est fait connaître avec The crow, qu’on ne peut pas exactement qualifier de film religieux… Ici, pourtant, la parabole sur l’apocalypse est évidente, même si les cavaliers deviennent piétons au début, conducteurs de Mazda à la fin. Quant à la destruction planétaire, elle est bien entendu précédée du moment où les Elohims viennent piocher les innocents auxquels le royaume des cieux est ouvert, tout ça… Si on met de côté cet aspect particulièrement louche, le film est d’une banalité affligeante, avec une construction calquée sur du Night Shyamalan ou du Stephen King. Bref, rien à voir passez votre chemin.

Monstres contre aliens est, pour sa part, très exactement ce qu’il prétend être : une fable prévisible de bout en bout, mais qui bénéficie de la bonne volonté des gars de DreamWorks. Euh, j’avais dit quoi de leur précédent opus ?  » Rien de renversant pour l’Histoire de l’humanité, mais une bonne façon d’occuper une heure et demie en passant un bon moment. » Ça reste valable.

Sinon, salon solutions Linux ce matin. Salon professionnel, public professionnel, on est clairement pas là pour s’intéresser aux gens. Du coup, les rares stands de magazines ou d’associations du logiciel libre paraissaient bien seuls, vides, largement ignorés par la population qui était là pour faire des affaires, bon sang. Clairement pas le genre d’événement qui fera entrer Linux dans le grand public…

Accessoirement, posé deux jours pour m’offrir une petite semaine de congés à Pâques, ça va faire du bien. Et fini The Big bang theory, série déjantée dont j’ai compris beaucoup trop blagues pour trouver ça rassurant…

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