22 novembre 2008

L’euthanasie, ça a du bon

herisson26 à 21:11 — Filed under: Air du temps,Coups de sangPas de commentaire

C’est tout ce que j’ai à dire à propos du Parti Socialiste.

20 novembre 2008

Charonne, semaine 11

herisson26 à 21:36 — Filed under: En vrac,PhotoPas de commentaire

Bon, le Salon de la photo est terminé, ça s’est très très bien passé, d’ailleurs y’a eu encore plus de monde que l’an passé alors que ç‘avait été un succès mémorable et que, en prime, le Salon est passé derrière la Kina — d’où : zéro nouveauté, désolé pour nos amis d’Olympus, j’appelle pas « nouveauté » d’apprendre le nom d’un appareil que j’ai déjà tenu en mains.

Je me dis donc que ce succès un peu inattendu vient sans doute de la période : traditionnellement situé début octobre, la présence fin septembre de la Kina a poussé les organisateurs à rapprocher le Salon de la fin de l’année. Résultat : il tombe précisément au moment où tout le monde commence à se demander quoi acheter/offrir à Noël. Du coup, j’en viens à me demander si retourner en octobre l’an prochain n’est pas une petite connerie — mais bon, je peux me planter, je l’ai déjà fait pour celui de cette année.

Panasonic a eu un succès monstre avec son G1. Heureusement, le stand était long et bien fourni. J’ai pu prendre en mains le 45–200 mm, qui est sans surprise un poil moins rapide que le 14–45 en autofocus mais franchement, par rapport au 70–300 de chez Tamron qui couvre quasiment le même champ sur mon K10D, y’a vraiment pas de mal !

Et à propos du G1, j’ai passé le week-end (pour ceux qui suivent pas, ou qui ont une mémoire de poisson rouge, je suis en week-end mercredi et jeudi) à suivre une inattendue bataille entre Luc Saint-Élie (ex-confrère reconverti dans la communication pour Panasonic) et Benoît Marchal (auteur de l’excellent site déclencheur.com, quasiment une radio en ligne consacrée à la photo).

L’enjeu : le… viseur, gros point fort du G1. En résumant ce que j’ai cru comprendre, Benoît estime que le G1 n’est pas assez en rupture, et notamment qu’avec un Live View aussi performant, l’écran suffit et le viseur ne sert plus à rien sauf à singer un reflex, tandis que Luc considère que ce viseur, qui n’a rien à voir avec ce à quoi les bridges nous ont habitués, est un des vrais points forts de cet appareil est demeure indispensable dans certaines situations (plein cagnard, gros téléobjectifs, tout ça). Ça s’est déroulé sur le blog de Luc, juste là.

Au-delà du duel (dont la conclusion presque comique nous poussera à essayer de retrouver les duettistes en 2013 pour photographier un billet de dix euros changeant de mains), sur lequel je n’ai pas grand-chose à dire (j’aurais du mal à prendre un appareil sans viseur, mais je suis pas exactement représentatif de la cible de ce genre de boîtier), tout ça m’a remis en tête une vieille lubie que j’avais voici quelque temps : dessiner l’appareil idéal. Le problème, c’est que j’ai plusieurs architectures de base qui se téléscopent et que, sur certains trucs, j’ai du mal à être d’accord avec moi.

Pis j’ai pas des masses de temps à y consacrer, aussi, vu que y’a plein de films qui passent dans les cinémas, que conséquemment je prends du bide et que conséquemment la piscine est indispensable et que mine de rien, j’ai un travail.

À propos de piscine, je suis souple comme le Charles-de-Gaulle depuis ce matin. C’est le deuxième effet des idées à la con comme « Tiens, aujourd’hui, je suis en forme, j’enchaîne sans problème, si je me faisais un petit kilomètre pour voir où j’en suis ? », celle-ci étant grosso modo celle qui m’a traversé l’esprit hier, dans l’eau.

D’ordinaire, je fais plutôt des 400 m, en environ 9’30″. Oui, je sais, s’il existait, le record du 400 m brasse serait sous les 4’30″, mais je m’en fous. Là, j’étais sous les 25 minutes au kilomètre, ce qui signifie que le rythme n’est pas si éloigné. En revanche, j’ai bien senti la différence ce matin en me levant : le dos tout raide, les bras tous crevés. À peine eu la force de me traîner jusqu’au cinoche.

Hier, j’avais maté L’ennemi public n°1, suite de l’excellent L’instinct de mort. On y retrouve un Cassel époustouflant, un Mesrine toujours plus démago, givré, convaincu de sa supériorité et, tout en même temps, parfois dépassé par son personnage, plus ou moins piégé lui-même par le Mesrine qu’il a créé. On y retrouve aussi une musique un peu trop envahissante, et la scène finale traîne beaucoup trop en longueur — j’aurais très largement préféré un final à la Easy rider, si vous voyez ce que je veux dire. Mais le reste est en béton et mérite vraiment le détour.

Ce midi, pendant que mes collègues se bourraient la gueule testaient la piquette récente, j’ai visionné J’irai dormir à Hollywood, film d’Antoine de Maximy. Pour apprécier le film, il faut connaître J’irai dormir chez vous, série de documentaires télé du même Maximy. En gros : le type se pointe dans un pays, avec une caméra sur l’épaule, une au bout d’un bras qui lui filme la poire, un gros sac à dos, et il part trouver des gens en essayant de se faire inviter. Gros culot, grosse inconscience, zéro pudeur… J’aimerais bien connaître le montant de sa prime d’assurance.

Donc, à la télé, c’est parfois un peu répétitif. J’ai regardé l’émission quelque temps, et j’avais parfois l’impression de revoir les mêmes situations, avec juste des gens qui changent d’un pays à l’autre. En s’attaquant au long-métrage selon exactement le même principe, on se dit donc qu’il y a un vrai risque de lasser. Mais bonne nouvelle : les États-Unis, c’est grand, c’est varié, et l’anglais est une langue que Maximy maîtrise raisonnablement (avec un bon accent parigot quand même). Ça limite le cas, vu notamment dans l’émission japonaise, où personne ne comprend personne pendant cinq minutes. On peut également imaginer que le montage a été beaucoup plus sévère en traversant les États-Unis (toute la côte Est, puis traversée jusqu’au Pacifique par les états du Sud) pour garder 1 h 30 qu’en passant juste quelques jours dans un pays pour garder une demi-heure.

Toujours est-il que le film ne cesse de se réinventer, de se recréer de séquence en séquence. On rit beaucoup, on pleure un peu, on réfléchit quand même pas mal notamment sur la fin. Et ça donne presque envie d’acheter un corbillard rouge.

Pas le temps de relire, j’espère pas avoir fait trop de fautes, toutes mes excuses dans le cas contraire.

PS : j’oubliais, j’ai passé une partie de l’après-midi à prendre la température du Luxembourg, où les profs manifestaient. Enfin, je crois que c’étaient les profs, parce que j’ai vu plus de gendarmes et de policiers que d’enseignants et de lycéens. Un dispositif vraiment impressionnant, qui cloisonnait toutes les rues adjacentes au trajet de la manif. D’habitude, j’aime bien le cinquième arrondissement, mais là ça faisait limite peur.

18 novembre 2008

Socialiste…

herisson26 à 0:00 — Filed under: Air du temps,Coups de sangPas de commentaire

Alors voilà, je le dis, je l’avoue : je suis d’accord avec Ségolène Royal.

Oui, voir Aubry et Delanoë s’allier pour que la première devienne premier secrétaire du Parti socialiste, ça a un vieil air de vieux dinosaures qui veulent pas lâcher leur place. Oui, il est temps de passer la direction du PS à une nouvelle génération, si possible en zappant les crétins qui veulent tous unir le parti, mais chacun pour soi.

En revanche, là où j’ai du mal à suivre notre ex-prétendante au trône présidentiel, c’est qu’à l’entendre, j’ai l’impression qu’elle compte incarner cette nouvelle génération.

Eh, oh, ma vieille, notre maire à tous avait trois ans quand vous avez commencé à respirer ! Z’êtes même plus vieille que le premier secrétaire actuel du parti !

Nouvelle génération, la Royal ? S’il s’agit de dire que les jeunes n’ont rien dans le crâne, effectivement, il y a quelque chose en elle de jeune. Sinon, c’est bien les même relents de moi, moi-même et je qu’on reproche aux autres qu’on peut entendre dans ses logorrhées actuelles. Rénover la politique ? Si ça veut dire singer l’autre crétin dans l’apologie de l’agitation permanente, du gouvernement à vue, de la législation à chaud et de l’émotion facile ou pour opposer un culte de la personnalité à un autre culte de la personnalité, merci, mais non merci !

Si vous voulez qu’une nouvelle génération prenne les reines du parti, c’est pas compliqué : débarrassez le plancher et emportez avec vous ces « ténors » si forts en tout.

Ah, et au passage : la grande question il y a dix ans, quand Jospin est devenu premier sinistre, c’était : « doit-on s’allier avec les cocos ». La grande question maintenant, c’est « doit-on s’allier avec le centre ». Si vous vous demandez pourquoi les socialistes votent de plus en plus communiste révolutionnaire alors qu’ils ne sont ni communistes, ni révolutionnaires, ne cherchez pas plus loin.

15 novembre 2008

Charonne, semaine 10

herisson26 à 21:22 — Filed under: En vracPas de commentaire

Tiens, y’avait rien qui sortait cette semaine. Du coup, pas mis les pieds au cinoche depuis mardi, où j’ai profité de la fériéitude pour me faire (enfin) Mensonges d’état, excellent polar d’espionnage de Maître Ridley Scott. Photo soignée, scénario suffisamment fouillé pour être crédible, Léonard aux Capres excellent de bout en bout, et un film qui pousse au-delà de ce qu’on en attend : c’est bien sûr un film d’action et de politique-fiction — quoique « fiction »… –, mais ça parle autant d’amitié, d’honnêteté, de confiance, et surtout de choc des cultures. Ça m’a énormément rappelé un documentaire que j’avais vu il y a quelques années sur les milieux d’affaires, où un Arabe expliquait pourquoi il venait d’envoyer bouler un Américain qui voulait signer un contrat avec lui ; en gros, c’était « il est arrivé, il a à peine dit ‘bonjour’, il s’est assis comme chez lui et n’a parlé que d’argent. Je travaille pas avec des malpolis. »

Bref, Ridley nous fait réfléchir sur l’importance de connaître des cultures différentes au lieu d’essayer d’imposer nos méthodes, virage qui sera sans doute indispensable si on veut un jour cesser de créer du terrorisme — sans même parler de lutter contre : être des envahisseurs grossiers et arrogants, c’est le meilleur moyen d’encourager les gens à vous plomber. Et aussi, au passage, l’importance de ne pas donner une parole au hasard — parce que comme disait l’autre, on peut tromper mille personnes une fois mais…

Professionnellement, la semaine a bien sûr été marquée par la publication du test du G1, le fameux hybride, un bridge à objectifs interchangeables qui joue au faux reflex. Pour ceux qui se demandent pourquoi il a atterri dans les reflex, sachez qu’après avoir bouclé l’article lundi soir, on a eu la malheureuse idée de laisser le rédac-chef s’occuper de la mise en ligne, en lui écrivant juste « après moult débats, on a décidé de le mettre dans les compacts ». C’est le même rédac-chef qui a il y a quelques semaines mis en ligne un test qui n’était pas terminé sans attendre son auteur, bref, c’est le fils naturel de Lucky Luke — il publie plus vite que son ombre — et de Gaston Lagaffe. Moi, ça me fait plutôt marrer, mais j’en connais une qui voulait l’étriper à la petite cuiller il y a quelques semaines.

Jeudi, c’était également l’ouverture du Salon de la photo. J’avais logiquement prévu d’y assister à la conférence de présentation du E-30, et puis de vaquer à mes occupations dans l’après-midi. Mais voilà, après avoir déjeûné avec des gens de Pentax (en payant notre sandwich, bande de mauvaises langues), discuté avec les connaissances diverses, cherché quelques nouveautés (y’aura une loupe absolument géniale dans Bibble 5 qu’on avait pas vue la fois précédente), etc., on a fini pile à l’heure de sauter dans le tram pour rentrer se coucher.

Hier, j’ai pris un peu d’avance dans l’après-midi pour pouvoir retourner ce matin au Salon pour la conférence sur les dangers d’Internet pour les photographes amateurs. Globalement assez déçu, notamment par la première partie du truc, essentiellement orientée pour dire « Flickr c’est le mal », et les vraies sujets sont plutôt venus après, pendant les questions publiques. Et comme tout avait commencé avec vingt minutes de retard et que les Denis-Huot attendaient pour la conférence suivante, ç‘a été réduit au strict minimum…

L’événement marquant de la matinée, finalement, ç‘aura été que, arrivé avec près d’une heure d’avance (Vélib jusqu’à Nation -> 10 minutes économisées, métro par la circulaire sud au lieu de la ligne 1 -> un quart d’heure, ajoutez ma demi-heure pathologique…), j’ai voulu aller en salle de presse pour voir si y’avait du neuf sur Internet et si éventuellement j’avais le temps de taper une ou deux choses. Tout le monde me laisse rentrer sans problème en montrant mon badge à droite, à gauche, et je commence à m’installer.

C’est à ce moment-là que Michèle Alliot-Marie, ou son double diabolique, m’a foutu dehors presque manu militari parce que c’était pas encore ouvert, que la presse ça commence comme les visiteurs à dix heures et que vous avez rien à faire ici. J’aurais tendance à penser que dans ce cas, il suffit assez simplement de filtrer les badges à l’entrée, hein, ça me paraît pas insurmontable surtout qu’il y avait des vigiles qui ont regardé le mien. En tout cas, je suis d’autant plus interloqué qu’à Cologne, un badge presse permettait d’accéder aux salles de presse presque à toute heure du jour ou de la nuit — la Kina était ouverte au public de 10 h à 19 h, comme le Salon, mais il nous est arrivé de nous pointer à 9 h pour publier le matin les vidéos montées dans la nuit et de pas partir avant 20 h 15 –, et que la possibilité d’accéder aux salles de presse avec un peu de battement me paraît indispensable pour bosser dans de bonnes conditions.

Dans l’après-midi, j’ai refait un tour de salon pour chercher les trucs intéressants. Croisé Monsieur Canon, qui m’a dit avoir eu du mal à avaler que j’aie dit que le K-m avait une finition supérieure au 1000D, du coup j’ai refait une comparaison, non en me basant sur ma mémoire mais en les prenant en mains chacun sur son stand en deux minutes. Bilan : je comprends qu’il l’ait en travers de la gorge, parce qu’il y a par exemple un bout de caoutchouc en plus chez Canon qu’il n’y a pas chez Pentax. Mais en même temps, y’a pas, je préfère la construction du Pentax, avec une poignée plus creusée et une cale sous le pouce mieux profilée.

Joué un moment avec le Fuji stéréoscopique aussi, c’est assez zarbi comme truc mais pas inintéressant. Mérite qu’on s’y intéresse.

Sinon, ben beaucoup, beaucoup de monde. Tous les exposants le disent, d’ailleurs. Finalement, c’était donc peut-être pas une mauvaise idée de passer à un rythme annuel, j’avais tort, tout ça.

8 novembre 2008

Charonne, semaine 9

herisson26 à 21:48 — Filed under: En vracPas de commentaire

Bon, un peu en retard cette semaine. Pas trop eu des masses de temps hier, faut dire : j’étais au bureau pour filer notre dernier bébé à Renaud. On publie mardi, peut-être même sur Focus. Curieusement, il ne m’a pas tué alors que j’ai oublié le chargeur ici (tiens, si je le mettais dans mon sac pour être sûr de pas l’oublier lundi ? Voilà, c’est fait, je savais bien que ces billets servaient à quelque chose) et que je l’ai déjà prévenu qu’il a tenu à peine 248 photos sur sa première charge… En-dehors de ce petit détail qui obligera à garder une batterie dans la poche, le G1 est vraiment étonnamment proche d’un reflex en termes de performances, tout en ayant l’encombrement d’un bridge et les automatismes poussés d’un compact.

Quant à avant-hier, j’étais au Carpe diem, un bistrot de la rue des Halles qui dispose d’une salle d’exposition en sous-sol et où les Aeroforums m’avaient indiqué que s’inaugurerait une expo de photos de bombardiers d’eau. J’arrive, bonjour, c’est bien là l’expo ? Oui, vous êtes ? Franck Mée. Enchanté, Eul Fred.

Donc évidemment, tombant en vrai sur un type que je fréquente occasionnellement sur les Aeroforums depuis pas mal de temps, et qui comme moi s’est tapé parfois des recensions pour l’Aerobibliothèque, et qui comme moi a une tendresse particulièrement pour les gens qui, plutôt qu’une carrière tranquille de navigant chez Air France, préfèrent risquer leur peau quotidiennement en étant payés au lance-pierres, enfin bref, il était minuit quand je suis ressorti de là, après avoir rencontré non seulement Eul Fred, mais aussi une espèce de colosse en moto qui enseigne le pilotage au Bourget en hiver et guide des Tracker depuis un Bronco californien en été, le manche dans les genoux et l’appareil photo entre les dents.

Dernière rencontre marquante : le camembert grillé, spécialité locale, au tarif étonnamment doux (on est rue des Halles, c’est-à-dire le coin le plus cher de la ville la plus chère de France, un endroit où le demi de Heineken tourne à 4,5 €).

Bref, les photos sont sympas, les exposants aussi, le tenancier aussi, donc allez-y, voilà. Mais prévoyez pas de rentrer tôt.

Sinon, la journée de mercredi a bien entendu été marquée par l’élection d’un jeune orateur au poste de maître du monde. Ah oui, il est aussi métis, il paraît, mais j’espère bien que c’est pas tout ce qu’on en retiendra. Donc, une espèce de trotskiste, selon les standards locaux en tout cas, qui pense interdire aux criminels de moins de 12 ans d’acheter des fusils d’assaut et veut encourager les constructeurs de voitures à réfléchir à des modèles plus légers et moins gourmands. Ce crypto-gauchiste devrait surveiller ses arrières, les républicains viennent de se ruer dans les armureries et plus d’un seraient heureux d’accrocher une tête de nègre naturalisée au-dessus de leur cheminée.

Enfin, côté cinoche, trois films sont passés devant mes yeux. Samedi, Enfants de don Quichotte (acte 1), assemblage hétéroclite et pas toujours très adroit de séquence filmées en vidéo, un peu trop à la gloire de l’improvisation totale et de l’absence de réflexion, mais pas forcément inintéressant sur le fond. La principale faiblesse est le refus de toute mise en perspective — c’est plus un carnet de route qu’un film, en fait –, qui pouvait être une force du mouvement dont ça parle, mais ne passe pas au cinéma.

Mercredi, l’inévitable Quantum of solace, premier James Bond que je vois depuis, ouh là… Je crois bien avoir sauté tous les Brosnan, donc ça doit remonter à Permis de tuer. Et là, comment dire, le mot qui va bien, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui : déception. Un film d’action d’une banalité effarante, dépourvu de ce petit truc bizarre qui faisait le charme désuet d’un 007 sauce Connery, Moore ou Lazenby, cet espèce d’humour british décalé (« – Vous avez la désagréable habitude de survivre. — C’est toute l’histoire de ma vie. »), et ces petits gadgets plus loufoques les uns que les autres…

Là, j’ai eu l’impression de voir La mémoire dans la peau, mais sans la quête d’identité de Jason Bourne — façon élégante de dire « sans la partie intéressante ».

Enfin, jeudi, après une installation de Mandriva 2009 (petit bug graphique sous Intrepid, et pas eu envie de creuser outre mesure étant donné que la non-intégration de Open Office 3 est déjà une sacrée déception à mon goût, je repasserai peut-être chez les dérivés debianisés avec Jaunty), départ en catastrophe en Velib pour essayer de voir Mensonges d’État, un Ridley Scott qui promet d’être incontournable. Là, c’est le drame : trompé de ruelle dans le 11è, sans soleil pour m’orienter, je me retrouve connement à République alors que je visais les Halles.

Le temps de retrouver mes repères, c’est trop tard et je me rabats sur La très très grande entreprise, comédie qu’on attend assez vide, prévisible et pas fatigante pour les neurones, et qui s’avère finalement tourner assez bien. Quelques bonnes idées de réalisation, comme les présentations des personnages, un scénario qui ne se prend pas trop au sérieux, une équipe de bons acteurs qui font leur job sans cabotiner, et voilà une petite comédie qui, sans bouleverser mon top 50 cinéma, m’a permis de passer deux heures pas désagréables.

Powered by WordPress