30 novembre 2006

Coucou les gens !

herisson26 à 10:40 — Filed under: En vracPas de commentaire

Du neuf, enfin ?

Pas vraiment.

En fait, le coup des critiques en vrac (cinoche et appareils photo, dans le menu divers ci-dessus, mais ça devrait bientôt disparaître), c’était pas très pratique.

Du coup, je me suis dit qu’un truc comme WordPress pourrait organiser ça comme il faut. Et comme de toute façon, il n’y avait jamais rien eu sur la page d’accueil de ce site…

Pis comme ça, vous serez au courant si jamais il y a du neuf sur ce site (on peut rêver, non ?). La dernière page en date est Un dernier espoir (menu «Textes»). Bonne visite.

29 novembre 2006

Minolta X300

herisson26 à 11:44 — Filed under: PhotoPas de commentaire

Il y a quelques années, mon paternel est tombé nez à nez avec un X300, vendu 60 € avec quelques objectifs. Il est revenu tout content, vu qu’il n’avait plus à l’époque qu’un Yashica 6x6 à visée verticale pour faire des vraies photos — sinon, on avait des compacts à souvenirs, vous savez, clic-clac merci Kodak.

C’est donc le premier reflex à objectifs interchangeables que j’ai utilisé. Au fil du temps, des brocantes et des heures sur eBay, le lot d’objectifs s’est stabilisé sur un 50 mm f/1,4, un 35–70 et un 70–200 f/4,5 — désolé, je sais plus les marques et on l’a plus sous la main.

Dès le départ, alors que je n’avais jamais utilisé un appareil de ce genre, je l’ai trouvé extrêmement bien foutu. Les gars de chez Minolta avaient de l’expérience, et ça se voyait quand on mettait ses doigts sur l’appareil : l’ergonomie était à peu près irréprochable.

Normalement, vous deviez avoir la main gauche sur l’objectif. La monture MC ne permettait pas l’exposition automatique : le réglage de diaphragme était donc manuel, ce qui n’a rien de gênant avec l’habitude (d’ailleurs, je m’aperçois que j’utilise régulièrement mon FZ30 en priorité ouverture…). En revanche, la sélection de la vitesse était automatique (sauf si on voulait finasser), avec un affichage électronique dans le viseur de la vitesse sélectionnée. Donc, sans décoller l’œil du viseur, régler l’ouverture en comptant les clics jusqu’à affichage d’une vitesse correcte — de quoi faire l’exposition en une fraction de seconde.

Une fois réglée l’ouverture, il fallait faire la mise au point. Ben oui, au début des années 80, quand les Minolta X (300, 500 et 700) sont sortis, l’auto-focus n’était même pas un rêve d’auteur de SF. Dieu merci, le X300 était livré d’origine avec un verre à stigmomètre1, ce qui permettait de faire une mise au point rapide et extrêmement précise.

Bien sûr, pour ceux qui n’ont jamais utilisé d’appareil dépourvu d’automatismes sophistiqués, le X300 est terriblement déroutant à priori. La surprise sera d’autant plus grande de trouver ses marques très rapidement, deux doigts sur la bague de diaph’, un sur le déclencheur, un sur le levier d’armement — un moteur annexe pouvait être monté sous l’appareil, mais il était lourd, encombrant et finalement assez inutile — et… le majeur droit sur le bouton de verrouillage de l’exposition, fonction essentielle pour exposer correctement un contre-jour par exemple. J’ai depuis vu quelques autres appareils, et jamais ailleurs je n’ai eu le verrouillage d’exposition aussi bien placé, pile sous le doigt qui n’a rien d’autre à faire.

Bon, ne nous leurrons pas : le X300 n’était quand même pas parfait !

Au chapitre des fâcheries, l’absence de vérification de la profondeur de champ. Cette fonction, disponible sur les X500 et X700 via un bouton sur la monture d’objectif, n’existait pas sur le petit frère. Du coup, il fallait pas mal d’habitude pour estimer la profondeur disponible. Particulièrement énervant en macro, ou dans les situations où l’on veut créer un flou d’arrière-plan ou au contraire être net du premier plan à l’infini. Dieu merci, les objectifs de ce temps étaient souvent équipés d’un indicateur de distances (Canon, Nikon, et autres fabricants modernes d’objectifs à auto-focus, expliquez-moi pourquoi vous avez abandonné ça !) avec indication approximative de la zone de netteté en fonction de l’ouverture. Bien pratique, mais ça ne remplace pas le bouton qui va bien.

Dans le même ordre d’idée, les diodes indiquant la vitesse choisie étaient un peu déroutantes en mode manuel : elles s’allumaient alors pour afficher la vitesse conseillée par la cellule, sans rappel de la vitesse que vous aviez réellement choisie.

Je n’aimais guère, également, la courroie d’origine, extrêmement fine, pour un appareil qui dépassait allègrement le kilo dès qu’on l’équipait d’un petit télé. Au bout de quelques dizaines de minutes, elle vous cisaillait l’épaule et commençait un travail d’amputation après une heure. (Un peu ridicule aussi, cette courroie comportait un compartiment qui permettait de ranger des piles de rechange. Le X300 mettait une éternité à vider ses piles et, le temps d’arriver au bout, celle de rechange avait des chances d’être fatiguée elle aussi…)

Manquait aussi une petite fenêtre, dans le dos de l’appareil, qui aurait permis de vérifier de visu quel type de pellicule était dans le boîtier. Et à propos de pellicule, le système d’entraînement avait aussi un coté un peu énervant lorsque l’on changeait de film : il fallait en passer l’extrémité dans une fente qui, une fois sur deux, le laissait filer au lieu de le retenir pour l’enrouler…

Pour finir, incontestablement et même privé de quelques fonctions de ses frères X500 et X700, le X300 restait un très bon appareil, doué d’une ergonomie sans pareille, d’un viseur très agréable et d’une exposition automatique fort correcte. Un très bon petit reflex, qu’il m’arrive de regretter quand je dois plisser les yeux dans l’oculaire d’un EOS 300D ou quand je veux verrouiller l’exposition de mon FZ30 avant de recadrer…

1 Le stigmomètre, ou télémètre à coïncidence Dodin, est un dispositif de visée qui affiche une portion de l’image coupée en deux. Quand la mise au point est plus éloignée que le sujet, celui-ci est décalé, disons à droite dans la partie supérieure et à gauche dans la partie inférieure. Lorsque le sujet est réuni sans cassure, la mise au point est donc bonne.

Panasonic Lumix DMC-FZ30

herisson26 à 11:31 — Filed under: PhotoPas de commentaire

Mon appareil du moment. Qu’il est à moi et que si quelqu’un veut me le piquer comme il a fait avec mon A70, qu’il y vienne, je l’attends !

On a beaucoup jasé, fin 2005, avec la sortie coup sur coup de trois appareils particulièrement remarquables : Fujifilm S9500, Panasonic FZ30 et Samsung Pro 815. Trois appareils qui mimaient l’ergonomie et les fonctions d’un reflex comme personne ne l’avait fait (à l’exception notable des excellents Minolta A1, A2 et A200), avec bagues de zoom et de mise au point sur l’objectif, molettes de réglages etc…

N’ayant jamais vraiment testé les concurrents, je me bornerai à parler du mien : le FZ30.

Le gros point très fort du FZ30, c’est le gros machin en verre devant. Seul des trois à proposer une optique stabilisée, le FZ30 ne fait certes pas aussi fort que le Pro 815 en termes d’amplitude de zoom, mais il propose une optique de qualité, une très bonne ouverture (f/2,8 en grand angle, f/3,7 en télé) qui n’est dépassée que par son petit cousin FZ20 (f//2,8 constant), une distortion très bien maîtrisée… Et le tout dans un corps de longueur fixe (seuls les éléments internes bougent), solidement emballé avec un pas de vis standard (diamètre 55 mm) au bout. La bague de commande du zoom est à la fois suffisamment souple pour permettre un réglage rapide et résistante pour ne pas la faire tourner par accident, au contraire de la bague de mise au point (électronique, elle) qui tourne un peu trop facilement. Sur le coté de l’objectif, comme sur tout bon reflex (je rappelle que le FZ30 n’est PAS un reflex, mais fait très bien semblant), le choix de la mise au point automatique, macro ou manuelle, et le bouton de pré-mise au point. A main droite, deux molettes de réglage, une sous le pouce et une sous le majeur (certains disent qu’elle est trop bas pour l’index ; je suis convaincu que c’est parce qu’elle n’est pas faite pour lui !), bien placées, et quelques boutons pour les réglages les plus courants (correction d’exposition, puissance flash, retardateur…).

Au niveau ergonomique, donc, peu à redire, sauf à vouloir pinailler. On dirait alors que le bouton de verrouillage d’exposition est mal placé, trop haut, et difficile à trouver avec le pouce (mais tout le monde ne s’appelle pas Minolta). On dirait aussi que la molette arrière est difficile à manipuler lorsque l’appareil est positionné verticalement. On dirait enfin qu’on aurait aimé que les molettes permettent de faire les réglages accessibles par une touche, comme la correction d’exposition, au lieu de revenir aux boutons. Bref, rien de grave. Rien à dire non plus de la fonction loupe d’aide à la mise au point manuelle, précise et efficace, tout en laissant assez de place autour pour voir son cadrage. Ça ne vaudra bien sûr jamais une visée sur verre dépoli, surtout avec un stigmomètre, mais c’est un pis-aller plus qu’acceptable.

En revanche, en mise au point manuelle, il y a un truc que j’ai été choqué de ne pas trouver : il n’y a pas d’indication de la distance. J’avais pris l’habitude, que ce fût avec un X300 dont les objectifs étaient gradués en mètres ou avec un minuscule A70 qui l’indiquait sur l’écran arrière, d’estimer la distance de mise au point, soit pour shooter au jugé, soit pour avoir une pré-mise au point à affiner après. Impossible ici : seule la visée vous permettra d’estimer la mise au point. Rien de très grave, donc, mais dommage.

On s’acharnera plus sur le machin que Panasonic a jugé bon de coller derrière le gros truc en verre. Autrement dit, je suis un peu fâché avec ce capteur.

Pas de soucis à 80 ou 100 iso. Mais dès 200 iso, le bruit est élevé, à peine mieux géré que sur le A70 pourtant deux ans plus vieux et dont les successeurs sont vendus quatre fois moins cher que le FZ30. À 400 iso, le Pana tente de vous provoquer des envies de meurtre — et il y arrive plutôt bien. Rien de dramatique pour ceux qui peuvent se payer un logiciel comme Noise Ninja, excellent correcteur de bruit qui permet d’obtenir des images tout à fait correctes ; mais pour ma part, à la place de Panasonic, plutôt que de me faire pourrir à coup sûr avec un capteur pas à la hauteur de l’optique, j’aurais au minimum fourni NoiseWare Pro avec l’appareil (ah, oui, le CD fourni : rien à voir, passez votre chemin. Les utilisateurs de Windows 98 apprécieront d’avoir des drivers, les autres n’ouvriront même pas l’enveloppe. Et pour le traitement des fichiers RAW, le plug-in UFRaw pour GIMP, gratuit, vous fera ça au moins aussi bien que leur logiciel.)

C’est d’autant plus dommage que, comme on l’a dit plus haut, l’optique est excellente. Le rendu des couleurs est plutôt bon, avec quasiment pas d’aberration chromatique. Les détails les plus fins sont capturés sans soucis, et seul le bruit est un vrai problème. Bien sûr, la stabilisation optique efficace vous permettra de gagner une EV sur la vitesse de déclenchement, mais on aurait vraiment aimé avoir du propre au moins à 200 iso. S’il y a un domaine où le FZ30 est paumé (comme d’ailleurs le FZ20), c’est celui-là.

Fâcherie aussi avec le mode macro. Sur un Minolta A2, par exemple, on peut utiliser le mode macro en télé. Ici, ce n’est qu’en grand-angle que vous pourrez vous approcher de votre sujet. À 88 mm (équivalent 420 en 8 Mpix), vous ne pourrez pas descendre à moins de deux mètres. Heureusement, le pas de vis standard permet de rajouter des bagues d’approche ; avec une bague de 2 dioptries, par exemple, vous descendrez à une cinquantaine de centimètres, ce qui est bien plus agréable. Mais si l’on commence à se balader avec des compléments optiques dans la poche, c’est pas la peine d’acheter un appareil comme ça ; autant tabler directement sur un reflex.

Et pour finir en beauté, j’ajouterai deux petits machins géniaux.

Tout d’abord, l’écran qui bouge. Pas autant que sur un Canon, certes, mais il bouge. Là où mon père, avec son EOS 300D, se couche dans la boue pour se mettre à hauteur du bourdon qui butine, je n’ai qu’à sortir mon écran et me placer au-dessus de l’appareil, et viser tranquillement comme on le faisait sur les vieux reflex double objectif à visée verticale. De quoi vous éviter les sempiternels sujets près du sol complètement écrasés par la perspective, et en économisant vos lombaires.

Ensuite, la réduction de résolution se fait non par interpolation, mais par recadrage. Résultat : votre focale équivalente augmente. De 420 mm en 8 Mpix, elle monte jusqu’à 667 mm à 3 Mpix. Personnellement, j’ai réglé sur un tranquille 5 Mpix qui me permet de compter sur un 35–540 mm.

À l’automne dernier, les «bridge» se sont sérieusement rapprochés des reflex. En prix, certes, mais aussi en ergonomie, en confort et en qualité. Reste comme point noir la sensibilité des petits capteurs, question particulièrement pressante sur le FZ30, par ailleurs tout à fait remarquable. Je ne regrette pas mon achat (d’autant que si j’avais dû me payer un reflex, j’aurais sans doute opté pour un Minolta 5D, marque aujourd’hui disparue et dont la maintenance, malgré les promesses de Sony, reste douteuse), loin s’en faut. Mais il reste un ou deux détails perfectibles.

Canon EOS 300D

herisson26 à 11:30 — Filed under: PhotoPas de commentaire

Les fins de série sont souvent intéressantes. C’est comme ça que mon paternel a trouvé un EOS 300D en kit avec le 18–55 habituel et un 75–300 rigoureusement inconnu mais pas trop mauvais, le tout à moins d’une brique.Du coup, le X300 s’est retrouvé sur eBay avant d’avoir eu le temps de comprendre…

Que dire du 300D ? C’est certes un reflex d’entrée de gamme, qui est un peu dépassé aujourd’hui (que ce soit par son petit frère 350D ou par des produits comparables de chez Nikon par exemple), mais s’il faisait de bonnes photos il y a deux ans, il n’y a pas de raison qu’elles soient mauvaises aujourd’hui !

De fait, le boîtier n’est vraiment pas mal. L’auto-focus hésite un peu de temps à autres, mais il suffit de le bloquer sur un collimateur (au hasard, le centre) pour qu’il retrouve un peu de sa superbe. L’ergonomie générale n’est pas mauvaise, même si je ne suis pas du tout convaincu par le fait de n’avoir qu’une molette pour régler ouverture et vitesse (il faut appuyer sur un bouton tout en manipulant la molette pour régler l’ouverture). Du coup, impossible de changer les deux simultanément pour passer rapidement d’un couple ouverture/vitesse à un autre.

La détection de la température de lumière est aussi parfois hésitante, surtout en intérieur avec un éclairage artificiel. Mais bon, ça se règle très vite avec le bouton qui va bien, donc ça n’est pas vraiment un problème pour qui a lu le mode d’emploi.

Un truc qui énerve un peu, par contre, c’est la qualité du 18–55 d’origine. Pour avoir ça, autant acheter un boîtier nu et demander gentiment à Sigma, ça ne coûtera pas des masses plus cher et on aura une qualité nettement supérieure.

Pour la photo animalière (passe-temps favori dans la famille), on apprécie particulièrement le petit capteur (23 mm), qui multiplie la focale équivalente par 1,6 par rapport à un 24x36. Du coup, le 300 devient un 480 qui permet de faire des gros plans de petits oiseaux sans trop s’approcher. Et avec un doubleur de focale, on leur fait des fonds de l’œil à trois mètres (j’exagère, mais pas tant que ça, regardez donc ici, attention, 304 Ko.)

Attention par contre, le doubleur augmente considérablement le bruit chromatique, qui devient visible dès 400 iso, et, plus gênant, l’auto-focus ne veut pas entendre parler de lui. Oh, je ne veux pas dire qu’il ne marche plus ; juste qu’il cherche, cherche et cherche encore avant de verrouiller enfin après le décollage de l’oiseau. Donc, mise au point manuelle obligatoire et là … Crise de nerfs assurée.

Un petit capteur implique un petit viseur. C’est con, mais c’est logique et pas très grave. Là où ça devient vraiment gênant, c’est que ce viseur miniature, ce qui déjà n’aide pas à la mise au point, ne comporte qu’un dépoli uniforme. Bien sûr, le collimateur AF clignote quand il estime que le point est bon pour lui (une aide précieuse en manuel), mais comme je vous l’ai dit, faut pas trop faire confiance à l’auto-focus avec un doubleur. Donc, vous qui aviez l’habitude de vous débrouiller sans auto-focus mais avec un stigmomètre sur un X300 (ou un OM-1 ou un AE-1, pourquoi je parle toujours de Minolta ?), il va vous falloir apprendre à ne rien avoir pour peaufiner votre mise au point.

Le réflexe logique, dès lors, est de fermer un peu le diaph’ pour augmenter la profondeur de champ (soit dit en passant, le bouton de vérification de la profondeur est très bien accessible par le pouce gauche) et, statistiquement, les chances que le sujet soit au point. Mais ce n’est qu’un pis-aller et des éléments parasites de l’arrière risquent eux aussi de devenir visibles, sans parler de l’augmentation de sensibilité que cela impose (avec les oiseaux, vous ne touchez jamais au temps de pause, sinon ils s’envolent avant que le rideau ait fini de passer). Quand on peut rester à 400 iso, ça va encore, mais à 800 le bruit devient très visible.

L’autre point un peu gênant du 300D, c’est le tampon mémoire un peu juste. Vous ne pourrez faire que quatre photos par rafale, ce qui est un peu juste en sport par exemple. De plus, le transfert est relativement lent, même avec une carte rapide, ce qui rend l’utilisation du Raw un peu délicate si vous voulez prendre plusieurs photos rapidement.

Bon, je critique, je critique, mais il y a quand même des points positifs. Le premier, évidemment, c’est le prix : à l’époque où il est sorti, le 300D était tout simplement le reflex numérique le plus abordable. Il a lancé le reflex numérique amateur et restera dans l’histoire à ce titre. Mais la qualité d’image, une fois bazardé le 18–55 d’origine, est également tout à fait correcte, avec un bruit très bien maîtrisé jusqu’à 400 iso (j’en rêve à chaque fois que je me prends le chou avec NoiseWare pour retoucher les brouillons de mon FZ30).

On appréciera également l’ergonomie générale, qui n’a quasiment pas été retouchée sur le 350D (signe qu’elle plaisait à la plupart des utilisateurs). Les boutons sont bien placés, les réglages les plus courants se font avec un bouton et la molette sans avoir à passer par les menus (Panasonic, vous m’entendez ?) et donc, avec un peu d’habitude, sans décoller l’œil du viseur.

Pour finir, je dirais quand même que ce n’est pas un mauvais appareil. Si l’on excepte ce viseur sans aucun dispositif de mise au point, il est agréable à utiliser, fidèle dans les couleurs et suffisamment réactif.

J’ai aussi mis mes doigts une fois sur un EOS 350D (merci infiniment à mon prof de «Web et multimédia»). Pas de remarques sur la qualité d’image, on était en intérieur et j’ai pas pu l’utiliser très longtemps. J’ai cependant énormément apprécié un point fondamental : le tampon qui est monté à douze images. Ça permet de faire une belle rafale, quitte à virer a posteriori dix ou onze images. L’auto-focus est aussi nettement plus réactif que sur le 300D, surtout dans une rafale ; il arrive à se recaler très correctement d’une image à l’autre, ce qui n’était pas vraiment le cas sur le précédent modèle.

En revanche, il y a eu deux retouches ergonomiques que je n’ai pas vraiment appréciées. Tout d’abord, la poignée est devenue moins haute, ce qui laissait mon auriculaire dans le vide à moins de le tasser avec les autres ; baisse en confort donc, même si ceux qui ont des petites mains auront sans doute apprécié le changement. Ensuite, le bouton qui permet de régler l’ouverture en mode manuel a été déplacé. C’est vrai qu’il n’était pas parfaitement placé sur le 300D, mais là, il a été renvoyé au milieu du dos, ce qui oblige le pouce à lâcher complètement la cale pour aller farfouiller sur l’appareil, tout en gênant la paumette de ceux qui visent de l’œil gauche — comme moi, par exemple.

Canon PowerShot A70

herisson26 à 11:27 — Filed under: PhotoPas de commentaire

À l’époque, on ne faisait guère mieux. Du moins, à ce prix-là.

Ce petit compact, de trois millions de pixels, proposait quelques fonctions étonnamment avancées, et sans doute uniques à l’époque à ce niveau de gamme.

Outre un vrai mode manuel, il proposait ainsi une mise au point manuelle, avec indication de la distance de mise au point. Ainsi, vous pouviez régulièrement oublier l’autofocus (particulièrement lent il est vrai, surtout avec peu de lumière) et réduire le temps de déclenchement à une fraction de seconde.

La qualité d’image n’était pas mal du tout (pour 300 €, on ne trouvait pas mieux) tant qu’on restait modeste en sensibilité — et les pauses longues étaient un vrai régal, avec très peu d’augmentation du bruit au fil du temps. Le rendu des couleurs était excellent, en particulier en bloquant la balance des blancs — l’automatisme montrait là vite ses limites.

In fine, je dirais que c’était un excellent appareil pour apprendre, qui tenait dans la plupart des poches (sans être un «bijou» quand même), avec une bonne qualité d’image et la possibilité de faire tous ses réglages soi-même. Seul bémol : l’absence totale de molette signifiait qu’il fallait tout régler en pressant des boutons. Et lorsque vous étiez en M, avec mise au point manuelle et flash, le temps de tout régler, vous vous sentiez un peu vieux, malgré l’excellente ergonomie générale.

Pour résumer, le plus gros problème que j’ai eu avec cet appareil, c’est que… on me l’a piqué.

24 novembre 2006

Grand prix

herisson26 à 11:16 — Filed under: Cinéma et télé,ahurissant,dépasse les espoirsPas de commentaire

de John Frankenheimer, 1966, ****

La jacquette du DVD nous promet un film de course auto, avec une belle histoire gnamour au milieu… Sans doute pour tenter de vendre ce chef-d’œuvre aux fans du Michel Vaillant de Couvelaire, qui seront déçus de tomber sur un quasi-documentaire, et pour faire fuire les vrais fans de sport auto, qui pourraient adorer ce film… Les joies du marketing…

En résumé, on pourrait dire que nous sommes en 1966. Après cinq saisons de «Formule 2», le Championnat du Monde revient aux «grosses» F1 de trois litres. L’occasion pour Frankenheimer de balader ses caméras dans les paddocks, de filmer de vraies courses pour faire un vrai film sur la vraie course.

Car, à l’instar de Lee Katzin pour Le Mans (1971), Frankenheimer ne veut pas tricher. Il tourne en conditions réelles, engageant Sir Jack Brabham aux grands prix de Monaco, de France, de Belgique et d’Italie dans une voiture spécialement bricolée pour emporter une caméra embarquée. On saluera au passage la performance de «Black Jack» qui, en Belgique, avec sa voiture alourdie d’une vingtaine de kilos et aérodynamiquement handicapée par le matériel cinématographique, se paie le luxe de doubler des pilotes autrement mieux équipés sous la pluie.

Pour lier ses images de course, Frankenheimer va créer une histoire, se basant de bout en bout sur des événements réellement arrivés. Tout commence rapidement par l’accident de Pete Aron (James Gardner) à Monaco ; on suivra son combat pour revenir, en même temps que celui de sa femme qui ne supporte pas son envie de repiloter après être passé à deux doigts de la mort. On suivra également avec attention la saison et les états d’âme de Sarti (Yves Montand), pilote en fin de carrière qui aimerait finir sur un coup d’éclat. Sa rencontre avec Louise (Eva Marie Saint), plus que d’une grande histoire d’amour hollywoodienne, est l’occasion de se pencher un peu plus sur la mentalité des pilotes ; ainsi, lorsqu’elle s’étonne qu’ils fassent la fête à Monaco alors que Pete Aron, broyé quelques heures plus tôt, gît dans un lit d’hôpital, il répond : «S’il était mort, la fête serait la même. À peine plus mélancolique peut-être».

On suivra également, d’un peu plus loin peut-être, le parcours de Ninon Barlini (Antonio Sabato), ancien équipier d’Aron démissionné après avoir causé son accident, qui accepte la proposition de Yamura-san (Toshirô Mifune) qui a décidé d’entrer en Formule 1 et qui, quelque part, partage la devise de Sarti : «There is no bad way of winning, there is just winning.»

Au final, on ne sait trop quoi dire de ce film éblouissant, sinon que, tourné avec de vrais pilotes — on voit même une réunion des pilotes avant un grand prix où, comme l’a dit Frankenheimer, «j’ai juste posé ma caméra et la réunion s’est déroulée comme si je n’étais pas là» — dans de vraies courses, il porte en plus de sa valeur cinématographique une force documentaire dont peu peuvent se vanter. D’aucuns auront reproché au film d’en rajouter dans l’hémoglobine, multipliant les accrochages et les accidents ; mais là encore, tous les accidents montrés dans le film se sont produits un jour ou l’autre, y compris l’extraordinaire rupture de suspension, sans aucune raison, de Sarti en Belgique. On comptera d’ailleurs un mort par an dans les années suivant le tournage du film (Taylor en 66, Bandini, présent dans le film, en 67, Schlesser en 68 — sans compter Clark, tué hors championnat la même année –, Courage et Rindt en 70)…

Bref, pour un amateur de sport auto, ce film est indispensable. Et il appréciera d’autant plus les bonus superbes, dont un making-of passionnant, disponibles sur le DVD.

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