<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Herisson26 - la page du critiqueur</title>
	<atom:link href="http://herisson26.free.fr/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://herisson26.free.fr</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Tue, 01 May 2012 10:15:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.5</generator>
		<item>
		<title>Le dernier billet…</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3289</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3289#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 May 2012 09:42:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[En vrac]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3289</guid>
		<description><![CDATA[On pouvait, dans mon billet précédent, sentir une pointe d’agacement vis-à-vis de Free, qui fournit un service d’hébergement gratuit correct mais ne fait pas les mises à jour de ses serveurs, ne permettant au final plus aux utilisateurs de mettre à jour leurs propres sites. La conclusion logique était de changer d’hébergement. C’est chose faite. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On pouvait, dans mon billet précédent, sentir une pointe d’agacement vis-à-vis de Free, qui fournit un service d’hébergement gratuit correct mais ne fait pas les mises à jour de ses serveurs, ne permettant au final plus aux utilisateurs de mettre à jour leurs propres sites.</p>
<p>La conclusion logique était de changer d’hébergement.</p>
<p><a href="http://www.h26.me/">C’est chose faite.</a></p>
<p>Au passage, ça faisait un bout de temps que je voulais me débarrasser des scories historiques (la première version de ce site a été mise en ligne en 99). Seule la partie WordPress a donc été reprise ; certains textes n’y sont donc pas (tous ceux qui dataient de Mathusalem et n’avaient jamais été transférés en pages WordPress). Je compléterai sans doute dans les semaines à venir, mais c’est aussi une bonne occasion de faire un peu de ménage.</p>
<p>Le présent site restera en ligne mais ne devrait plus évoluer.</p>
<p>Au passage, j’ai mis en place une redirection automatique des anciennes pages vers les nouvelles. Normalement, ça devrait être assez transparent, mais n’hésitez pas à signaler les problèmes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3289</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The Avengers</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3287</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3287#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 16:58:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
		<category><![CDATA[fréquentable]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3287</guid>
		<description><![CDATA[de Joss Whedon, 2012, *** Après deux Hulk, deux Iron man, un Captain America et un Thor, il était logiquement temps de réunir tous ces braves gens dans le syncrétisme marvélien ultime : les Avengers. Le résultat est, pour faire simplement, le meilleur des films de super-héros Marvel sortis ces dix dernières années. Bon, vu le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>de Joss Whedon, 2012, ***</p>
<p>Après deux Hulk, deux <a href="http://herisson26.free.fr/?p=1466">Iron man</a>, un <a href="http://herisson26.free.fr/?p=2832">Captain America</a> et un <a href="http://herisson26.free.fr/?p=2517">Thor</a>, il était logiquement temps de réunir tous ces braves gens dans le syncrétisme marvélien ultime : les Avengers.</p>
<p>Le résultat est, pour faire simplement, le meilleur des films de super-héros Marvel sortis ces dix dernières années. Bon, vu le niveau, c’était pas très compliqué, mais tout de même : les relations entre ces différents connards égocentriques, amenés par la force des choses à bosser ensemble, sont très amusantes à observer.</p>
<p>Bien sûr, tout le film tient exclusivement grâce à un ingrédient : le comique de bas étage, qu’il s’agisse des agressions verbales plus ou moins narquoises qui rythment les échanges de Stark (patron millionnaire hi-tech), Rogers (soldat décongelé directement des années 40) et Banner (scientifique altruiste) ou de situations hilarantes (la rencontre entre Hulk et Loki, qui vous plie une salle de ciné en quatre pendant cinq minutes). Le réalisateur joue par ailleurs souvent sur le « deuxième effet Kiss Cool », en préparant soigneusement une scène prévisible pour la démolir par surprise au moment opportun, ce qui est la recette d’une bonne comédie.</p>
<p>Tout cela est bien servi par des acteurs globalement à la hauteur : Downey, toujours aussi adorablement détestable, forme un duo étonnant mais très amusant avec Evans, et un autre encore plus détonnant avec Ruffalo (sur qui j’aurais pas misé un sou, mais qui fait finalement bien plus que s’en sortir). Il y a bien sûr toujours quelques problèmes de casting, et je dirais volontiers que Chris Hemsworth joue moins bien que son marteau si je n’avais pas peur que le marteau soit vexé par la comparaison…</p>
<p>L’histoire, en revanche, est tout à la fois capillotractée et plutôt décousue, avec plein de scènes spectaculaires plutôt réussies mais un peu gratuites, et la trame globale est d’une originalité folle : un lot de salopards égocentriques doivent bosser ensemble, mais ils passent leur temps à s’engueuler. Puis le type qui les a réunis se fait buter par la Némésis locale, alors d’un coup ils deviennent une vraie équipe, et à la fin ils gagnent en rayant New York de la carte, voilà.</p>
<p>En résumant, <em>The Avengers</em> est une comédie super-héroïque amusante, globalement bien fichue, et même si ça n’en fait pas un grand film, c’est beaucoup mieux que les précédents opus de la maison Marvel.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3287</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mise à jour…</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3285</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3285#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 08:57:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[La minute geek]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3285</guid>
		<description><![CDATA[Je me suis enfin décidé à faire une petite mise à jour de WordPress — la version 2.8 utilisée jusqu’ici est largement obsolète. Au passage, j’ai découvert un truc : Free n’a pas mis à jour PHP — le langage de programmation qui permet de faire tourner WordPress — depuis des lustres : c’est la version 5.1.3, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me suis enfin décidé à faire une petite mise à jour de WordPress — la version 2.8 utilisée jusqu’ici est largement obsolète.</p>
<p>Au passage, j’ai découvert un truc : Free n’a pas mis à jour PHP — le langage de programmation qui permet de faire tourner WordPress — depuis des lustres : c’est la version 5.1.3, sortie en mai… 2006, qui est installée sur les pages perso.</p>
<p>La dernière version de WordPress demande PHP 5.2.4, ce qui n’est pas super choquant puisque cette version va fêter ses cinq ans. La version actuelle de PHP est la 5.4.1 ; Free a donc trois versions majeures de retard — un peu comme si votre ordinateur tournait sous un Windows pre-XP¹. WordPress supporte deux versions de retard de PHP, mais c’est encore pas assez pour Free.</p>
<p>Du coup, cette mise à jour n’est pas totalement à jour : j’ai dû me contenter de WordPress 3.0.5, dernière version de la branche 3.0, dernière compatible avec PHP 5.1.x.</p>
<p>En conclusion : j’envisage très sérieusement de prendre un hébergeur sérieux, quitte à payer pour ça — contrairement à l’époque où j’ai monté ce blog, je ne suis ni étudiant, ni chômeur, et j’ai de vraies fiches de paie desquelles je devrais pouvoir détourner une trentaine d’euros par an sans mettre en péril mon niveau de vie.</p>
<p><img class="alignnone" src="/sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p>¹ Salutations au passage à mes deux visiteurs sous Windows 2000 et à mon visiteur sous Windows NT. Sachez qu’il doit y avoir des disquettes de 3.11 qui traînent chez mes parents.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3285</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Extrême gauche ou extrême con ?</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3281</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3281#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 19:38:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Prise de courge]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3281</guid>
		<description><![CDATA[Monsieur Sarkozy, candidat à la présidence de la République, aujourd’hui : Quand monsieur Hollande et monsieur Mélenchon défilent ensemble, marient leurs programmes ensemble, ça c’est très bien, l’extrême gauche et la gauche c’est parfait. Mais moi quand je parle aux électeurs qui se sont portés sur madame le Pen, ça pose un problème. C’est le terrorisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Sarkozy, candidat à la présidence de la République, aujourd’hui :</p>
<blockquote><p>Quand monsieur Hollande et monsieur Mélenchon défilent ensemble, marient leurs programmes ensemble, ça c’est très bien, l’extrême gauche et la gauche c’est parfait. Mais moi quand je parle aux électeurs qui se sont portés sur madame le Pen, ça pose un problème. C’est le terrorisme du système médiatique. Je le refuse.</p></blockquote>
<p>Voilà qui est révélateur d’une tendance lourde d’une certaine droite : considérer le communisme « démocratique » comme l’équivalent à gauche de l’extrême droite.</p>
<p>Ils oublient juste un truc.</p>
<p>Historiquement, la gauche est socialiste : elle est tournée vers le peuple. Elle est divisée en un courant doux, converti tôt à l’économie de marché et très ouvert sur la libre entreprise, et un courant dur, qui n’admet l’économie de marché que depuis un passé assez récent et refuse obstinément la gestion capitaliste — il est ancré sur la nationalisation des moyens de production ou, plus récemment, des banques. Le premier courant est couramment appelé « socialisme », le second, « communisme » — chez nous du moins, la terminologie varie d’un pays à l’autre.</p>
<p>Historiquement, la droite est capitaliste : elle est tourné vers l’entreprise. Elle est divisée en un courant doux, ouvert à la protection sociale et à la solidarité nationale, et un courant dur, qui ne jure que par l’équilibre des marchés et la liberté totale d’entreprendre — il veut réduire l’État à ses tâches régaliennes et juge toute intervention sur l’économie comme une mauvaise chose. Le premier courant est habituellement appelé « gaullisme », le second, « libéralisme » — et là aussi, cette terminologie est très variable d’un pays à l’autre, au point qu’un « liberal » américain est à peu près un « socialiste » français.</p>
<p>Il y a également, traditionnellement, des courants non-démocrates, qui se qualifient habituellement de « révolutionnaires ». À gauche, on a l’extrême gauche, symbolisée par Lutte ouvrière : un parti refermé sur lui-même au point de refuser tout soutien à Hollande, qui ne vaudrait selon lui pas mieux que Sarkozy. À droite, on a l’extrême droite, actuellement dominée par le Front national : un parti dont l’ouverture se limite à refuser tout soutien à Sarkozy, accusé de mener la même politique que Hollande.</p>
<p>Vous l’aurez compris : on reconnaît un extrême justement à son refus de toute compromission, y compris avec des gens relativement proches de ses convictions. L’extrémiste ne négocie pas, ne s’allie pas. L’extrémiste se retrouve dans des situations incroyablement crétines où Laguiller et Besancenot, Mégret et le Pen, tout en tenant les mêmes discours à la virgule près, n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un programme commun parce qu’ils ne veulent pas lâcher sur la fonte utilisée pour le titre du tract.</p>
<p>Le simple fait que Mélenchon accepte une certaine forme d’alliance avec Hollande suffit donc à ne pas le classer parmi les extrêmes. Ce qui est une différence fondamentale, essentielle, avec Marine le Pen, qui va sans doute refuser jusqu’au 6 mai de choisir entre un qu’elle accuse de ruiner la France et un qu’elle accuse de lui voler ses idées (ou ce qui en tient lieu).</p>
<p>Au passage, on notera que dans la logique historique des choses, Mélenchon est dans la gauche dure et Sarkozy dans la droite dure. Entendre celui-ci qualifier celui-là d’extrémiste est donc amusant, ou pourrait l’être si ça ne reflétait l’absence totale de culture politique d’un type qui vient quand même de nous gouverner pendant cinq ans.</p>
<p>Dans cette symétrie gauche-droite, le pendant de Hollande serait quelque part entre Sarkozy et les centristes ; ça pourrait être un de Villepin ou une Yade. Mais à droite, les différents courants ont été fondus de force dans l’UMP, de l’UDF (centro-gaulliste) à DL (néo-libéral) en passant par le RPR (gaulliste conservateur). Cette fusion n’a jamais eu lieu à gauche : même lorsque l’union sacré a été décidée, la « gauche plurielle » a toujours conservé ses différents partis clairement identifiés.</p>
<p><img class="alignnone" src="/sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p>Il y a tout de même, au passage, une autre raison qui fait que l’alliance entre communistes et extrême gauche est possible, beaucoup moins difficilement que celle entre libéraux et extrême droite. C’est un truc tout con, vous allez voir :</p>
<p>l’extrême gauche est communiste, alors que l’extrême droite n’est pas libérale.</p>
<p>Sur les fondamentaux économiques et sociaux, communistes et extrême gauche sont d’accord. Les différences se jouent sur les modalités d’application : par exemple, la nationalisation se ferait par expropriation chez les uns, par refinancement d’État chez les autres ; elle serait générale, ou ciblée à quelques domaines-clefs ; elle serait systématique, ou réservée aux entreprises qui « ne jouent pas le jeu » (par exemple en cherchant à échapper à l’impôt ou en imposant des cadences à leurs employés).</p>
<p>Ce n’est pas le cas à droite. Il y a un pan fondamental, irréconciliable, qui sépare libéraux et extrême droite : la souveraineté. Les libéraux sont par essence même favorables à l’ouverture des marchés, aux échanges internationaux, à la détaxation ; l’extrême droite française est extrêmement loin de ces positions, puisqu’elle est nationaliste, favorable à un protectionnisme fiscal forcené et à un contrôle absolu des frontières.</p>
<p>Or, l’organisation de la taxation et des échanges commerciaux est un des points fondamentaux d’une politique d’État. Et sur ce point, libéralisme et nationalisme sont mutuellement incompatibles. Quels que soient les appels du pied que Sarkozy peut faire aux électeurs du Front national, en multipliant les déclarations anti-immigration ou sécuritaires par exemple, il butera sur cet écueil : il ne pourra jamais les regarder dans les yeux et leur dire qu’il fera sortir la France de l’Union européenne, restaurera les barrières douanières et le contrôle des flux de capitaux, ou alors ses amis de trente ans gavés sur l’économie trans-frontalière seront les premiers à le faire abattre.</p>
<p>Au fond, sur le plan économique, le Front national est souvent plus proche des communistes que des libéraux. La confirmation ultime de ces considérations, ce sont les sondages chez les électeurs du Front national : environ 40 % prévoient de voter pour Sarkozy, 20 % pour Hollande, le reste se lançant dans un grand week-end de pêche à la mouche. On n’a pas du tout les mêmes statistiques chez l’extrême gauche, dont la plupart des électeurs se reportent sur Hollande, quelques-uns sur l’abstention, et presque aucun sur Sarkozy.</p>
<p>Le problème de Sarkozy n’est donc pas d’accepter ou non les voix du FN — de toute façon, les électeurs votent pour qui ils veulent —, mais que les électeurs du FN acceptent ou non de voter pour lui.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3281</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La pensée du jour</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3279</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3279#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 18:53:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[La pensée du jour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3279</guid>
		<description><![CDATA[Je suis déçu : pour la deuxième fois, Jacques Cheminade échoue à un cheveu du record de Guy Héraud… C’était la pensée du jour. C’est pas de la politique, c’est du sport. ^^]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis déçu : pour la deuxième fois, Jacques Cheminade échoue à un cheveu du record de Guy Héraud…</p>
<p><img class="alignnone" src="/sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p>C’était la pensée du jour. C’est pas de la politique, c’est du sport. ^^</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3279</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Radiostars</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3277</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3277#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 17:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
		<category><![CDATA[dépasse les espoirs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3277</guid>
		<description><![CDATA[de Romain Levy, 2012, **** Une comédie chorale française, avec des acteurs comiques et un humoriste, qui parle des émissions humoristiques matinales à la radio : disons-le tout net, ça n’est qu’à moitié appétissant. On s’attend à retrouver les trois vannes de la bande-annonce, un moment chiant avec un type qui donne des leçons aux autres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>de Romain Levy, 2012, ****</p>
<p>Une comédie chorale française, avec des acteurs comiques et un humoriste, qui parle des émissions humoristiques matinales à la radio : disons-le tout net, ça n’est qu’à moitié appétissant. On s’attend à retrouver les trois vannes de la bande-annonce, un moment chiant avec un type qui donne des leçons aux autres, et qu’à la fin tout le monde est heureux et pis voilà.</p>
<p>Bon, on peut pas totalement ignorer ce raccourci. Par exemple, le moment de donnage de leçons est bien là, bien pesant, bien gluant comme d’hab.</p>
<p>Mais le reste…</p>
<p>Un film à vannes qui marche, voilà ce qu’est <em>Radiostars</em>. Les dialogues sont comme ça : ça fuse dans tous les sens, à toute vitesse, sans temps mort. Et ça marche, aussi, parce que les acteurs n’en font pas des tonnes (mais quelques kilos quand même, en particulier Pascal Demolon qui pousse souvent un peu trop loin) et que toutes les bâches sortent avec un vrai naturel.</p>
<p>Après, bon, c’est sans histoire, hein. Mais c’est tellement rare, un film comique qui fait vraiment rire…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3277</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Battleship</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3275</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3275#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 17:19:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
		<category><![CDATA[troll]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3275</guid>
		<description><![CDATA[WTF de Peter Berg, 2012 Je vais être gentil : je vais pas rappeler que quiconque parle d’une bataille navale remportée par la force d’un cuirassé¹ est à peu près aussi crédible qu’un type qui prétendrait trouver des obus « bons de guerre » dans un navire-musée. Je vais donc me contenter de résumer : pas de scénario, vingt-trois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>WTF de Peter Berg, 2012</p>
<p>Je vais être gentil : je vais pas rappeler que quiconque parle d’une bataille navale remportée par la force d’un cuirassé¹ est à peu près aussi crédible qu’un type qui prétendrait trouver des obus « bons de guerre » dans un navire-musée.</p>
<p>Je vais donc me contenter de résumer : pas de scénario, vingt-trois clichés à la seconde, des bruits métalliques saturés à tout bout de champ, des acteurs qui savent pas pourquoi ils sont là², une musique éculée, un montage épileptique, des scènes d’action illisibles, des scènes d’action ridicules, des scènes sentimentales ridicules, et une bonne vieille morale bien réac qui crache à la gueule des branleurs³ et justifie de tirer à vue sur tout ce qu’on ne connaît pas.</p>
<p>Bref, Michael Bay n’ayant pas de film prévu cette année, Peter Berg a décidé de squatter son fauteuil.</p>
<p><img class="alignnone" src="/sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p>¹ C’est pas pour rien que les cuirassés ont été abandonnés depuis la Seconde guerre mondiale, au profit des porte-avions pour la projection et des destroyers pour la puissance de feu : leur effet tactique a surtout été de mobiliser la chasse ennemie et la plupart ont passé une bonne part de leur vie au radoub, quand ils n’ont pas fini au fond — Bismarck, Tirpitz, Yamato, Musashi, Prince of Wales, Roma, Marat…</p>
<p>² Si vous aimez Neeson, revoyez <a href="../../?p=3146"><em>Le territoire des loups</em></a> mais ne vous laissez pas aller à observer cette bouse. Si vous aimez Rihanna, sachez qu’on la voit beaucoup moins que dans ses clips. Si vous aimez Taylor Kitsch, je peux rien pour vous.</p>
<p>³ N’oublions jamais que si Pascal n’avait pas été un gros glandeur, personne n’aurait inventé la brouette.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3275</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Titanic</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3273</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3273#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 22:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
		<category><![CDATA[dépasse les espoirs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3273</guid>
		<description><![CDATA[de James Cameron, 1997, **** Non, j’avais toujours pas vu Titanic. Pas à sa sortie, pas à sa diffusion télévisée, pas non plus à sa rediffusion télévisée… Mais à sa re-sortie, en papotant avec une copine, elle a dit que c’était pas si mal, qu’il fallait bien que je me fasse ma propre idée et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>de James Cameron, 1997, ****</p>
<p>Non, j’avais toujours pas vu <em>Titanic</em>. Pas à sa sortie, pas à sa diffusion télévisée, pas non plus à sa rediffusion télévisée… Mais à sa re-sortie, en papotant avec une copine, elle a dit que c’était pas si mal, qu’il fallait bien que je me fasse ma propre idée et qu’elle le reverrait volontiers, donc on s’est retrouvés trois heures vingt avec un Leonard aux Câpres jeune.</p>
<p>Et j’avoue : j’ai été agréablement surpris.</p>
<p>Déjà, on n’entend pas Céline. Ou peu, ou du moins pas souvent. Du coup, sur le plan auditif, ça passe.</p>
<p>Ensuite, c’est loin de n’être que la romance guimauvée que l’on m’avait vendue à l’époque. <em>Titanic</em> se divise grosso modo en trois tiers : une longue mise en place, détaillée, présentant les différents personnages et les techniques d’exploration de l’épave ; ensuite, l’amourette de Jack et Rose ; enfin, la percussion et le naufrage.</p>
<p>La première partie est passionnante, tout simplement. Le navire est un personnage à part entière, qui a droit à sa présentation au même titre que les autres ; il faut savoir que, maniaque du <em>Titanic</em> au début des années 90, j’avais dévoré tout ce que j’avais trouvé sur le sujet, et j’ai eu le plaisir de voir que Cameron a dû être aussi fasciné par cette coque de noix que j’ai pu l’être, vue la volonté qu’il a eue de la montrer sous tous les angles et dans tous les détails.</p>
<p>La deuxième partie est peut-être plus rythmée, plus amusante aussi, et le film ne se contente pas de conter une amourette mais la replace dans un contexte social ; il rappelle ainsi que la société post-victorienne restait profondément une société de classes, où l’Anglais riche ne côtoyait qu’accidentellement l’Anglais pauvre, les plans des paquebots étant profondément marqués par cette réalité — les passagers de troisième classe aux entreponts, avec tout juste la possibilité de monter sur un pont dégagé de quelques dizaines de mètres de longueur, dominé par le généreux pont de première classe… Cameron n’est en revanche pas un exemple de finesse psychologique et les personnages sont à son habitude assez stéréotypés, en particulier celui du jeune Hockley, snobinard et prétentieux, qui n’aura pas droit à un bon point de tout le film.</p>
<p>Dans la conclusion, en revanche, Cameron en fait trop. C’est un peu habituel chez lui, mais les vingt-huit allers-et-retours entre les ponts supérieurs et la cale sont tout simplement ridicules, de même que certaines explosions ou le vacillement des lumières dès qu’on est dans les ponts inférieurs alors que tout fonctionne au dessus.</p>
<p>Il y a aussi ce paradoxe agaçant : certains détails sont extrêmement bien vus, et ne seront notés que par les purs maniaques ayant bouffé la littérature sur le navire, et d’autres évidents sont totalement ignorés. Summum du geekisme : lors du démarrage des hélices, la centrale ne se lance qu’après les latérales ; c’est le détail super-réaliste, les hélices latérales des paquebots de classe Olympic étant entraînées directement par les machines à vapeur, alors que l’hélice centrale récupérait l’énergie d’une turbine placée en aval des cylindres d’expansion. À l’inverse, summum de l’erreur bateau : les cordages qui relient les canots aux bossoirs ne se déroulent pas à la verticale… Et puis bon, Rose est récupérée à moitié morte après une heure et demie sur une eau quasi gelée, mais elle a toujours ses dix doigts et ses dix orteils à la sortie.</p>
<p>Sur le plan technique, les grands écrans pardonnent mal les effets spéciaux des années 90. Les images de synthèse, au sommet de la technologie de l’époque, sautent désormais aux yeux — les textures, en particulier, semblent peu naturelles.</p>
<p>La conversion en stéréoscopie, réalisée pour la re-sortie du film cette année, est l’occasion d’un bilan mitigé. D’un côté, Cameron a fait faire du très bon boulot, en évitant les effets exagérés et en limitant les projections aux moments opportuns ; le plan de convergence est également toujours dans le plan de netteté, ce qui évite certains problèmes, et les visages sont la plupart du temps dotés d’un vrai relief. De l’autre, il y a toujours cet effet théâtre de marionnettes sur certains plans, et les proportions des membres ne sont pas toujours respectées — je pense notamment à une séquence où un personnage prend un objet au premier plan, et où la perspective de son bras donne l’impression qu’il a un deuxième coude hors champ pour garder l’avant-bras bien parallèle au tronc. Ça reste donc loin d’un film en stéréo, et même de certaines très belles conversions récentes comme <a href="http://herisson26.free.fr/?p=3060"><em>Hugo Cabret</em></a>.</p>
<p>Il y a aussi au passage une traduction hautement discutable d’une réplique d’un des explorateurs, parlant du choix du capitaine Smith de conserver sa pleine vitesse en croyant qu’il pourrait dérouter le Titanic à temps pour éviter tout impact. « Everything he knows is wrong », traduit par « tout ce qu’il sait est faux ». Évidemment, ça pourrait être « tout ce qu’il croit savoir » ; mais dans le contexte, je pense plutôt que l’idée est que Smith fait « tout ce dont il sait que c’est mal », son expérience lui dictant de réduire la vapeur et de se dérouter pour éviter la zone d’icebergs mais son surmoi ignorant ce signal de sauvegarde.</p>
<p>Ceci étant, dans l’ensemble, <em>Titanic</em> est un film fort sympathique, distrayant, intéressant, plutôt bien joué (même si bon, Leo s’est énormément amélioré en vieillissant et ça pique un peu de revoir ses approximations de jeunesse) et correctement documenté. Il y a bien un bon lot de faiblesses et quelques manies agaçantes de Cameron, comme la tendance à toujours en faire un peu trop dans les scènes finales, mais c’est finalement une bonne surprise.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3273</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Twixt</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3271</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3271#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 20:50:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
		<category><![CDATA[dépasse les espoirs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3271</guid>
		<description><![CDATA[de Francis Coppola, 2011, **** Un obscur écrivain dépressif et désabusé, au bord de la faillite financière et littéraire, dédicace son ouvrage dans un bled paumé. Pas de chance, il tombe sur un fan, qui écrit aussi et lui parle d’événements troubles passés dans son village. Le soir venu, il rêve qu’il rencontre V, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>de Francis Coppola, 2011, ****</p>
<p>Un obscur écrivain dépressif et désabusé, au bord de la faillite financière et littéraire, dédicace son ouvrage dans un bled paumé. Pas de chance, il tombe sur un fan, qui écrit aussi et lui parle d’événements troubles passés dans son village. Le soir venu, il rêve qu’il rencontre V, la victime des événements en question ; fasciné par cette histoire, il décide de l’écrire…</p>
<p>Les films d’horreur, c’est pas forcément ma tasse de thé. Mais les films un peu fantastiques, un peu psychologiques, un peu bizarres, des fois, j’aime bien. Et c’est le cas ici : <em>Twixt</em> est glauque, vaguement angoissant, hilarant aussi parfois — mais d’un humour grinçant, amer et cynique —, et assez loin finalement des codes des films d’horreur. L’esthétique est partie prenante de l’histoire, participant à une ambiance gothique et sombre assez réussie, et Val Kilmer est meilleur en grassouillet alcoolique qu’il n’a jamais été en jeune premier.</p>
<p><em>Twixt</em> n’est pas exempt de quelques longueurs (ça reste un Coppola), mais dans l’ensemble, c’est un film prenant, pas réaliste pour deux sous mais assez fort.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3271</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Affiches</title>
		<link>http://herisson26.free.fr/?p=3254</link>
		<comments>http://herisson26.free.fr/?p=3254#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 19:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herisson26</dc:creator>
				<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Prise de courge]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herisson26.free.fr/?p=3254</guid>
		<description><![CDATA[Entre chez moi et la boulangerie, juste devant la laverie, il y a une dizaine de panneaux d’affichage pour la prochaine élection présidentielle. J’ai pas pu m’empêcher d’y jeter un œil, et je me suis fait quelques réflexions sur les affiches officielles de la campagne. Je vous les mets dans l’ordre de leur présentation, résultat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entre chez moi et la boulangerie, juste devant la laverie, il y a une dizaine de panneaux d’affichage pour la prochaine élection présidentielle. J’ai pas pu m’empêcher d’y jeter un œil, et je me suis fait quelques réflexions sur les affiches officielles de la campagne. Je vous les mets dans l’ordre de leur présentation, résultat d’un tirage au sort officiel.</p>
<p><img class="size-full wp-image-3255 alignleft" title="1_joly" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/1_joly.jpg" alt="1_joly" width="200" height="200" align="left" />Eva Joly a une affiche, comment dire… Le gros plan sur la tête, franchement, on s’en serait passé : c’est censé faire grand-mère bienveillante, ça fait vieille molle.</p>
<p>L’effet est renforcé par le vignettage (sans doute destiné à intégrer les parties écrites mais qui renvoie l’image quelques décennies en arrière) et la dominante chaude qui fait film vieilli, tandis que la main qui soutien la pommette donne l’impression qu’elle arrive pas à tenir sa tête toute seule. Quant aux lunettes, outre leur couleur ignoble censée rappeler l’écologie, leur positionnement « à la Pivot » donne tout de suite une image d’intello.</p>
<p>Bref, Joly, c’est pas une présidente, c’est une petite vieille qui nous lit les <em>Les histoires du père Castor</em> au coin du feu. Certes, ça adoucit son image, mais je suis pas convaincu que ça soit dans le bon sens.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3256 alignleft" title="2_le_pen" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/2_le_pen.jpg" alt="2_le_pen" width="200" height="200" align="left" />Changement de topo avec Marine le Pen. Portrait frontal, demi-sourire aux lèvres mais absolument pas aux yeux, attitude penchée en avant : Marine vous voit, vous regarde, vous surveille. Un vrai côté Big Brother, inquisiteur et franchement inquiétant, genre « je te vois, toi », et son rictus satisfait fait presque encore plus peur.</p>
<p>Les typographes noteront l’accord discutable entre un slogan à empattement, en minuscules et aéré, et un nom sans serif, gras et en capitales compactes. Le premier donne un air vieillot, un peu conservateur, le second est massif, brutal, presque poing-dans-ta-gueule. Le message est clair : toi qui aimes tendrement la vieille France, vote pour le pit-bull.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3257 alignleft" title="3_sarkozy" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/3_sarkozy.jpg" alt="3_sarkozy" width="200" height="200" align="left" />Nicolas Sarkozy ne se laisse pas impressionner par les détournements : il a gardé son affiche précédente, déjà sujette à une interminable liste de moqueries.</p>
<p>L’image est évidemment celle du capitaine au long cours, qui mène son navire à bon port… sur une mer d’huile et sans un nuage. Il ignore résolument la crise, en somme. D’ailleurs, il a gardé son costard avec cravate bien serrée (et un nœud symétrique, genre Windsor, symbole du conservatisme), ce qui n’est pas la tenue d’un type qui gère l’urgence en mouillant le maillot.</p>
<p>La colorimétrie est chaude, mais terne, ce qui peut être le symptôme d’un proche évanouissement. Et s’il est tourné vers l’avenir (espace à droite, dans la lecture européenne), celui-ci est vide et plat.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3258 alignleft" title="4_melenchon" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/4_melenchon.jpg" alt="4_melenchon" width="200" height="200" align="left" />L’affiche de Jean-Luc Mélenchon est intéressante à plus d’un titre. D’abord, c’est la seule à avoir adopté un format paysage, traditionnellement considéré comme plus calme et moins percutant. Ensuite, elle reprend de manière évidente les codes des affiches de propagande communiste : il regarde en haut à droite, vers un avenir radieux, c’est la lutte finale tout ça tout ça. Staline n’aurait pas fait mieux</p>
<p>Le slogan met en avant la notion de « prendre », ce qui est là aussi un thème récurrent chez les cocos, et le parti est plus visible que l’homme : jusqu’au bout, la posture communiste. Petit détail, le costume reprend l’habit bourgeois conservateur, mais le détourne avec un nœud légèrement asymétrique.</p>
<p>Enfin, la colorimétrie est un plus froide que chez Sarkozy (la chemise a une légère dominante bleue), sans doute pour renforcer le contraste avec le fond rouge et se démarquer de la très bleue affiche hollandaise.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3259 alignleft" title="5_poutou" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/5_poutou.jpg" alt="5_poutou" width="200" height="200" align="left" />On continue dans le gaucho assumé avec Philippe Poutou. Le NPA est un parti de slogans plus que d’idées : on a donc deux accroches, une en capitales grasses, l’autre en bas-de-casse maigre entre guillemets anglais, ce qui est très laid. Symboliquement, le mot « Votez » est celui écrit le plus petit de l’affiche et c’est le seul qui soit grisé, comme si l’option n’était pas vraiment disponible : même au NPA, personne n’envisage qu’on puisse sérieusement voter Poutou.</p>
<p>La photo, quant à elle, et bien… Mauvais montage d’un arrière-plan verdâtre rappelant la manif’ du matin et d’un portrait de carte d’identité retraité par la CCIJP¹, Poutou a peut-être l’air sympa mais il a donne surtout l’impression de sortir d’une barrique de Beaujolais. C’est de loin la photo la plus moche et la moins flatteuse de tout cet article, et pourtant y’a du niveau.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3260 alignleft" title="6_arthaud" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/6_arthaud.jpg" alt="6_arthaud" width="200" height="200" align="left" />Nathalie Arthaud et Lutte ouvrière n’ont, manifestement, toujours pas compris un truc : les gens n’aiment pas lire debout sur un trottoir pendant plus d’un quart d’heure. Même moi, confortablement assis dans mon fauteuil, j’ai pas eu la patience de me taper tout leur tract.</p>
<p>La photo ne rime à rien, n’a pas de message, pas de qualité, elle n’est même pas ignoblement mauvaise comme celle du frère ennemi : elle est plate et banale. Arthaud ne sourit pas, ne revendique pas, n’est pas habillée mais ne ressemble pas non plus à un clodo, bref, elle est totalement transparente, effacée par son programme.</p>
<p>L’idée pourrait être bonne si l’élection se jouait entre électeurs cultivés, patients et appréciant les discours interminables à la Castro ; mais chez les gens normaux, une telle affiche ne devrait jamais être montrée sans réserve de paracétamol.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3261 alignleft" title="7_cheminade" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/7_cheminade.jpg" alt="7_cheminade" width="200" height="200" align="left" />Jacques Cheminade a un peu le même problème : lui aussi se croit obligé de fournir sa profession de foi sur ses affiches. Remarquez, si ça peut lui faire faire des économies, c’est autant qui ne viendra pas à s’ajouter à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Cheminade#Invalidation_des_comptes_de_la_campagne_pr.C3.A9sidentielle_de_1995" target="_blank">l’ardoise</a> qu’il nous a laissée en 95…</p>
<p>Par contraste, la chemise bleue donne un teint rougeaud et le fond de brique ocre rend sa tête moins visible. En prime, le portrait est centré, le regard vers la droite quasiment invisible du faire des yeux quasi-fermés, et la liste d’éléments perturbateurs est longue : menuiserie à droite, reflets à gauche… C’est exactement le genre d’image qu’on montre aux élèves en CAP de photo pour leur dire de jamais le faire.</p>
<p>Au passage, l’utilisation de références à la City et à Wall Street met en évidence les origines anglo-saxonnes du mouvement et l’incapacité de Cheminade à parler aux Français. Je sais, je suis méchant, mais c’est plus fort que moi : je supporte pas ce crétin et je me remets pas de sa présence aux élections.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3262 alignleft" title="8_bayrou" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/8_bayrou.jpg" alt="8_bayrou" width="200" height="200" align="left" />François Bayrou joue clairement la proximité : le cadrage est serré sans être agressif, l’homme est expressif, jovial et chaleureux (ce qui d’abord nous change du Bayrou habituel, ensuite est largement mieux que les autres austères coincés), le slogan est écrit dans une fonte « manuscrite » qui personnalise l’accroche et met l’accent sur l’union, thème récurrent chez les centristes depuis des lustres.</p>
<p>La photo est un peu granuleuse, mais pas vieillotte pour autant, assortie à un bonhomme qui commence à avoir de la bouteille mais reste dynamique (cravate asymétrique, tenue classe et décontractée), la composition laisse de l’espace vers l’avenir et l’arrière-plan est flou naturellement, sans détourage trop brutal.</p>
<p>Globalement, c’est une très bonne affiche pour quelqu’un veut rassembler dans la décontraction, et c’est la première sur laquelle je n’ai pas vraiment de méchanceté à dire. Même son petit côté « homme d’affaires branché » passe encore relativement bien, et il se la joue presque à la Richard Gere ou George Clooney.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3263 alignleft" title="9_dupont-aignan" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/9_dupont-aignan.jpg" alt="9_dupont-aignan" width="200" height="200" align="left" />Nicolas Dupont-Aignan ne nous fait pas une affiche, mais la « une » d’un magazine à son nom. Le titre en bandeau, l’accroche sur la veste, la photo frontale, tout y est : c’est un panneau à sa gloire.</p>
<p>On sent aussi une volonté d’être inattaquable, sérieux jusqu’au bout et sans faiblesse — il a retiré ses lunettes, au passage. Dupont-Aignan ne sourit pas ; d’ailleurs, si l’on détaille ses rides, on comprend que ça ne fait pas partie de ses habitudes et qu’il passe plus de temps les sourcils froncés que les commissure étirées. Il n’a clairement pas l’air sympa, et sans être aussi frontal en envahissant que Le Pen, il a le regard droit et scrutateur : lui aussi, il surveille ce que vous faites.</p>
<p>Notons que c’est le seul candidat dont je n’ai pas trouvé de fichier de l’affiche officielle ; il s’agit donc d’une photo de l’affiche, publiée par le <em>Nouvel observateur</em> et prise par Daniel Fouray pour <em>Ouest-France</em>.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-3264 alignleft" title="10_hollande" src="http://herisson26.free.fr/wordpress/wp-content/10_hollande.jpg" alt="10_hollande" width="200" height="200" align="left" />Enfin, François Hollande propose l’affiche la plus molle de la campagne. Le fond est censé être corrézien, le montage est plat, le regard est frontal mais dépourvu d’agressivité, de curiosité, de sympathie ou de toute forme d’expression.</p>
<p>Petite spécificité tout de même : Hollande est le seul tourné vers la gauche. Rappelons que du fait de notre écriture, nous avons tendance à lire une image de la gauche vers la droite ; ici, la posture donne l’avantage que la diagonale de la chemise attire l’œil vers le visage, mais l’inconvénient dramatique que Hollande se tourne vers le passé. Ce n’est pas une vision d’avenir qui est proposée là ; Hollande est planté dans le passé, et la platitude de l’ensemble ne donne pas l’impression que ça puisse changer — d’ailleurs, le changement tant vanté, il est finalement masqué sur l’affiche : plus maigre que le « c’est maintenant », il est planqué au milieu des écritures.</p>
<p><img src="../../sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p>Dans l’ensemble, c’est donc Bayrou qui a l’affiche la plus efficace : c’est une vraie photo, où il a l’air sympathique et rassembleur, et d’où ressortent tout à la fois expérience et dynamisme. On pourra dire que c’est assez précisément le contraire du Bayrou habituel, certes ; mais photographiquement, ça marche.</p>
<p>Hollande et Sarkozy font dans le consensuel mou, ce qui est fort dommage quand on prétend être le héros qui, contre tous, a sauvé la France de la crise ou l’homme providentiel qui viendra la sauver du petit excité. Ce sont en tout cas les deux qui manifestent l’absence d’avenir : l’un le voit plat, l’autre ne le voit pas. Dupont-Aignan a le même soucis, mais est plus envahissant, plus scrutateur et donc plus inquiétant.</p>
<p>Joly poursuit la campagne de « sympathisation » entamée il y a quelques mois, tentant de casser son image de psychorigide un peu chiante. Mais elle va trop loin, et ce côté grand-mère grabataire ne donne pas envie de marcher dans ses pas.</p>
<p>Mélenchon est soviétique et tient à le faire savoir, et quiconque a déjà appris à décoder une affiche de propagande a froid dans le dos en voyant celle-ci. Le Pen glace aussi le sang, par son côté voyeur qui nous surveille jusque dans les chiottes (non, j’ai pas cette affiche dans mes chiottes, c’est une image).</p>
<p>Enfin, Cheminade, Arthaud et Poutou font leurs photos officielles avec un iPhone première version au détour d’une ruelle. Ils ajoutent éventuellement un coup de détourage à la truelle et affichent le résultat tel quel, sans même une balance des blancs dans le cas de Poutou. Et ils polluent généreusement la lisibilité de leur affiche avec des gros bouts de programme et des slogans surnuméraires, comme s’il fallait absolument parler pour meubler leur propre absence.</p>
<p><img class="alignnone" src="/sl.png" alt="" width="20" height="20" /></p>
<p>¹ Si vous comprenez pas la vanne, cherchez un journaliste et regardez sa carte de presse, ça devrait vous éclairer…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herisson26.free.fr/?feed=rss2&#038;p=3254</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
