3 mars 2012

Protégé : Cinémarques

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1 octobre 2011

La pub, c’est bon, mangez-en

herisson26 à 20:54 — Filed under: Cinéma et télé,Pire que de la pubPas de commentaire

Je l’ai pas trouvée sur Youtube, mais ça fait quelques fois que je me la goinfre en apéritif d’un film. Elle, c’est la dernière pub pour des biscuits salés en forme de rectangle aux coins coupés.

Alors, y’a un type qui se promène, et autour de lui flotte « tout ce qu’il a dans ses poches » : smartphone, clefs, etc. Tout ce qu’il faut pour être prêt à tout en toute circonstance. Et pour les petites faims, il a des biscuits TUC. Là, il percute une jolie fille (ils percutent toujours des jolies filles, je sais pas pourquoi, elles doivent attirer les héros maladroits), qui lui chourave ses biscuits qui flottent dans l’air (faudrait savoir, ça flotte vraiment ou c’est ce qu’il a dans ses poches ?).

Bon, déjà, vu la connotation de la pub, c’est peut-être une capote plutôt qu’un biscuit qu’il leur faudrait. Mais bon, on va pas chipoter.

Le vrai problème, c’est que les TUC sont des biscuits apéritifs, retenez bien ce mot. Et ça fait quoi, un apéritif ?

Ça ouvre le repas.

Le concept même d’apéritif vise donc à ouvrir l’appétit, à donner faim en somme.

Et on a un publiciste qui essaie de nous convaincre d’avoir des biscuits apéritifs dans nos poches pour remédier aux petites faims.

Franchement, il se fout de qui ?

16 septembre 2011

La pub qui rend fou

herisson26 à 22:46 — Filed under: Air du temps,Coups de sang,Pire que de la pubUn commentaire

ARGNHAHAHAAAAAGNEUVAISTOUSSSSSSLESBUTEEEEEEEER !!!

Voilà à peu près ce que j’ai dit en voyant cette publicité.

Il faut dire qu’à la base, elle est un peu concon. La mémère qui réserve une plaplace pour la bobox dans la chamchambre de bébé, ça a un côté crétin complet qui, il faut le reconnaitre, est peut-être voulu (certains publicistes sont convaincus qu’en donnant un côté parodique exagéré à leur mensonge, ils le feront mieux passer).

Ensuite, elle est beaucoup trop longue (j’ai ouï que la version télé est plus courte). En particulier, un cut après « on attend… et on devient fou » serait plus efficace, ou même après « personne ne nous donne de délai, on devient complètement dingue ». La partie sur l’état du fœtus — oui, c’est comme ça que ça s’appelle à ce stade de la croissance : ça ne deviendra un bébé qu’après l’accouchement — est ignoblement surjouée, ridicule au fond et à la forme et terriblement longue.

Mais jusque là, y’a pas de quoi fouetter un chat. Elle arrive même pas à 5/10 sur l’échelle de la pub de merde, et elle n’a aucune des caractéristiques particulières qui méritent parfois d’être retenues (message malsain, pseudo-justification mathématique, méconnaissance du sujet…). Elle est juste stupide et vaguement chiante, ce qui est presque un compliment pour une pub.

Non, ce qui explique ma petite crise de nerfs à mi-chemin entre fou rire et meurtre en série, c’est qu’il se trouve que je suis abonné à Internet chez SFR.

Depuis le 10 août.

Que ma ligne téléphonique a été ouverte par le technicien le 22 août.

Puis activée par SFR le 24 août.

Que depuis, j’attends mon modem (baptisé « Neufbox » dans le jargon de la marque).

Que l’agence SFR que j’ai visitée à ce sujet le 26 août ne peut rien faire, ils ne font que de la vente.

Que mon message du 2 septembre n’a eu de réponse que le 8 septembre, pour autant qu’on puisse qualifier de réponse un « Nous vous informons que la livraison de vos matériaux est en cours. Donc, nous vous invitons à patienter car vous les recevrez dans les plus brefs délais. »

Que le mail dans lequel je demandais au moins un numéro de suivi, envoyé le 9, n’a eu de réponse que le 13.

Que le numéro de suivi donné (enfin !) m’a permis de voir que le colis a été expédié le 10 août, qu’il est en transit je ne sais où, et qu’il doit être livré dans un relais colis au sud de Nation — pour ceux qui n’auraient pas suivi, j’habite à la Chapelle depuis la mi-août, et c’est précisément à cause de ce déménagement que j’ai voulu m’abonner chez SFR.

Donc, quand le même SFR se permet de brocarder les concurrents qui mettent plus de cinq jours à faire parvenir des modems, qui traînent à ouvrir des lignes, qui ne répondent pas aux questions et qui ne donnent pas de délai de livraison, j’avoue que là, oui, je dois reconnaître qu’attendre son modem pendant des lustres, et ben ça peut rendre fou.

22 mai 2011

L’impossible devient blaireau

herisson26 à 11:21 — Filed under: Coups de sang,Pire que de la pubPas de commentaire

Il y avait longtemps que je n’avais critiqué une publicité. Pourtant, il y a des lustres que celle-ci m’énerve. Le truc, c’est que je ne savais pas trop pourquoi… Mais j’ai eu l’illumination hier, lorsque je la revis pour la première fois depuis plusieurs semaines, en ouverture de Rio.

Le concept est simple. Un joueur de sport quelconque (volley, je pense, vus le diamètre et l’allure du ballon) reçoit un coup de fil de sa copine, qui lui rappelle son retard au rencart. Grâce à la super boisson blindée de caféine (mais débarrassée de sucres, comme ça on meurt de crise cardiaque, mais maigre) qu’il s’enfile, un commando vient le kidnapper pour l’amener, lavé et habillé, à sa princesse avant qu’elle ne se barre avec le premier venu. C’est bô l’amûr, tout ça.

Alors, qu’est-ce qui m’énerve ?

C’est simple : le message sous-jacent.

Reprenons. On a un type qui zappé un rencart. Et pas à moitié zappé, genre le match a duré plus longtemps que prévu mais j’arrive, non : en sortant, il propose à ses potes d’aller chez lui, façon j’ai rien de mieux à faire que de tomber des bières vautré devant la télé. En bon français, ça s’appelle un lapin.

Sa nana, elle, est là. À l’heure même, peut-on penser, puisqu’elle l’attend depuis dix minutes. Logiquement, si elle décide de se barrer avec le premier venu, ce n’est que justice sur le plan moral ; mais non, le type qui est là et fait des compliments (un peu lourds, okay, mais c’est une pub), c’est, je cite, « le crétin », alors que le pignouf qui néglige sa copine est qualifié de « notre héros ».

Le message fondamental, c’est donc ça : c’est pas grave d’être un sportif avec un demi-cerveau et de traiter votre nana comme de la merde : si vous buvez le truc qu’on vous vend, vous resterez un héros.

Ben désolé, mais personnellement c’est un message auquel j’ai un peu de mal à adhérer.

12 février 2011

La pub débile du jour

herisson26 à 19:24 — Filed under: Air du temps,Pire que de la pubPas de commentaire

Ça se passe comme ça : un personnage trie pièce par pièce un tas de cacahuètes au chocolat, les séparant pour trois convives ; mais un gros bourrin fout tout en vrac, au désespoir des gens qui attendaient la fin du partage équitable pour bouffer. Et la voix off d’expliquer qu’avec la nouvelle présentation du produit, il y a quatorze mini-sachets pour faciliter le partage.

Ah.

Première remarque : avec quatorze mini-sachets, c’est pas plus simple de faire trois tas équitables, vu que ça fait 4,6667 sachets par tas. La pub est donc particulièrement débile, c’est acquis.

Deuxième remarque : 14 ne se décompose qu’en deux facteurs premiers, à savoir 2 et 7. Il n’est donc possible de faire un partage équitable que pour un duo ou un groupe de sept. Le choix même du nombre de mini-sachets est donc complètement débile, ce qui donne une dimension supplémentaire à la pub.

Si vraiment le but est de faciliter le partage, y’a pas besoin d’être fort en maths pour se dire qu’un nombre hautement composé serait plus opportun. Avec douze mini-sachets, par exemple, on peut partager en deux, trois, quatre ou six tas sans effort.

Bon, après, on peut trouver le concept même de mini-sachets crétin, vu que c’est un gaspillage de ressources et que ça a forcément un coût de rajouter des sacs dans des sacs. Mais bon, si on commence à brocarder le suremballage dans les pubs, on n’a pas fini.

1 décembre 2010

Record de crétinerie ?

herisson26 à 18:52 — Filed under: Air du temps,La minute geek,Pire que de la pubUn commentaire

Très bon candidat au concours annuel de la pub la plus crétine : Moon race de Total.

Crétine pourquoi ?

  1. Les carburants de demain ? L’évolution des choses en matière de motorisation est claire : si, demain, carburant il y a, ce sera très probablement de l’hydrogène. Mais plus probablement, il n’y aura plus de carburant : la pile à combustible couplée à un moteur électrique a un meilleur rendement énergétique. Quant aux hydrocarbures, ils sont en voie de disparition et ce n’est pas demain mais ce soir que l’on s’en passera de gré ou de force.
  2. Tester nos produits sur la Lune, pour un vendeur de fioul ? Hum. N’oublions pas un détail : sur la Lune, il n’y a pas d’atmosphère, donc pas de comburant. Si on y utilise des moteurs à combustion, il faut donc ajouter des réservoirs d’oxygène, par exemple, aux véhicules. Ce qui les sort assez radicalement des conditions d’utilisation terrestres, et donc annihile totalement l’utilité de tels tests.
  3. Vous avez vu la gueule des véhicules ? Je rappelle pour les distraits : sur la Lune, il n’y a pas d’atmosphère. Et un aileron, ça sert à quoi ? À faire de l’appui aérodynamique, bravo le type au fond. Et pour ça, il faut quoi ? Un fluide dans lequel faire évoluer l’aileron, bravo la miss au premier rang. Si on conçoit un véhicule de course lunaire, il aura la forme la plus pratique pour la visibilité, la sécurité et le marketing, et l’aérodynamique d’une armoire normande — ou d’un Rover lunaire, tiens.
  4. Derrière la tête du pilote, vous voyez quoi ? Une prise d’air. Bien. Devinez quoi : sur la Lune, il n’y a pas d’atmosphère. Donc, on reprend : derrière la tête des pilotes, vous voyez quoi ? Une prise de vide, merci le gnome du milieu. Et ça sert à quoi d’écoper du vide ? Euh… Joker.
  5. Ah tiens, un indice sur à quoi ça sert d’écoper du vide : le plongeon dans l’écope (1:07). On arrive sur… des lumières de moteur à explosion, avec injection indirecte. Un seul injecteur, qui envoie, ben… du carburant, si j’en juge par la flamme juste après ? Or, je vous le mets en gras coloré parce que je suis sûr que c’est la première fois qu’on vous dit ça : sur la Lune, il n’y a pas d’atmosphère. Ben oui, c’est pas pratique, mais c’est comme ça. Donc, quoi qu’on injecte là-dedans, la prise d’air ne récupère rien avec quoi le mélanger.

Alors, on me dira que ce sont apparemment les délires d’un gamin qui joue avec une maquette de Formule 1 Jordan d’il y a quelques années. Certes, mais l’introduction est claire : ça illustre le travail des gens de chez Total. Soit ils ont l’intention de terraformer la Lune (mais alors, pourquoi les pilotes ont-ils des casques de cosmonautes ?), soit ils ont inventé un carburant qui est son propre comburant, ce qui intéresserait sans doute bougrement Lavoisier.

Autre hypothèse : les publicistes sont des cons qui prennent leurs clients pour des crétins. Mais tout le monde sait bien que l’intelligence est le propre de l’homme, donc du publiciste.

25 septembre 2010

La pub qui vise à côté

herisson26 à 18:07 — Filed under: Air du temps,Insolite,Pire que de la pubPas de commentaire

Ça fait plusieurs fois que je la vois, et curieusement je ne m’en lasse pas trop. Pour une fois, une pub n’est pas odieuse et insupportable… Cette présentation des « afterhours athletes » (les sportifs de soirée, les champions d’après la fermeture des bistrots, un truc du genre) est sobre, bien réalisée, bien photographiée, plutôt élégante et poétique.

Le truc drôle, bien sûr, c’est que bien que présentée par un fabricant de pompes et de tenues de sport, cette pub n’est absolument pas une pub de fringues. On s’est fait la réflexion avec la copine avec qui j’ai été revoir Avatar : au fond, cette pub ne promeut pas son commanditaire mais plutôt la débauche, la vie étudiante, les cuites du samedi soir, les heures passées dans la nuit à discuter en traînant dans les rues ou assis sous un arbre. Elle donne envie de sortir en bandes, de boire, de draguer, de jouer au billard, de se poser sur un trottoir en attendant le premier métro pour rentrer, mais certainement pas de s’habiller en Puma.

Au fond, c’est peut-être pour ça qu’elle me plaît : c’est la première pub dont je sois la cible. Même si fondamentalement, pour les gens qui l’ont financée, c’est une grosse erreur de pointage. ^^

28 août 2010

La pub pirate

herisson26 à 19:53 — Filed under: Air du temps,Insolite,Pire que de la pubUn commentaire

Y’avait longtemps que je l’avais pas vue, mais elle est passée au cinoche tout à l’heure et du coup, voilà : cette pub, franchement, elle vous rappelle pas quelque chose ?

Vous, je sais pas, mais moi, je préfère largement ma chute. ^^

25 juillet 2010

La pub vous prend pour des cons

herisson26 à 16:58 — Filed under: Coups de sang,La minute geek,Pire que de la pubUn commentaire

Désolé, j’ai pas retenu pour quoi c’était et, conséquemment, je peux pas la retrouver pour partager ce morceau d’insondable connerie qui me les brise depuis un moment à chaque fois que je vais innocemment voir un film.

C’est l’histoire d’un geek qui reçoit une voisine et lui explique qu’il a un ordi que c’est trop de la balle, et qu’elle fait évidemment griller dans la minute, oh que c’est drôle, je suis mort de rire. (Mise en scène et direction d’acteurs splendides, même la première fois c’est déjà chiant.)

Ce qui me met les nerfs, c’est l’argument ultime sorti par le geek : « il est plus puissant que les ordis de la navette spatiale, t’imagines ? »

Pourquoi ça m’énerve ? Parce que des trucs plus puissants que les ordis de la navette spatiale, de nos jours, on appelle ça des calculatrices. Ça, c’est plus puissant qu’un ordi d’une navette spatiale. Ça aussi. Et ça aussi, d’ailleurs, probablement. Rappelons que la navette spatiale américaine, la seule jamais entrée en service, a été conçue dans les années 70 (premier vol d’Entreprise en 77, premier vol spatial de Columbia en 81). La dernière construite fut Endeavour en 1987.

La Nasa a beau avoir utilisé les processeurs les plus puissants de l’époque, et certaines machines ont beau avoir été mises à jour, les ordis de la navette spatiale sont largement dépassés selon les standards actuels. Et il n’y a aucune raison d’en changer, au fond : le programme a été créé pour tel système sur tel matériel, et le mettre à jour risque d’introduire des bugs, surtout que les nouveaux processeurs n’ont pas forcément les mêmes caractéristiques de résistance aux chocs ou aux radiations (y’a la ionosphère à traverser) et qu’il n’est du coup pas forcément bienvenu de refaire des batteries de tests sur de nouveaux équipements plutôt que d’utiliser des solutions éprouvées.

Or, ça, tous les geeks le savent, parce que la Nasa a acheté des lots de 8086 en 2002 sur eBay pour maintenir son stock de réserve pour le système de contrôle des boosters des navettes. Et que l’info a fait le tour du monde.

Comprenons-nous bien : je ne dis pas qu’il n’y a pas d’ordinateurs puissants à bord de la navette. Certains équipements ont été créés récemment, d’autres ont été mis à jour, et quelques ordinateurs portables font partie de l’équipement standard de l’équipage.

Mais c’est un argument qu’aucun geek ne sortirait jamais, parce que l’expression « ordinateur de la navette spatiale » le fait immédiatement penser à cette histoire et parce qu’il sait forcément que les ordinateurs centraux de la navette n’ont pas à être puissants, mais à être fiables, et qu’en conséquence il y traîne des vieilleries dont même Intel a oublié l’existence.

N’oublions que tout ce qui touche au vol spatial est un élément central de la culture geek. Navette spatiale ou étoile de la mort, tout pareil. ^^

18 juillet 2010

La pub rend con

Je viens de voir cette pub au cinéma (assurez-vous d’avoir blindé votre cerveau contre la connerie prétentieuse avant de cliquer, et surtout ne vous emmerdez pas à tout regarder¹). Bon.

Alors voilà, t’es dans une salle, venu voir un film que tu espères intelligent et/ou distrayant, et pendant deux minutes (et même plus : y’a un épilogue !), on te passe une histoire sans queue ni tête qui a dû coûter une fortune à réaliser, qui doit coûter deux fortunes à diffuser, et qui n’a absolument aucun rapport avec le produit qu’on prétend te fourguer — rappelons qu’il s’agit d’un forfait téléphonique, pas d’un vaisseau spatial, ni même d’un pokemon qui bouffe les monstres.

Déjà, des clips de ce niveau de trente secondes, ça fait mal aux neurones, mais être coincé deux minutes là-devant a tout d’un « traitement cruel, inhumain ou dégradant » interdit par certaines conventions internationales (notamment celle de 1948 prétendue universelle et relative aux Droits de l’Homme).

¹ Surtout que s’ils se rendent compte que vous êtes nombreux à couper avant la fin, il y a peut-être une chance qu’ils comprennent que leur merde est vraiment trop longue.

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