1 avril 2012

Répliques 9

herisson26 à 23:28 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Léodagan : Je me demande si c’est pas bientôt l’anniversaire de ma fille…

Lancelot : Oui, c’est demain.

Léodagan : Ben comment vous savez ça, vous ?

Lancelot : Euh… J’ai une bonne mémoire des dates.

Léodagan : Ah ouais ? Et le mien, c’est quand ?

Lancelot : Mmmm… Par contre, j’ai une mémoire sélective.

Kaamelott

Citation spécialement dédiée à tous ceux qui s’étonnent que je retienne leur date de naissance. ^^

26 mars 2012

L’as des as

herisson26 à 20:43 — Filed under: Air du temps,Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Entendu au journal télévisé :

Je rappelle que deux de nos soldats qui étaient, comment dire, musulmans en tout cas d’apparence puisque l’un était catholique, mais d’apparence, comme l’on dit, la diversité visible…

Il y a plein de façons de réagir. Peut-être rappeler que moi, à ce moment-là, je suis chrétien d’apparence. Ou que ce qui était scandaleux dans la bouche des opposants à Obama devient la parole officielle d’un président de la République française. Ou encore, se draper dans un « sans commentaire » effectivement suffisant.

Pour ma part, je repense juste à ce dialogue célèbre, qui commence par une remarque du même acabit :

— Juif, vous avez l’air !

— Faut mettre l’adjectif à la fin, pas au début.

— Was ?

— On dit pas « juif vous avez l’air » mais « vous avez l’air juif ». Si je vous dis « con vous avez l’air », c’est pas français. C’est juste, mais c’est pas français.

8 mai 2011

Ambiguïté

herisson26 à 12:19 — Filed under: Prise de courge,Répliques6 commentaires

— Un cyclothymique à tendance dépressive.

— Un quoi ?

— Un taré.

L’as des as

L’introduction n’a rien à voir avec le billet, c’est juste que c’est une de mes répliques préférées dans l’œuvre d’Oury et que ça s’insère assez bien dans une réflexion linguistique que je me fais depuis jeudi. Et puis, citer L’as des as un 8 mai, c’est la grande classe.

En fait, le départ de cette réflexion se joue en deux temps. La semaine dernière, j’ai dit à une consœur que, dans ce milieu, nous sommes tous tarés. Elle a eu l’air vexé ; pourtant, je ne pensais pas à mal, j’essayais juste d’exprimer que nous sommes des individus au psychisme particulier, souvent passionnés et capables d’emportements étranges pour des détails comme « faut-il 400 ou 1000 patches pour caractériser correctement une imprimante CMJN ? » ou « est-il admissible de classer dans les reflex des appareils qui ont un miroir AF fixe mais pas de visée optique ? » (si vous n’avez rien compris, rassurez-vous : c’est bon signe).

Cette semaine, parlant d’une société où un attaché de presse se fait exploiter comme au joyeux temps des colonies, je la qualifie de « boîte de tarés ». J’aurais peut-être pas fait gaffe si la même consœur n’avait été assise en face de moi à ce moment, tiquant au passage. Illumination  : là, oui, pas de doute, ce « tarés »-ci avait bien une vocation insultante.

Il y a donc, dans mon vocabulaire (que j’ai tendance à souhaiter précis et non-ambigu, vous l’avez peut-être remarqué…), quelques termes ambivalents, que je peux employer affectueusement ou hostilement. « Taré » en sera l’exemple emblématique. Prenons deux dialogues :

— T’es vraiment debout ou t’as oublié de déco ?
— Je suis là, je viens de penser que blabla pour le test du blabla, je suis dessus.
— Tu sais qu’il est 3h30 ? T’es taré mon vieux ! Oo

— Pfffff, j’ai encore fini à 21 h, et dès que je rentre je m’y remets, le boss m’a encore ajouté un client…
— Non mais sérieux, t’attends qu’ils aient ta peau ou quoi ? Barre-toi tout de suite de cette boîte de tarés !

Vous aurez noté, sans doute, que le même terme est utilisé dans deux sens radicalement différents. Ce n’est pas forcément le seul mot à recevoir ainsi une double acception sous-entendant un jugement opposé : par exemple, je puis utiliser « crade » pour parler d’une espèce de hippie sur-actif qui s’est pas lavé les cheveux depuis la révolution iranienne, ou pour parler d’un patron de presse dégoulinant par dessus les bords de sa chaise.

J’ai l’habitude de mots utilisés dans des sens différents par les autres et par moi (qui sont parfois des particularismes locaux, mais plus souvent des variations individuelles). Par exemple, la phrase « il a embauché une minette pour s’occuper de ça » m’avait fait tiquer : une minette, pour moi, c’est une jeune femme un peu folâtre, pas très fiable, et dans un contexte professionnel le terme sous-entend fortement « incompétente », donc on ne l’utilise pas pour des gens qu’on ne connaît pas encore. Après discussion avec l’auteur de cette phrase, ce n’était pas l’intention : il s’est juste avéré que son « minette » est assez précisément équivalent à mon « nana » — femme plutôt jeune, sans sous-entendu sur son comportement ou ses compétences.

Mais là, il s’agit du niveau supérieur d’ambiguïté : c’est avec moi-même que je ne suis pas d’accord sur la définition d’un terme. Et en plus, il s’agit d’un mot assez unanimement utilisé avec un sens injurieux, auquel je suis apparemment le seul à pouvoir donner une acception affective.

Vous me direz, c’est pas dramatique non plus, hein. Mais si j’essayais d’employer « givré », ça passerait peut-être mieux, non ?

27 mars 2011

Répliques 8

herisson26 à 12:00 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Nous avons toutes ces technologies surprenantes et pourtant, les ordinateurs nous ont simplement transformés en machines à branlettes à mille balles. Internet était censé nous libérer, nous démocratiser, mais… mais tout ce qu’il nous a vraiment donné, c’est Désirs d’avenir et un accès 24/7 à la pornographie infantile. Les gens, ils n’écrivent plus : ils bloguent. Au lieu de parler, ils textent ; pas de ponctuation, pas de grammaire, « lol » ceci et « mdr » cela… Vous savez, j’y vois juste un tas d’imbéciles pseudo-communicant avec un tas d’autres imbéciles dans un proto-langage qui ressemble plus à ce que les hommes des cavernes utilisaient pour parler qu’à l’anglais du Roi.

Californication, saison 1 épisode 5

19 mars 2011

Répliques 7

herisson26 à 0:39 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

J’ai couru. J’ai couru jusqu’à ce que mes muscles s’enflamment, jusqu’à ce que mes veines pompent de l’acide de batterie. Puis, j’ai continué à courir.

Le narrateur dans Fight club.

21 décembre 2010

Répliques 6

herisson26 à 22:31 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Jim : Vous voulez juste perdre du poids, ou vous vous aussi améliorer votre force et votre souplesse ?

Lester : Je veux être beau quand je suis nu.

American beauty

12 novembre 2010

Répliques 5

herisson26 à 20:05 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Lightman : Vous avez suivi un entraînement spécial pour détecter les mensonges ?

Torres : Je suis sortie avec beaucoup de mecs.

Lie to me, saison 1 épisode 1

16 octobre 2010

Répliques 4

herisson26 à 21:48 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Quand les mecs de 120 kilos parlent, ceux de 60 kilos se taisent et les écoutent.

Mitch-Mitch dans Cent mille dollars au soleil

J’aime bien l’écho avec la précédente… ^^

Répliques : 3

herisson26 à 20:57 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Je fais 1,95 m, 100 kg, et je suis deux.

Winklevoss, côte à côte avec son frère jumeau, The social network

10 octobre 2010

Répliques : 2

herisson26 à 12:54 — Filed under: Cinéma et télé,RépliquesPas de commentaire

Van Zant : Qu’est-ce que tu fais ?

McCauley : Ce que je fais ? Je parle à un téléphone vide.

Van Zant : Je ne comprends pas…

McCauley : Il y a un mort à l’autre bout de cette putain de ligne.

Heat

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