11 décembre 2011

House of the rising Son

herisson26 à 21:24 — Filed under: Cinéma et télé,MusiqueUn commentaire

C’est pas souvent que je parle musique ici bas, mais même après une semaine, j’arrive pas à m’en lasser.

À mon humble avis, cette reprise rocailleuse de House of the rising Sun ridiculise à l’aise tout ce que Johnny a fait sur le sujet (et pourtant, c’est un des rares trucs où j’estime que Johnny a fait plutôt mieux que ses prédécesseurs, la version de The Animals qui a fait connaître la chanson manquant un peu de personnalité et celle de Dylan, et bien… c’est chanté par Dylan).

Les maniaques remarqueront aussi les nombreuses retouches de paroles : on ne parle plus ici de malheureuse amoureuse ayant suivi un poivrot jusqu’à la Nouvelle-Orléans, mais de malheureuse amoureuse ayant suivi un biker jusqu’à Charming Town.

Logique : c’est sur ce morceau que se clôt la quatrième saison de Sons of Anarchy, série télé immorale et violente qui est un peu une version sérieuse et trash de Litteul Kevin, et dont je suis un peu totalement fan notamment depuis son extraordinaire virée irlandaise de l’an passé. Et même si c’est un mâle qui chante, c’est clairement Tara, femme de Jax (et, à ce titre, marionnettiste commandant le personnage principal), qui aurait composé cette version.

Bref, un bel exemple de reprise intelligente de chanson pour une série télé, là où trop souvent on se contente de plaquer n’importe quel morceau pour remplir le générique.

11 septembre 2011

The sound of 9/11

herisson26 à 21:07 — Filed under: Air du temps,Coups de sang,MusiquePas de commentaire

Je m’étais à peu près promis de pas parler des attentats terroristes qui ont fait la « une » le 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Mais là, j’ai quand même du mal à l’avaler.

Dans les commémorations officielles, j’entends qu’on chante The sound of silence. Selon, probablement, l’habitude qui veut qu’on choisisse une chanson en s’arrêtant à son titre, sans regarder de quoi elle parle…

Les commémorations ont un sens essentiel : « nous n’oublions pas ». Une commémoration parle d’un événement dont on veut se souvenir. Si l’on adopte une chanson lors d’une cérémonie commémorative, il est donc bon de s’assurer qu’elle ait un rapport avec l’événement ou le message que l’on souhaite faire passer.

The sounds of silence parle de communication et de publicité. C’est, fondamentalement, une chanson sur la solitude, l’angoisse et surtout le manque d’échanges entre les êtres humains. C’est peut-être moins explicite que pour I am a rock, autre succès de Simon et Garfunkel, mais c’est le même thème de base : « j’ai vu dix mille personnes, peut-être plus, des gens qui entendaient sans écouter, des gens qui parlaient sans discuter, des gens qui écrivaient des chansons qu’aucune voix ne reprenait ».

La seconde partie lie directement cette solitude à la publicité, à la lumière clinquante des sociétés modernes, au miroir aux alouettes formé par les néons des villes — la lumière est le fil rouge de la chanson, source de révélation, de douleur, de fascination mystique enfin. C’est la dénonciation essentielle : « les gens se sont inclinés et ont prié le Dieu de néon qu’ils avaient créé […] et l’enseigne dit ‘les mots des prophètes sont écrits sur les murs de métro et les halls d’immeubles’. »

Comment un esprit malade a-t-il pu choisir une telle œuvre pour accompagner un retour obsessionnel sur des images décennales, la communion d’une société plus que jamais tournée vers l’image (nul n’aura raté les écrans géants qui emplissent Manhattan ou les projections lumineuses qui éclairent le site du World trade center), et pour unir un peuple coupable précisément d’autisme politique ?

Désolé de le rappeler, mais si les États-Unis ont été pris pour cible, c’est en tant que symbole impérialiste. Plus d’ouverture, plus de communication ouverte avec d’autres cultures auraient peut-être pu limiter la casse — pas au point d’éviter que des tarés organisent des attentats bien sûr, mais peut-être suffisamment pour que ceux qui étaient au courant de quelque chose le disent.

Il y a une chose dont je me souviens de la mi-septembre 2001. C’était une américaine qui, hagarde et sanglotante devant les images d’Arabes fêtant l’attentat, demandait en boucle : « why do they hate us ? »

La réponse était pourtant dans la question. Si les terroristes avaient leurs propres raisons, religieuses, économiques ou politiques, les simples quidams pour leur part détestaient un pays arrogant, égocentrique, incapable d’écouter les autres et préférant se regarder lui-même dominer le monde. Les mêmes travers que Paul Simon décrivait en 65, mais portés à l’échelle d’un État.

Il y avait mille chansons très émouvantes parlant de deuil, de recueillement, de communion, d’union face à l’ennemi même (je vous donne La Marseillaise quand vous voulez). Était-il utile de choisir une chanson dénonçant l’autisme d’une société inhumaine, précisément lors de la communion symboliquement tournée sur elle-même d’une société qui ne s’est intéressée aux autres que pour leur foutre sur la gueule et imposer ses propres vues ?

5 avril 2011

Bye bye

herisson26 à 9:04 — Filed under: Air du temps,MusiquePas de commentaire

Calvin didn’t want to go to heaven. Sure he got there anyway : God definitely needs a good dealer.

30 mars 2011

Cinq

herisson26 à 23:35 — Filed under: MusiquePas de commentaire

Depuis quelque temps, le père Larcenet publie les réponses de plein de gens, enfin, de plein d’anciens de Fluide glacial, à la question par lui posée : « quels sont les cinq disques qui vous ont retourné comme une crêpe ? ».

Bien que n’étant pas convié à répondre, ça m’a fait réfléchir un peu et je suis arrivé à une petite liste. La voici donc.

ivLe quatrième album de Led Zeppelin

Pour la petite histoire, j’ai découvert la couverture de ce disque à l’instant… Je l’ai connu par un vinyle espagnol dans une pochette grise, avec la liste des morceaux d’un côté et les paroles de Stairway to heaven de l’autre.

Donc, bien sûr, je connaissais cette histoire d’escalier, c’est le premier morceau hard que j’ai pu écouter — sans doute parce qu’il monte progressivement et que du coup, le final est moins brutal.

Et puis, je tombe sur le disque. Et la baffe, c’est très exactement le premier vers, qui annonce la couleur : hey mama, said the way you move, gonna make you sweat, gonna make you groove. C’est gentil, c’est une voix un peu blues, et pis vlan, batterie, basse et guitare en pleine gueule, putain c’est quoi ça ? Black dog, ça s’appelle. Derrière, ça part dans tous les sens, l’intro mandolinesque au côté pop-folk de The battle of Evermore, la progression implacable du slow planant au hurlement métal de Stairway to heaven, les chœurs et l’impeccable ligne de basse de Misty mountain hop, la gentillesse bluesy de Going to California, pour finir sur la brutalité animale de la section rythmique de When the levee breaks… Pour moi, éduqué dans la folk et le protest-song, le rock est né et il ne mourra plus.

sounds_from_the_fourth_worldSounds from the fourth world, de Calvin Russell

En couverture, une espèce de cow-boy texan à la peau burinée, qui pue la sueur, le mauvais whisky et la poussière. À l’intérieur, du country-rock bluesy à souhait, une voix grave et rocailleuse cassée par l’alcool, des guitaristes qui font pleurer une Fender comme personne… Et des chansons, non, pardon, des histoires, noires, désespérantes, le cauchemar américain dans toute sa splendeur.

Et le chef-d’œuvre jazzy de Josh White, One meat ball, dans une reprise dure, anguleuse, râpeuse, anti-swingueuse au possible… Et puis Crossroad, que j’ai écoutée en boucle pendant des mois en me demandant si c’était possible d’envoyer bouler l’informatique et quoi faire derrière — oui, c’était cette époque-là… Et les pickings de Down down down… Ouais, c’est vrai, les Américains boudent Calvin parce qu’il a un peu trop tendance à leur dire qu’ils sont des gros beaufs fachos et qu’il continuera à fumer de l’herbe même si ça leur plaît pas ; ben tant pis pour eux, nous, on l’aime.

vendeurs_de_larmesVendeurs de larmes, de Daniel Balavoine

Alors oui, je sais, c’est kitschounet, ça a un peu vieilli, tout ça. Mais voilà : Balavoine, pour moi, c’était une voix de tête qui avait fait du rallye-raid et avait eu l’idée saugrenue de profiter de la logistique du Dakar pour faire de l’humanitaire¹. Un jour, je suis tombé sur un documentaire sur lui et j’avais rien de mieux à faire. Et là, le choc : Vendeurs de larmes, critique verte des chanteurs de charme qui refourguent des chansons de rien juste pour nous piquer nos femmes.

Puis, je découvre l’album. Et là, le vrai retournement : y’a que de l’or, un peu partout. Je veux de l’or, cynisme humoristique, Vivre ou survivre, tragédie, C’est fini (qui parle forcément pas mal au maniaque de cinoche qui sommeille en moi), Y’a pas de bon numéro, et surtout Viens danser. Curieusement, ma préférée de Balavoine, Frappe avec la tête, n’est pas sur celui-ci, mais c’est l’album qui m’a marqué.

¹ Claude Brasseur, si j’ai bonne mémoire, disait en gros : « il était venu pour s’amuser, et puis il a dit “eh, attends, y’a des gens là, derrière le pare-brise”. Il a été le premier à s’en rendre compte ».

inquisition_symphonyInquisition symphony, d’Apocalyptica

On est tous d’accord : les quatuors à cordes, c’est chiant. En tout cas, c’est la sévère conviction que mon prof de musique m’avait inculquée, à force de nous faire écouter des violons de classiques mollassons.

Cette conviction fut brutalement ébranlée lorsque je tombai par hasard, sur le DVD où un collègue me passait sa part d’un devoir à mettre en page, sur Inquisition symphony. Dès le lancement d’Harmageddon, le traitement électrique, noir, métallique des sonorités des violoncelles est un truc totalement nouveau, que j’ai jamais entendu avant — mes connaissances en métal sont faibles. La reprise de Nothing else matters, tube extrêmement connu sauf de moi, commence comme un morceau de classique, avec un pling-plong un peu monotone et de l’archet sans effet particulier, puis l’harmonie se complique au fur et à mesure que les autres arrivent, et la fin est un élégant bourrinnage à la fois doux et énergique. Quasiment tous les morceaux sont des reprises, mais de gens que je n’écoute pas (si, j’avais entendu For whom the bell tolls quelque part, je crois), donc ça ne me choque pas ; par contre, c’est radicalement opposé à tout ce que j’avais écouté et je suis surpris d’accrocher, de trouver une ambiance, une harmonie à cette langue que je n’ai jamais étudiée mais qui me fascine. En fait, c’est juste beau, même s’il me faudra encore quelques semaines pour vraiment le comprendre.

echoesEchoes, de Pink Floyd

Alors oui, j’entends déjà les puristes tousser : Echoes n’est pas un album, enfin, y’a même écrit « best of », tout ça. Sauf qu’un best of des Pink Floyd contiendrait forcément A saucerful of secrets et Is there anybody out there ?, bordel !

Echoes, c’est plus qu’une compil : c’est un univers. Le choix des morceaux vise plus une unité tonale qu’un simple suivi des top 50 du groupe, on trouve l’immortel mais jusqu’alors inédit When the Tigers broke free, des retouches ont été effectuées et certains morceaux sont raccourcis ou modifiés pour mieux coller à l’harmonie de l’ensemble… et ça s’écoute comme un (double) album, sans rupture, passant d’ambiance en ambiance sans réelle coupure. Et c’est beau, poétique et planant, et j’ai vécu plein de choses sur ce CD, donc c’est un des cinq albums et pis c’est tout.

26 février 2011

Polly Jean Harvey

herisson26 à 19:58 — Filed under: Musique,PhotoPas de commentaire

concert à l’Olympia, 2011, ****

Étonnant : j’ai pu rentrer… avec un compact en test, pourtant dûment contrôlé par le vigile : « Dans la poche, là, c’est un appareil photo ? — [gêné] Ben… oui… — C’est bon, allez-y. »

Ça vous paraît normal ? C’est peut-être parce que je n’ai pas parlé du panneau juste au dessus de sa tête, celui qui disait que tout matériel de photo ou d’enregistrement était interdit dans la salle. ^^

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Dix minutes plus tard. Le type au centre a pas l’air commode, les gens s’entassent dans l’orchestre, tout va bien.

À l’heure où le concert doit débuter (20 h), rien ne bouge, à part les spectateurs de plus en plus entassés. Normal, un concert qui commence à l’heure, il paraît que ça n’existe pas. Perso, j’en profite pour regarder la salle…

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…le caméraman installé au dessus de la fosse est assis dans sa nacelle. Donc, ça risque pas de commencer tout de suite : je pense qu’il sera averti avant le début du spectacle !

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Au passage, les moyens d’enregistrement sont impressionnants : deux caméras « broadcast » de télévision, une caméra baladeuse au bout d’une perche, des micros partout dans la fosse… Je sais pas si on sera sur un Blu-Ray ou quoi, mais y’a des moyens engagés.

20h30 : le caméraman se relève, et c’est parti. Installation des zicos, ça va assez vite : ils sont trois, tous multi-instrumentistes, pour accompagner une chanteuse qui elle-même change d’outils régulièrement.

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Polly arrive en truc en plumes noires, qui rappelle forcément la métamorphose de Nina mais je sais pas si c’est fait exprès. Sur les premiers morceaux, elle porte une sorte de croisement de piano à queue, de harpe et de guitare, ou peut-être de cithare et d’accordéon, je sais pas. La main gauche fait des notes sur un clavier, la main droite bat juste au-dessus, et je pense que les cordes les plus longues n’ont pas été utilisées une seule fois, ou alors par sympathie. Apparemment, ça s’appelle une «  autoharpe  ».

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Très anglais, très sérieux, très bon aussi, Mick Harvey a joué un peu de basse et beaucoup de plein de choses, notamment de claviers.

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Sorte de Jean-Pierre Darroussin avec 20 cm en moins, John Parish, guitares et claviers et synthés magiques.

J’ai pas de photo potable de Jean-Marc Butty, batteur et percussionniste, désolé pour ça mais y’avait pas beaucoup de lumière et déjà, là, on parle de compact à 3200 ISO ! Oo

Y’a une chose que je reconnais volontiers à Polly — que je connaissais pas y’a un an — : elle ose. Musicalement, elle change de style d’album en album et de morceau en morceau ; en concert, après deux morceaux d’ouverture, au moment où le public se réchauffe, elle ose balancer All & Everyone, morceau doux, en plus dans une orchestration assez nue qui met bien en valeur l’ouverture « death was everywhere ». Ça casse un peu l’ambiance, les dépressifs partent se tirer une balle, mais bon sang, que c’est bon, quand même, ce genre de petite surprise !

Autre source d’étonnement : la voix. J’ai entendu pas mal d’artistes jouer la sécurité en concert, en descendant d’un ton certains passages ou en tapant pas trop dans leurs cordes vocales. PJ, non : elle chante comme en studio, quitte à s’arracher ponctuellement sur les passages aigus mais pas assez pour passer en voix de tête. Un petit côté Janis, même, par moments — j’ai déjà connu de pires insultes.

Et puis, il y a un vrai effort de complexité musicale, malgré la légèreté de l’orchestre (ils sont sacrément bons, mais ils sont quand même que quatre). Bien sûr, c’est plus homogène que sur les albums, où elle saute allègrement du pop-rock mollasson au blues en passant par des trucs à la limite du classique et d’autres simples et allégés à la Tiersen. Le concert est plus pop-rock, même s’il y a un passage un peu plus hard et des moments où l’autoharpe et le chant prennent des tours limite celtique (avec notamment un morceau où Mick Harvey est au premier chant, très irlandais dans l’âme).

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Les changements réguliers d’instruments des quatre protagonistes n’y est bien entendu pas étranger, ainsi que l’apport d’un clavier à ordinateur, vous savez, un truc qui passe n’importe quel son pré-enregistré, souvent utilisé pour masquer une faiblesse d’orchestration mais ici outil à part entière du montage musical.

Un reproche tout de même ? Oui, ça se trouve : Polly est seule.

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Elle s’installe dos à ses musiciens, ne les regarde que très ponctuellement pour quelques lancements, et chacun fait un peu son morceau dans son coin, sans vraie communication, sans jeu de scène. On est très, très loin de Keith et Ronnie jouant aux cancres ou de Balavoine se plaçant face à son guitariste et mimant son solo façon miroir ; on est même loin des simples coups d’yeux échangés entre Renaud, Titi et Lanty pendant la tournée Une guitare, un piano et Renaud.

Avec son public, PJ n’est guère plus communicative. Un « merci beaucoup » de temps en temps, la présentation des zicos au début du « rappel », et c’est marre. Seul moment de vraie communication : quand elle s’arrête brutalement après quatre mesures d’un morceau (je sais plus lequel, désolé), se retourne vers les autres et lâche « I’m detuned », avant de commencer à bricoler sa gratte en reprenant à l’adresse du public : « I was tuned for another song, I must re-tune it… Sorry about that ».

Là, c’est naturel, souriant et spontané : PJ n’est pas une autiste publicophobe façon Thom Yorke, c’est juste pas une causeuse et c’est pas son truc de chercher le contact.

L’autre truc un peu énervant, bien sûr, c’est de payer 56 € la place, quand on peut voir Tryo, Zazie, Lavilliers et Noah pour 18 € ou Matthieu Chedid, ses musiciens et son pyrotechnicien pour un énorme show à l’Américaine pour 40 €. Bien sûr, l’acoustique de l’Olympia n’a rien à voir avec celle du Zenith, bien sûr, l’ingé son ne s’est pas senti obligé de faire trop fort et on peut vraiment savourer les différents instruments sans se percer les tympans, mais c’est un peu cher quand même…

Reste une conclusion super marrante : après deux morceaux en « rappel » programmé, Polly lance le troisième morceau par un « this is gonna be our last song, goodbye everyone ». Trois minutes plus tard, fin du morceau, les Anglais à ma gauche se barrent, pas un Français ne bouge. Symptomatique du niveau linguistique hexagonal, sans doute…

Ah, et le petit détail amusant, c’est ma voisine, qui photographiait avec un Sony HX5V, en manuel sans flash (oui, ça fait beaucoup de qualités d’un coup, et en plus elle était jolie !), et qui m’explique en être très contente, parce que si elle met la molette là, il fait la moyenne de plusieurs photos et ça donne un résultat nickel même quand y’a pas de lumière, et il permet de faire des photos de concert alors qu’avant elle avait un Pentax inutilisable dans ces conditions.

25 février 2011

Le dialogue du jour

herisson26 à 18:20 — Filed under: Insolite,La minute geek,La pensée du jour,MusiquePas de commentaire

Ça date un peu, mais j’y ai repensé tout à l’heure :

― Les Doors, j’aime bien la voix, la guitare, la batterie, tout ça, mais j’ai vraiment du mal avec les synthés, trop kitsch…
― En fait, t’aimes les Doors, c’est Manzarek que t’aimes pas…
― Ah mais si, j’aime beaucoup sa main gauche.

Y’a des fois, je me dis que mes potes et moi, on a des conversations un peu crypto-geekesques… Oo

C’était la pensée absurde mais en fait non du jour.

17 décembre 2009

Hallelujah

herisson26 à 10:07 — Filed under: Air du temps,Musique,PhotoUn commentaire

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Enfin un peu de beau temps dans ce pays !

(Pour changer, je vous la mets par Jeff, il se démerde pas trop mal pour chanter du Leonard.)

22 novembre 2009

Ultimatum climatique

herisson26 à 23:29 — Filed under: Envoyé spécial,Musique3 commentaires

concert de Tryo, Zazie, Lavilliers et Noah, 2009, ****

Bon, je sors juste du Zénith, ousque les gens sus-nommés avaient le bon goût de chanter pour rappeler aux gens que Andersen a vécu à Copenhague et que si on veut que Sarkozy lui arrive à la cheville quand il s’y pointera début décembre, il faut envoyer des coussins.

Donc, concert annoncé à 16 h, début de la présentation à… 16 h 02. Comme quoi, c’est possible d’être raisonnablement à l’heure, même à Paris ; je suggèrerais volontiers à mes confrères de s’en inspirer.

La présentation est assurée par Karl Zéro, animateur télé énervant de son état, converti pour l’occasion en vendeur de frites bons sentiments énervant. Passons, sa prestation a duré dix minutes au total et c’est pas ça qu’on était venu entendre.

Donc, quatre signatures étaient présentes : Tryo, groupe de reggae-folk français écolo, Zazie, rockeuse électronique inclassable et caractérielle, Bernard Lavilliers, boxeur bâti comme un docker et musicien du monde, et pour finir Yannick Noah, tennisman humoriste reconverti dans le reggae.

L’ordre était plutôt bien choisi. Enfin, si j’avais su, je me serais peut-être pointé à la bourre (meuh non, j’ai jamais dit que Tryo, c’était pas bien, c’est juste que trois quarts d’heure d’affilée, c’est beaucoup pour moi). Mais en fait, ça commençait cool avec un reggae molasson, avant le débarquement des poids lourds.

Zazie, j’avoue : j’aime bien. Je lui reconnais au moins l’immense qualité de ne jamais s’être laissé enfermer dans un style, ce qui fait que, fan de Made in love, je fais une allergie totale à Rodéo, mais qu’au moins j’ai pas une impression de répétition comme avec Tryo. Sur scène, c’est bien sympa comme les autres, un peu d’humour, une citation qui me restera (« Vous savez, y’a des endroits où on va et on a l’impression d’être récupérés, “Zazie est une chanteuse de gauche”, “Zazie est une chanteuse de droite”… Oui, c’est plus rare. »). Un peu plus posée et calmée qu’au temps de Made in live, pourtant.

Entracte de vingt minutes, puis Lavilliers nous explique que la musique est un cri, tout ça. Le vieux a encore une pêche et une présence impressionnantes. Du coup, son technicien du son se sent pas obligé de pousser la musique, et comme Nanard n’a pas peur de laisser une seconde de silence à la fin d’une phrase, ben on peut l’écouter sans bouchons d’oreilles sans pulvériser ses tympans et c’est quand même plus confortable. Oui, c’est un message aux autres : j’aime bien les concerts avec les bouchons, mais j’aime encore mieux sans. Sinon, lui aussi change un peu de style à chaque morceau, et c’est vraiment un sacré bonheur de le voir et de l’entendre.

Derrière, Noah a enchaîné quasi sans interlude. Un bon reggae-rock mâtiné de chanson française, et là encore un vrai show sur scène, déjanté, enthousiaste, sautillant et suant comme aux plus belles heures de Roland Garros.

In fine, je garde un super souvenir de Yannick, mais c’est quand même Nanard qui m’a le plus impressionné. Je suis pas le seul, d’ailleurs, y’avait un trio de nanas d’une vingtaine d’années juste devant moi, totalement hystériques à son arrivée, qui se sont royalement endormies à l’arrivée de Noah — au contraire des gamines de derrière, dont la benjamine d’une douzaine d’années a failli me flanquer une baffe en tendant les bras sur Aux arbres citoyens et se serait fait engueuler par sa sœur si celle-ci n’avait pas elle-même été occupée à hurler une sorte de larsen deux octaves au-dessus de tout le monde.

Et pis bon, dans la fosse, y’avait des gens qui souriaient, j’avais pas vu ça depuis mon éphémère retour dans la cambrousse en juin — bon, même pas vrai, y’a aussi une Lisboète qui m’a souri début juillet — et rien que pour ça, ça valait le coup d’y aller. Je note toutefois pour la prochaine fois que même si le règlement de la salle interdit les prises de vues, j’embarque au moins un gros compact, parce que j’étais à peu près le seul à photographier personne. O_o

En revanche, j’aimerais pas être à la place du régulateur de la ligne 5, qui a vu environ 5000 personnes se ruer sur la station Porte de Pantin après le final du concert. Sachant qu’une MF67 contient 400 personnes et qu’il y a déjà des passagers qui circulent ordinairement sur la 5 le dimanche à 20 h 30… Perso, j’ai tiré en Vélib’ jusqu’à la ligne 2 et je le regrette pas.

9 octobre 2009

Journée de merde

herisson26 à 10:52 — Filed under: Air du temps,MusiqueUn commentaire

Bon, je sens que la journée va être pénible…

pas-calvin

24 septembre 2009

Amen

herisson26 à 20:15 — Filed under: Musique2 commentaires

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